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www.presssagrun.com

La SOLIDARITE : l'entraide ou la solitude ? ....

29 Mai 2009, 14:59pm

Publié par pressagrun

La solidarité par l'entraide:
vu par Mallica
Article Ă  venir ...





LA SOLIDARITE


Dans la vie, il est essentiel d'ĂȘtre solidaire.

Mais malheureusement ce n'est pas toujours tres courant...

La vie est si dure ces derniers temps que l'on oublie souvent d'ĂȘtre auprĂšs des autres....

Il y a un mal pour un bien.

Avec la difficulte d'autres liens de solidarite se créent.

Les gens s'entraident avec la crise (troc, echanges de services divers par une association comme le: SEL),
ils s'entraident lors de tempĂȘtes. La solidarite n'est jamais loin....mais avec plus de distance (gĂ©ographique, affective etc...)


A notre Ă©poque se cotoient solidaritĂ© et chacun pour soi. Ce dernier restant tout de mĂȘme la caractĂ©ristique dominante.

Par exemple Ă  l'heure de la fĂȘte des voisins (26 mai 09), beaucoup l'ont-ils fĂȘtĂ©e?

j'ai lu dans le journal que d'apres un sondage, les liens entre voisins se fragilisent avec la crise.

D'oĂč sans doute le fait de mettre en place des rencontres "officielles" entre eux.

L'individualisme prime avant tout!
 MĂȘme si le crĂ©ateur de "la fete des voisins" ( Mr Anatase Perifan) pense  que la solidirate entre voisins Ă  un bel avenir devant elle!

 Moi je suis sceptique pour le moment, car ce que j'entends autour de moi n'est pas trĂšs rose.

OĂč est la solidarite?
Dans des "ĂȘtre ensemble" obligatoires ?

Souvent, au fond de moi je suis pleine d'espoir.
On est tombĂ© si bas dans la solidaritĂ© spontannĂ©e, que les choses ne peuvent qu'aller mieux!
 
Les gens auront dans un futur proche, Ă  nouveau besoin de liens humains solidaires et conviviaux!

 La solitude gĂ©nĂ©rale ne va pas pĂ©rĂ©niser.

Les gens rĂȘvent Ă  nouveau d'une Ă©poque comme les "seventies"!!!

"Love and peace".

Moi, c'est mon reve le plus fou.........




Mallica (28 ans)

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La SOLIDARITE: et moi, et moi et moi ...

29 Mai 2009, 14:56pm

Publié par pressagrun

MA solidarité ...





SOLIDARITE


c'est de la dependance mutuelle entre les hommes-

la solidarite est en ce sens un "fait naturel", liée à la vie en société.

Elle peut ĂȘtre aussi une "vertu", un sentiment qui pousse les hommes Ă  s'accorder une assistance mutuelle.c'est cette solidarite "active" qui fait que les uns ne peuvent ĂȘtre heureux que si les autres le sont aussi.

Qu'un homme ne peut se sentir libre que si tous les hommes du monde sont libres.

A ce niveau, la solidarite n'est plus un fait social, mais une valeur morale.


Extrait du dictionnaire "Larousse" de la Philosophie (1984)


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La SOLIDARITE vue par la littérature ...

29 Mai 2009, 14:49pm

Publié par pressagrun

Prix Solidarité Prix Littéraires

 Prix SolidaritĂ©



C’est pour distinguer et rĂ©compenser la diffusion des valeurs de l’humanisme que le Groupe Harmonie crĂ©e, Ă  partir de 2004,
le Prix Solidarité.

 Ce prix est attribuĂ© en novembre Ă  un roman publiĂ© l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
 Il a pour ambition de promouvoir une littĂ©rature qui met en valeur :
-la solidarité,
-la dignité,
-la générosité,
-la tolérance, et
- le respect de la personne humaine.



***  
Delphine de Vigan  
No et moi
(Jean-Claude LattĂšs)


2009

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La SOLIDARITE: en poésie ...

29 Mai 2009, 14:42pm

Publié par pressagrun

 

Titre : Solidarité
Date de publication : 22/01/2007




 

Je l'ai vu dans le soir
Avec son teint blafard
Et son regard hagard.

Seul il Ă©tait perdu
Son coeur Ă©tait tout nu
Sans que nul ne le su.

Solitaire entouré
Personne ne le voyait
Et pourtant il souffrait.

Sans que nul ne le voit
Ni se demande pourquoi
Son visage Ă©tait froid.

Je lui ai pris la main.
Sur son visage soudain
Naissait comme un matin.


Auteur :
 
www.alazais.net

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La SOLIDARITE: philosophique ... ment ...

29 Mai 2009, 14:16pm

Publié par pressagrun

La solidarité:
vue par :

Aristote... entre autre ...


La solidarité humaine



"L'homme est un animal civique."
Aristote



L'animal civique



Les philosophes grecs de l'AntiquitĂ©, notamment Platon et Aristote, de mĂȘme que les philosophes mĂ©diĂ©vaux dans leur ensemble, ont soutenu cette grande idĂ©e: l'homme est par nature un animal civique.
Pour eux, l'homme n'est et ne devient vraiment lui-mĂȘme que dans la CitĂ©, c'est-Ă -dire dans la sociĂ©tĂ© civile et politique. Il est donc fait par et pour la vie sociale.

Comme l'a écrit Aristote, "la Cité est dans le voeu de la nature". On trouve des échos de cette pensée, par exemple,
chez Spinoza ("les hommes ont de l'état civil un appétit naturel"),
chez Leibniz ("la philanthropie est naturelle Ă  l'homme") ou encore
 chez Hegel ("l'homme se trouve chez soi dans la CitĂ©, comme la partie dans le tout"). En ce sens, la communautĂ© est pour les hommes le creuset naturel de leur humanisation.
 On est loin, ici, de la vision d'un Ă©tat de nature oĂč, selon la formule de Hobbes, "l'homme est un loup pour l'homme": ainsi compris, l'homme est par nature un ĂȘtre isolĂ©, en compĂ©tition pour ne pas dire en guerre avec les autres (Hobbes dit que c'est "la guerre de tous contre tous"); et si les hommes acceptent alors la vie en sociĂ©tĂ©, c'est par crainte d'autrui et pour rĂ©duire la menace qu'il constitue; c'est aussi par pur utilitarisme et pour assurer leur survie.
On peut penser qu'une telle vision est au fondement de l'éthique du "chacun pour soi", de la compétition effrénée et de la loi du plus fort, toutes valeurs dominantes des sociétés étroitement libérales. Le décor est, pour ainsi dire, à l'envers. L'étoffe de l'homme est vue du mauvais cÎté.


Avec la vision d'un homme par nature animal social, apparaĂźt l'endroit de cette Ă©toffe humaine, oĂč se rĂ©vĂšle la vĂ©ritable essence de l'homme: un ĂȘtre, Ă  sa racine mĂȘme, relationnel, social et civique.
Les penseurs qui ont développé ce regard sur l'homme nous ramÚnent ultimement à trois exigences de la vie humaine qui appellent, à leur tour, trois dispositions fondamentales de ce qu'on peut appeler la citoyenneté et qui montrent que la Cité est dans le voeu de la nature.


PremiĂšrement:

la satisfaction des besoins fondamentaux pour la survie demande une aptitude fonciĂšre Ă  la coopĂ©ration entre les hommes. Platon affirmait dĂ©jĂ  que la CitĂ© naĂźt des besoins et que la division du travail est nĂ©cessaire, si l'on entend les satisfaire. Ainsi, pour lui, la CitĂ© parfaite rĂ©alise l'unitĂ© d'un corps social oĂč chacun, avec sa fonction propre, est harmonieusement intĂ©grĂ©, comme une partie dans un tout. La CitĂ© juste est un modĂšle de la diversitĂ© des capacitĂ©s et des fonctions organisĂ©e en une belle totalitĂ©. Aristote rappelle, Ă  son tour, qu'aucun membre de la CitĂ© ne peut se suffire Ă  lui-mĂȘme et qu'il y a, pour autant, en chacun un besoin naturel des autres, Ă©voquant lui aussi la place des parties dans un tout organique. Selon cette premiĂšre exigence, la vie en sociĂ©tĂ© repose sur un droit naturel.
On retrouve cette pensĂ©e, qui a traversĂ© le Moyen-Âge, chez Spinoza, par exemple, qui affirme que l'homme est un animal social, car la rĂ©ponse Ă  ses besoins requiert secours mutuel, concorde et entraide; Spinoza ajoute que, pour la survie de chacun, il faut s'accorder de façon que les Ăąmes et les corps composent une seule Ăąme et un seul corps.


DeuxiĂšmement:

le dĂ©veloppement et le bonheur de chacun requiĂšrent une assistance mutuelle, dĂ©terminante et mĂȘme essentielle.
Platon et Aristote affirmaient dĂ©jĂ  qu'aucun individu ne pouvait atteindre au bonheur dans l'isolement, ce qui indique bien que, de ce point de vue Ă©galement, la sociĂ©tĂ© est un Ă©tat de nature. Leibniz avançait, lui aussi, que l'inclination Ă  s'approcher du bonheur grĂące Ă  l'assistance mutuelle Ă©tait au fondement mĂȘme des sociĂ©tĂ©s et que, finalement, les hommes vivent en sociĂ©tĂ© essentiellement pour coopĂ©rer les uns les autres Ă  leur bonheur. Spinoza Ă©crivait, pour sa part, que ce n'est que dans la CitĂ© que l'homme peut ĂȘtre libre et raisonnable et que c'est avec autrui qu'on peut jouir du souverain bien. Hegel, enfin, montrait que l'homme qui vit dans une CitĂ© qui est une vĂ©ritable totalitĂ© vivante (Ă  la maniĂšre de la CitĂ© grecque antique) se retrouve "chez soi", c'est-Ă -dire se rĂ©alise dans sa propre libertĂ©. Ainsi, peut-on affirmer en se rĂ©fĂ©rant Ă  la tradition de pensĂ©e la plus classique que la sociĂ©tĂ© est pour l'homme l'Ă©tat de nature, non seulement dans l'optique de la satisfaction de ses besoins et de sa survie, mais Ă©galement dans la perspective de son dĂ©veloppement et de son bonheur.


TroisiĂšmement:

 l'inclination profonde de chacun Ă  aller au meilleur et Ă  s'Ă©lever au plus haut ne peut se rĂ©aliser sans l'existence, au sein d'une sociĂ©tĂ©, de la volontĂ© collective de se rĂ©fĂ©rer Ă  la raison universelle et de partager ensemble les idĂ©es et valeurs qui l'expriment(Leibniz). L'homme en tant qu'animal civique trouve ici sa justification Ă©thique la plus radicale.
 Si Platon a prĂŽnĂ© l'idĂ©al d'une CitĂ© gouvernĂ©e par un philosophe (c'est-Ă -dire un ami de la sagesse ou de la raison), c'est prĂ©cisĂ©ment parce qu'il croyait que la sociĂ©tĂ© qui pouvait permettre Ă  l'homme d'actualiser son inclination vers le meilleur devait ĂȘtre fondĂ©e sur l'adhĂ©sion aux idĂ©es et valeurs universelles, dont au premier titre la justice elle-mĂȘme.
Les Stoïciens ont aussi appelé les hommes à prendre conscience qu'ils devaient se réaliser comme citoyens du monde, étant tous participants de la raison universelle. Cette pensée trouve des échos, par exemple,
 chez Thomas d'Aquin et ses disciples, dans une profonde rĂ©flexion sur le bien commun liĂ© Ă  l'accomplissement des personnes;
chez Spinoza, qui affirme que la CitĂ© maĂźtresse d'elle-mĂȘme est gouvernĂ©e par la raison universelle, source de la vĂ©ritable libertĂ©;
chez Hegel, pour qui la volontĂ© gĂ©nĂ©rale au sein d'une communautĂ© a pour objet une grande idĂ©e universelle, qui ne constitue en rien l'addition des volontĂ©s ou intĂ©rĂȘts individuels, mais qui permet Ă  chacun de se rĂ©aliser en tant qu'ĂȘtre libre.

En somme, ce qui permet à chaque homme de cheminer vers le meilleur et de vivre une vie à la mesure de son humanité, c'est une Cité fondée sur la raison universelle, dans laquelle les citoyens partagent des idées et valeurs, telles la justice, l'assistance mutuelle, la coopération, la fraternité et la liberté qui en découle pour chacun.

La vie communautaire établie sur une telle éthique universelle permet à l'homme de réaliser sa plus grande liberté. C'est pourquoi il est dans l'état de nature de l'homme de vouloir faire exister cette Cité édifiée sur la raison et sur les valeurs qui s'y rattachent.

Comme le disait Aristote, une telle Cité est dans le voeu de la nature; et dans une société ainsi enracinée dans la raison universelle, "l'homme est un dieu pour l'homme", comme l'a dit Spinoza, et non pas un loup sauvage et menaçant, comme l'affirmait Hobbes.

Cette société, comme la Cité de PériclÚs, est la patrie de l'homme, animal civique.
 
L'individualisme, l'isolement, la compétition sauvage et
"la guerre de tous contre tous" témoignent de
l'exil de l'homme hors de son univers naturel et l'empĂȘchent mĂȘme de rĂ©aliser son

"inclination profonde Ă  aller au meilleur". 

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La SOLIDARITE : définition

26 Mai 2009, 15:24pm

Publié par pressagrun

Une définition de la solidarité...





cf:"Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique


Solidarité


"Un pour tous, tous pour un."


  • Le 04 aout:
    - anniversaire de l'abolition des privilĂšges en France.
    - mort de ma grand-mĂšre mternelle
    - naissance de mon plus jeune fils.

Etymologie :

du latin "solidus", entier, consistant, lien unissant entre eux les débiteurs d'une somme.

La solidarité est le sentiment de responsabilité et de dépendance réciproque au sein d'un groupe de personnes qui sont moralement obligées les unes par rapport aux autres.
Ainsi les problĂšmes rencontrĂ©s par l'un ou plusieurs de ses membres concernent l'ensemble du groupe. La solidaritĂ© conduit l'homme Ă  se comporter comme s'il Ă©tait directement confrontĂ© au problĂšme des autres, sans quoi, c'est l'avenir du groupe (donc le sien) qui pourrait ĂȘtre compromis.

En matiĂšre juridique (ce qui est l'origine premiĂšre du mot solidaire), lorsque la solidaritĂ© est prononcĂ©e, notamment pour des crĂ©ances, chacun des membres du groupe est engagĂ©, en termes de dette et de responsabilitĂ©, pour la totalitĂ©. La dette ne peut alors ĂȘtre divisĂ©e et rĂ©partie entre les individus.

La solidaritĂ© humaine est un lien fraternel et une valeur sociale importante qui unissent le destin de tous les hommes les uns aux autres. C'est une dĂ©marche humaniste qui fait prendre conscience que tous les hommes appartiennent Ă  la mĂȘme communautĂ© d'intĂ©rĂȘt.

La solidaritĂ© doit ĂȘtre distinguĂ©e de l'altruisme qui conduit Ă  aider son prochain, par simple engagement moral, sans qu'il y ait nĂ©cessitĂ© de rĂ©ciprocitĂ©, ainsi que de la coopĂ©ration oĂč chacun travaille dans un esprit d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral pour l'ensemble.


Emile Durkheim (1858-1917), sociologue français, a montré que la solidarité pouvait prendre des formes différentes :
  • solidaritĂ© fondĂ©e sur la similaritĂ© des individus dans les sociĂ©tĂ©s traditionnelles Ă  forte conscience collective,
  • solidaritĂ© liĂ©e aux interdĂ©pendances dans les sociĂ©tĂ©s modernes en raison de la division du travail et l'individualisme.
Le sociologue fait de la solidarité une attitude primitivement sociale et non le résultat de l'action morale individuelle.


Exemple d'organisations basées sur la valeur positive de solidarité :
  • - les syndicats,
  • - les organisations non gouvernementales (ONG),
  • - les mutuelles de santĂ© ou d'assurance,
  • - de nombreuses associations,
  • - des partis politiques,
  • - des institutions publiques.


Votre définition ?

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Cour des droits de l'homme, chambre de jugement : affaire contre la Turquie ...

26 Mai 2009, 15:13pm

Publié par pressagrun

 

Communiqué de presse du Greffier





ArrĂȘt de Chambre Ünal Akpinar Ä°nƟaat Ä°malat Sanayi Ve Ticaret S.A. et Akpinar Yapi Sanayi S.A. c. Turquie

 

Strasbourg, 26.05.2009

- La Cour europĂ©enne des droits de l’homme a communiquĂ© aujourd’hui par Ă©crit son arrĂȘt de chambre
1 dans l’affaire Ünal Akpinar Ä°nƟaat Ä°malat Sanayi Ve Ticaret S.A. et Akpinar Yapi Sanayi S.A. c. Turquie (requĂȘte no 41246/98) concernant un litige entre les sociĂ©tĂ©s requĂ©rantes et la Direction gĂ©nĂ©rale des eaux dans le cadre de la construction d’un aqueduc.

 

La Cour conclut, Ă  l’unanimitĂ©, Ă  la violation de l’article 1 du Protocole no 1 (protection de la propriĂ©tĂ©) Ă  la Convention europĂ©enne des droits de l’homme et dit qu’il n’y pas lieu d’examiner sĂ©parĂ©ment les griefs tirĂ©s de l’article 6 Â§ 1 (droit Ă  un procĂšs Ă©quitable dans un dĂ©lai raisonnable) de la Convention.

 

Elle dit par ailleurs que la question de l’application de l’article 41 (satisfaction Ă©quitable) de la Convention ne se trouve pas en Ă©tat et la rĂ©serve. (L’arrĂȘt n’existe qu’en français.)

 

1.  Principaux faits

 

Ünal Akpınar Ä°nƟaat Ä°malat Sanayi ve Ticaret S.A. et Akpınar Yapı Sanayi S.A. sont deux sociĂ©tĂ©s anonymes de droit turc.

 

En juillet 1981, la Direction gĂ©nĂ©rale des eaux, entitĂ© administrative dĂ©pendant du MinistĂšre de l’Énergie et des Ressources naturelles (« l’administration Â»), lança un appel d’offres public pour la construction du grand aqueduc de ƞanlıurfa (Turquie), dans le cadre du projet de dĂ©veloppement Ă©conomique de l’Anatolie du Sud-Est (GAP – GĂŒneydoğu Anadolu Kalkınma Projesi). Un contrat fut alors conclu entre l’administration et les sociĂ©tĂ©s requĂ©rantes.

 

Quelques annĂ©es aprĂšs, les sociĂ©tĂ©s interrompirent les travaux, au motif que les termes du marchĂ© ne rĂ©pondaient plus aux fluctuations Ă©conomiques imprĂ©visibles survenues dans l’intervalle. Dans le cadre d’une action en recouvrement de crĂ©ances et en dommages-intĂ©rĂȘts engagĂ©e contre l’administration, les juridictions turques adoptĂšrent des dispositions octroyant plusieurs sommes aux deux sociĂ©tĂ©s, avant de rendre un jugement final le 30 dĂ©cembre 2004.

 

2.  ProcĂ©dure et composition de la Cour

 

La requĂȘte a Ă©tĂ© introduite devant la Cour europĂ©enne des droits de l’homme le 4 mai 1998 et dĂ©clarĂ©e en partie recevable le 29 avril 2008.

 

L’arrĂȘt a Ă©tĂ© rendu par une chambre de sept juges composĂ©e de :

 

Françoise Tulkens (Belgique), présidente,
Ireneu
Cabral Barreto (Portugal),
Vladimiro
Zagrebelsky (Italie),
Danutė
Jočienė (Lituanie),
Dragoljub
Popović (Serbie),
AndrĂĄs
SajĂł (Hongrie),
IĆŸÄ±l
KarakaƟ (Turquie), juges,

ainsi que de Sally
Dollé, greffiÚre de section.

 

3.  RĂ©sumĂ© de l’arrĂȘt2

 

Griefs

 

La partie requĂ©rante soutenait que les dispositions de la dĂ©cision judiciaire lui allouant certaines sommes d’argent Ă©taient devenues dĂ©finitives Ă  des dates successives. Invoquant l’article 1 du Protocole no 1, elle allĂ©guait que l’administration a attendu la clĂŽture dĂ©finitive de la procĂ©dure pour lui verser une somme dĂ©risoire ne pouvant compenser les pertes causĂ©es par l’inflation et la fluctuation du change. Sur la base de l’article 6 Â§ 1 (droit Ă  un procĂšs Ă©quitable dans un dĂ©lai raisonnable), elle se plaignait Ă©galement de l’iniquitĂ© et de la durĂ©e excessive des procĂ©dures civiles qu’elle a dĂ» engager pour recouvrer ses crĂ©ances.

 

DĂ©cision de la Cour

 

Article 1 du Protocole no 1

 

La Cour note que la procĂ©dure en question s’est dĂ©finitivement soldĂ©e par un jugement du 30 dĂ©cembre 2004. En consĂ©quence, en janvier 2006, soit plus de 14 ans aprĂšs avoir Ă©tĂ© mise en demeure pour la premiĂšre fois, l’administration adjudicatrice a versĂ© Ă  la partie requĂ©rante, au titre de ses prĂ©tentions, la somme totale de 288 446,89 livres turques (TRY), soit environ 133 475 euros (EUR). Si ce dĂ©dommagement peut passer pour avoir revĂȘtu un caractĂšre adĂ©quat et ĂȘtre intervenu dans un dĂ©lai raisonnable s’agissant de cette derniĂšre somme, la Cour estime qu’il n’en va pas de mĂȘme en ce qui concerne les trois autres montants octroyĂ©s aux sociĂ©tĂ©s par le jugement final.

 

Elle relĂšve par ailleurs que les diffĂ©rents aspects du droit interne qui protĂ©geaient l’administration contre les procĂ©dures d’exĂ©cution forcĂ©e ou qui prĂ©voyaient des possibilitĂ©s exceptionnelles de remise en cause de points de dĂ©cisions de justice validĂ©s par la Cour de cassation sont inaptes Ă  justifier le manque de diligence montrĂ© en l’espĂšce par l’Etat turc dans l’exĂ©cution de ses obligations Ă  l’égard de la partie requĂ©rante, d’autant que, forte de ses prĂ©rogatives rĂ©galiennes, l’administration ne manquait pas de ressources pour assurer, le cas Ă©chĂ©ant, la rĂ©pĂ©tition de l’indu.

 

La Cour estime notamment que la partie requĂ©rante n’aurait pas dĂ» se voir obligĂ©e de recourir Ă  des procĂ©dures judiciaires ou administratives pour obtenir son dĂ», d’autant qu’elle risquait de pĂątir de retards dans ces procĂ©dures. Le caractĂšre adĂ©quat du dĂ©dommagement consenti a sensiblement diminuĂ© avec le retard accusĂ© dans le rĂšglement des crĂ©ances, et les sociĂ©tĂ©s se sont vues placĂ©es dans une situation d’incertitude, Ă©tant donnĂ© que les modalitĂ©s de paiement prĂ©vues faisaient abstraction d’élĂ©ments Ă©conomiques – dont notamment la dĂ©prĂ©ciation monĂ©taire en Turquie – qui ont eu pour consĂ©quence d’aggraver leur perte financiĂšre.

 

A cet Ă©gard, la Cour rappelle avoir dĂ©clarĂ© Ă  plusieurs reprises que le caractĂšre adĂ©quat d’un dĂ©dommagement se trouve diminuĂ© si son paiement fait abstraction d’élĂ©ments susceptibles d’en rĂ©duire la valeur. Certes, l’article 1 du Protocole no 1 ne saurait ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme obligeant les Etats Ă  prendre des mesures pour compenser les effets de l’inflation et maintenir la valeur des crĂ©ances ou d’autres actifs. La prĂ©sente affaire mĂ©ritait toutefois un traitement particulier, dans la mesure oĂč la dĂ©prĂ©ciation des crĂ©ances en jeu s’est trouvĂ©e fortement aggravĂ©e du fait que la partie requĂ©rante, exclue du bĂ©nĂ©fice immĂ©diat des dispositions dĂ©finitives du jugement rendu en sa faveur, s’est vue contrainte d’assumer des retards injustifiĂ©s de cinq ou sept ans pour recouvrer ses crĂ©ances, qui, au moment de leur rĂšglement, atteignaient Ă  peine un pour cent de la valeur qu’elle auraient dĂ» reprĂ©senter. Partant, il y a eu violation de l’article 1 du Protocole no 1.

 

Article 6 Â§ 1

 

La Cour estime qu’il n’y pas lieu d’examiner sĂ©parĂ©ment les griefs tirĂ©s de l’article 6 Â§ 1.

 

 

***

 

Les arrĂȘts de la Cour sont disponibles sur son site Internet
(
http://www.echr.coe.int).

 

Contacts pour la presse


Stefano
Piedimonte (téléphone : 00 33 (0)3 90 21 42 04)
Tracey Turner-Tretz (téléphone : 00 33 (0)3 88 41 35 30)
Paramy Chanthalangsy (téléphone : 00 33 (0)3 88 41 28 30)
Kristina Pencheva-Malinowski (téléphone: 00 33 (0)3 88 41 35 70)
Céline Menu-Lange (téléphone : 00 33 (0)3 90 21 58 77)

 

1 L’article 43 de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme prĂ©voit que, dans un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la date de l’arrĂȘt d’une chambre, toute partie Ă  l’affaire peut, dans des cas exceptionnels, demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre (17 membres) de la Cour. En pareille hypothĂšse, un collĂšge de cinq juges examine si l’affaire soulĂšve une question grave relative Ă  l’interprĂ©tation ou Ă  l’application de la Convention ou de ses protocoles ou encore une question grave de caractĂšre gĂ©nĂ©ral. Si tel est le cas, la Grande Chambre statue par un arrĂȘt dĂ©finitif. Si tel n’est pas le cas, le collĂšge rejette la demande et l’arrĂȘt devient dĂ©finitif. Autrement, les arrĂȘts de chambre deviennent dĂ©finitifs Ă  l’expiration dudit dĂ©lai de trois mois ou si les parties dĂ©clarent qu’elles ne demanderont pas le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre.

 

2 Rédigé par le greffe, ce résumé ne lie pas la Cour.

 

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Demandez_nous la Lune: festival des Arts de la Rue en Alsace...

22 Mai 2009, 14:27pm

Publié par pressagrun

Programme aprĂšs l'image


 
DEMANDEZ-NOUS LA LUNE !
Les 30 & 31 mai Ă  Meisenthal

Le week-end à la Halle revient en mai, s’il vous plaüt

Ce sera les 30 et 31 mai, nuit comprise
Si vous ĂȘtes dĂ©jĂ  venu, vous savez que vous pouvez nous demander la Lune.
Et si vous ne connaissez pas encore la Halle VerriĂšre de Meisenthal, risquez-vous Ă  entrer dans cette cathĂ©drale aux drĂŽles d’images

 
Venez vivre un week-end à la Halle, venez fureter, goûter, picorer, vous émerveiller, vous prélasser, 

Prenez le temps de vivre ce moment, en famille ou entre amis, à deux ou en aventurier solitaire, et avec les artistes présents sur place.
 
Il y aura Ă  regarder, Ă  Ă©couter, Ă  boire et Ă  manger, et mĂȘme Ă  se promener, le tout pour les petits comme pour les grands.
Et, au cƓur de la nuit, on pourra mĂȘme faire un petit somme dans la Halle 

 
 
AU PROGRAMME :

SAMEDI 30 MAI
16h00 :  ouverture des festivitĂ©s en « GoĂ»ter-Fanfare » avec
- JE PEUX PAS, J’AI PISCINE - Fanfare [Musique de rue / tout public]
16h15 :   prĂ©sentation d’ateliers de pratique artistique par des Ă©coles de la rĂ©gion ayant collaborĂ© avec le Cadhame avec
-  LES ENFANTS DE LA HALLE
16h30 : 
- LES COLPORTEURS - Cie En verre et contre tout [entresort / tout public]
17h30 : 
- JE PEUX PAS J’AI PISCINE - Fanfare [Musique de rue]
- COMPLÉMENTS D’OBJETS - Cie La Bande Passante [entresort / tout public]

18h15 : 
- LA HONTE DE LA FAMILLE - Cie Kiroul [thĂ©Ăątre d’objets et marionnettes / Ă  partir de 7 ans]
19h00 :      
- AMIN - Cie En verre et contre tout [entresort / tout public]
20h15 :  
- JE PEUX PAS J’AI PISCINE - Fanfare [Musique de rue]
- COMPLÉMENTS D’OBJETS - Cie La Bande Passante [entresort]
21h00 :
- LES FAUTIFS « COMMENT VA LA TERRE ? ELLE TOURNE
 » – Cie Kiroul [thĂ©Ăątre burlesque et manipulation d’ objets / tout public]
22h00 :
- CRISTAL FRONTIÈRE - Véronique Albert [Performance dansée / tout public]
- LES COLPORTEURS - Cie En verre et contre tout [entresort]
- COMPLÉMENTS D’OBJETS - Cie La Bande Passante [entresort]
22h45 :
- PAGE BLANCHE - Cie Luc Amoros [ThĂ©Ăątre d’images / tout public]
00h00 :
- AMIN - Cie En verre et contre tout [entresort]
00h15 :
- BAL-CONCERT - RINGO HOFFMANN SEXTET [jazz swing manouche / tout public]
- COMPLÉMENTS D’OBJETS- Cie La Bande Passante [entresort]
01h15 :
- LES COLPORTEURS - Cie En verre et contre tout [entresort]
01h30 :
- COMPLÉMENTS D’OBJETS - Cie La Bande Passante [entresort]
 
 
DIMANCHE 31 MAI
10h00 :
- PROMENADE CONTÉE EN FORÊT avec Matthieu EPP [conte / tout public]
11h30 :
- APÉRO FANFARE avec JE PEUX PAS, J’AI PISCINE [Musique de rue]
- AMIN - Cie En verre et contre tout [entresort]
11h45 :
- COMPLÉMENTS D’OBJETS - La Bande Passante [entresort]
13h30 :
- À PARTIR D’ICI, C’EST AILLEURS - Cie Rebonds d’Histoires [Conte et thĂ©Ăątre d’objets / Ă  partir de 12 ans]
14h00 :
- LES ENFANTS DE LA HALLE prĂ©sentation d’ateliers de pratique artistique par des Ă©coles de la rĂ©gion ayant collaborĂ© avec le Cadhame
14h15 :
- LE VOYAGE INTRAORDINAIRE - Cie Kiroul [Monologue / Ă  partir de 10 ans]
14h30 :
- LES COLPORTEURS - Cie En verre et contre tout [entresort]
15h15 :
- COMPLÉMENTS D’OBJETS - La Bande Passante [entresort]
- JE PEUX PAS J’AI PISCINE - Fanfare  [Musique de rue]
16h00 :
- VOYAGE EN BORDURE DU BORD DU BOUT DU MONDE - Cie Les Trois Points de Suspension [Conte philosophique et théùtre forain / tout public]
17h00 :
- AMIN - Cie En verre et contre tout [entresort]
17h15 :
- Jean Georges Tartar(e) [contes et déambulatoire]
- JE PEUX PAS, J’AI PISCINE - Fanfare [Musique de rue]
- COMPLÉMENTS D’OBJETS - La Bande Passante [entresort]
18h00 :
- LES FAUTIFS « COMMENT VA LA TERRE ? ELLE TOURNE
 » - Cie Kiroul [thĂ©Ăątre burlesque et manipulation d’objets]
19h15 :
- COMPLÉMENTS D’OBJETS - La Bande Passante [entresort]
- JE PEUX PAS, J’AI PISCINE - Fanfare [Musique de rue]
19h30 :
- LES COLPORTEURS - Cie En verre et contre tout [entresort]
20h00 :
- À PARTIR D’ICI, C’ EST AILLEURS - Cie Rebonds d’Histoires [Conte et thĂ©Ăątre d’objets]
 
À divers moments durant le festival :
- Jean Georges Tartar(e) [contes et déambulatoire / adultes]

Et pendant tout le week-end :
- VidĂ©o - TĂ©moignages : « si vous aviez Ă  demander la Lune
 ? »
et aussi
- Le MusĂ©e du verre et le Centre International d’Art Verrier (CIAV)
- Chemins de randonnée
etc


Les détails des spectacles sur www.halle-verriere.fr
 
INFORMATIONS PRATIQUES :

ÊTRE BÉNÉVOLE :
Pour ceux d’entre vous qui auraient envie de s’impliquer davantage dans ce festival, de vivre son atmosphĂšre en entier, de faire vivre son ambiance conviviale et dĂ©calĂ©e, vous pouvez rejoindre la joyeuse Ă©quipe des bĂ©nĂ©voles. Nous vous accueillerons avec grand plaisir, et les tĂąches sont aussi nombreuses que diversifiĂ©es : confection de gĂąteaux en amont du festival, service au bar, fabrication des tartines et autres victuailles, accueil du public, 

Que vous soyez disponible(s) quelques heures ou tout le week-end, n’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter : 03 87 96 82 91 ou cadhame@halle-verriere.fr
 
TARIFS :
Tous les spectacles sont gratuits !

RESTAURATION/HÉBERGEMENT :
Forfait soupe + petit dĂ©jeuner = 7 €
SupplĂ©ment matelas / transat = 5 €

RÈGLEMENT PAR CHÈQUE OU ESPÈCES À :
Association cadhame / Halle VerriĂšre / 57960 Meisenthal
Avant jeudi 28 mai et dans la limite des matelas / transats disponibles

DORMIR SUR PLACE :
PossibilitĂ© de passer la nuit du samedi au dimanche sur place, soit en louant un matelas ou un transat (nous fournissons uniquement ces derniers : n’oubliez pas votre couverture prĂ©fĂ©rĂ©e !), soit en organisant votre propre camping, Ă  l’intĂ©rieur ou Ă  l’extĂ©rieur de la Halle VerriĂšre : prĂ©voyez selon vos besoins, tentes, matelas, sacs de couchage


NOURRITURES TERRESTRES :

Soupes, tartines, etc

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Navette gratuite depuis la gare de Wingen sur Moder. Consultez les horaires et inscrivez-vous sur notre site Internet www.halle-verriere.fr. Retour le dim. 31 mai sur inscription auprĂšs du chauffeur.

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Chambre de jugements: cour européenne des Droits de l'Homme... Exemple d'affaire présentée à la cour (quand un jugement n'a pas donné satisfaction au niveau de la justice du pays). Ici:La Letto

22 Mai 2009, 14:11pm

Publié par pressagrun

 


Cour europĂ©enne des droits de l’homme

(Strasbourg: quartier européen)

RĂ©f:
402f09


Internet:


 www.echr.coe.int.eu

 

Communiqué de presse du Greffier


Audience de Grande Chambre - Kononov c. Lettonie

 

Strasbourg, 20.05.2009

 

- La Cour europĂ©enne des droits de l’homme tient ce mercredi 20 mai 2009 Ă  9 h 15 une audience de Grande Chambre dans l’affaire Kononov c. Lettonie (requĂȘte no 36376/04). L’affaire concerne la condamnation du requĂ©rant en Lettonie pour crimes de guerre pour des actes commis pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale.

 

Une retransmission de l’audience sera disponible à partir de 14 h 30 sur le site Internet de la Cour http://www.echr.coe.eu .

 

Résumé des faits

 

Vassili Kononov est nĂ© en Lettonie en 1923. Il fut citoyen letton jusqu’au 12 avril 2000, date Ă  laquelle il obtint la nationalitĂ© russe. En 1942, il fut mobilisĂ© comme soldat dans l’armĂ©e soviĂ©tique. En 1943, il fut parachutĂ© sur le territoire biĂ©lorusse (alors occupĂ© par l’Allemagne), prĂšs de la frontiĂšre avec la Lettonie, oĂč il devint membre d’un commando soviĂ©tique composĂ© de « partisans rouges Â».

 

D’aprĂšs les faits Ă©tablis par les juridictions lettonnes compĂ©tentes, le requĂ©rant dirigea, le 27 mai 1944, un commando de partisans rouges, portant des uniformes de soldats allemands, qui mena une action dans le village de Mazie Bati dont certains habitants Ă©taient soupçonnĂ©s d’avoir, auparavant, trahi et livrĂ© aux Allemands un autre groupe de partisans rouges. Les hommes du requĂ©rant firent irruption dans six maisons qu’ils fouillĂšrent. AprĂšs avoir trouvĂ©, dans chacune de ces maisons, des fusils et des grenades remis par l’administration militaire allemande, les partisans tuĂšrent les six chefs de famille concernĂ©s. Les partisans blessĂšrent Ă©galement deux femmes. Ensuite, ils mirent le feu Ă  deux maisons et quatre personnes encore vivantes pĂ©rirent dans les flammes. Au total, neuf villageois furent tuĂ©s : six hommes et trois femmes, dont une en fin de grossesse.

 

D’aprĂšs le requĂ©rant, toutes les victimes de l’attaque Ă©taient des collaborateurs qui avaient livrĂ© aux Allemands un groupe de douze partisans (dont deux femmes et un nourrisson), environ trois mois plus tĂŽt. Le requĂ©rant dĂ©clara que son peloton avait Ă©tĂ© chargĂ© de ramener les responsables aux fins de leur jugement. Il n’avait pas dirigĂ© l’opĂ©ration et n’était pas entrĂ© dans le village.

 

En janvier 1998, le centre de documentation sur les consĂ©quences du totalitarisme (Totalitārisma seku dokumentēơanas centrs) ouvrit une enquĂȘte pĂ©nale relative aux Ă©vĂ©nements du 27 mai 1944. D’aprĂšs le centre, le requĂ©rant pouvait avoir commis le crime visĂ© par l’article 68-3 de l’ancien code pĂ©nal. L’article 68-3 Ă©nonçait que les crimes de guerre Ă©taient punis de la rĂ©clusion Ă  perpĂ©tuitĂ© ou d’un emprisonnement de trois Ă  15 ans. L’article 6-1 autorisait l’application rĂ©troactive de la loi pĂ©nale aux crimes de guerre et l’article 45-1 prĂ©voyait l’imprescriptibilitĂ© de ces crimes.

 

Le 2 aoĂ»t 1998, le requĂ©rant fut mis en examen pour crimes de guerre et, le 10 octobre 1998, il fut placĂ© en dĂ©tention provisoire. Il plaida non coupable.

 

Le tribunal rĂ©gional de Riga reconnut le requĂ©rant coupable et le condamna Ă  une peine de six ans d’emprisonnement ferme. Ce jugement fut annulĂ© le 25 avril 2000, certaines questions Ă©tant restĂ©es en suspens, notamment celles de savoir si Mazie Bati s’était effectivement trouvĂ© en « territoire occupĂ© Â» et si le requĂ©rant et ses victimes pouvaient respectivement ĂȘtre qualifiĂ©s de « combattants Â» ou de « non-combattants Â». Le requĂ©rant fut libĂ©rĂ©.

 

Le 17 mai 2001, aprĂšs une autre instruction prĂ©liminaire, le parquet procĂ©da Ă  une nouvelle mise en examen du requĂ©rant en vertu de l’article 68-3.

 

Le 3 octobre 2003, le tribunal rĂ©gional de Latgale acquitta le requĂ©rant des charges de crimes de guerre, mais le dĂ©clara coupable de brigandage. Il accepta que la mort des six hommes de Mazie Bati pouvait passer pour nĂ©cessaire et justifiĂ©e par des considĂ©rations d’ordre militaire, mais estima que cette justification ne s’étendait ni au meurtre des trois femmes ni Ă  l’incendie des bĂątiments du village. Le requĂ©rant et ses hommes avaient commis un acte de brigandage et le requĂ©rant, en tant que chef du commando, Ă©tait responsable des actes du groupe. Cependant, le brigandage n’appartenant pas Ă  la catĂ©gorie des crimes imprescriptibles, le tribunal exonĂ©ra le requĂ©rant de la responsabilitĂ© pĂ©nale.

 

Le 30 avril 2004, la chambre des affaires pĂ©nales de la Cour suprĂȘme fit droit Ă  l’appel du parquet, annula le jugement, et dĂ©clara le requĂ©rant coupable de crimes de guerre au sens de l’article 68-3. Constatant que l’intĂ©ressĂ© Ă©tait ĂągĂ©, infirme et inoffensif, la chambre le condamna Ă  un an et huit mois d’emprisonnement ferme. Le requĂ©rant se pourvut vainement en cassation.

 

Grief

 

Le requĂ©rant soutient en particulier que les actions qui lui ont Ă©tĂ© reprochĂ©es ne constituaient pas, au moment oĂč elles ont Ă©tĂ© commises, des infractions d’aprĂšs le droit interne ou le droit international. Il dĂ©nonce une violation de l’article 7 § 1 (pas de peine sans loi) de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme.

 

Procédure

 

La requĂȘte a Ă©tĂ© introduite devant la Cour europĂ©enne des droits de l’homme le 27 aoĂ»t 2004.

 

Puisque le requĂ©rant est un citoyen russe, le Gouvernement russe a exercĂ© sont droit d’intervenir en tant que tiers intervenant en vertu de l’article 36 § 1 de la Convention. Le Gouvernement lituanien figure Ă©galement comme tiers intervenant, sa requĂȘte ayant Ă©tĂ© acceptĂ©e au titre des articles 36 § 1 de la Convention et 44 § 3 (a) du RĂšglement de la Cour.

 

Une audience s’est dĂ©roulĂ©e en public au Palais des droits de l’homme, Ă  Strasbourg, le 20 septembre 2007 et la chambre a dĂ©clarĂ© la requĂȘte partiellement recevable.

 

Par un arrĂȘt du 24 juillet 2008, la Cour conclut, par quatre voix contre trois, Ă  la violation de l’article 7. En application de l’article 41 (satisfaction Ă©quitable), par quatre voix contre trois, la Cour alloua au requĂ©rant 30 000 euros (EUR) pour prĂ©judice moral.

 

Le 26 janvier 2009 l’affaire a Ă©tĂ© renvoyĂ©e devant la Grande Chambre Ă  la demande du gouvernement.

 

Composition de la Cour

 

L’affaire sera examinĂ©e par la Grande Chambre, qui siĂ©gera dans la composition suivante :

 

Jean-Paul Costa (France), président,
Christos
Rozakis (GrĂšce),
Nicolas
Bratza (Royaume-Uni),
Peer
Lorenzen (Danemark),
Françoise
Tulkens (Belgique),
Josep
Casadevall (Andorre),
Ireneu
Cabral Barreto (Portugal),
Dean
Spielmann (Luxembourg),
Renate
Jaeger (Allemagne),
Sverre Erik
Jebens (NorvĂšge),
Dragoljub
Popović (Serbie),
PĂ€ivi
HirvelÀ (Finlande),
Ledi
Bianku (Albanie),
Zdravka
Kalaydjieva (Bulgarie),
Mihai
Poalelungi (Moldova),
NebojĆĄa
Vučinić (MontĂ©nĂ©gro), juges,
Alan Vaughan
Lowe (Lettonie), juges,
Mirjana
Lazarova Trajkovska (« l’ex-RĂ©publique yougoslave de MacĂ©doine Â»),
Vladimiro
Zagrebelsky (Italie),
Karel
Jungwiert (République TchÚque), juges suppléants,

ainsi que Michael
O’Boyle, greffier adjoint.

 

Représentants des parties

 

Gouvernement letton :

Inga Reine, agent,

Katrina InkuĆĄa, William Schabas, conseillers ;

 

Gouvernement russe (Tiers Intervenant):

Georgy Matyushkin, agent,

Nikolay Mikhaylov, Pavel Smirnov, conseillers;

 

RequĂ©rant : MikhaĂŻl IoffĂ©, conseil,

Marina Zakharina, Youri Larine, conseillers.

 

 

***

 

AprĂšs les dĂ©bats commenceront les dĂ©libĂ©rations de la Cour, qui se tiendront en chambre du conseil. L’arrĂȘt sera prononcĂ© ultĂ©rieurement1.

 

Contacts pour la presse

Stefano Piedimonte (téléphone : 00 33 (0)3 90 21 42 04)
Tracey Turner-Tretz (téléphone : 00 33 (0)3 88 41 35 30)
Paramy Chanthalangsy (téléphone : 00 33 (0)3 88 41 28 30)
Kristina Pencheva-Malinowski (téléphone: 00 33 (0)3 88 41 35 70)
Céline Menu-Lange (téléphone : 00 33 (0)3 90 21 58 77)

 

1 Rédigé par le greffe, ce résumé ne lie pas la Cour.

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Programme du Conseil de l'Europe du 18 au 24 mai 2009 (pour info. ou avis aux journalistes)...

19 Mai 2009, 16:09pm

Publié par pressagrun

 



18 - 24 mai 2009

 

 

Session spéciale du Parlement finlandais

 

18-19 mai, Helsinki (Finlande) - La PrĂ©sidente de la Finlande, Tarja Halonen et le PrĂ©sident de l’APCE, LluĂ­s Maria de Puig, participeront avec d'autres personnalitĂ©s Ă  une session spĂ©ciale du Parlement finlandais cĂ©lĂ©brant le 60e anniversaire du Conseil de l'Europe et le 20e anniversaire de l'adhĂ©sion de la Finlande Ă  l'Organisation. La Commission des questions Ă©conomiques et du dĂ©veloppement de l'APCE, qui se rĂ©unira le 18 mai, avant cette session, aura un Ă©change de vues avec le PrĂ©sident du Parlement finlandais sur les rĂ©ponses apportĂ©es Ă  la crise financiĂšre par son pays. Elle doit aussi approuver des rapports sur les institutions Ă©conomiques mondiales face aux dĂ©fis de la crise financiĂšre et sur le lobbying. Un sĂ©minaire sur la stratĂ©gie Ă©conomique paneuropĂ©enne pour la rĂ©gion de la mer Baltique organisĂ© par la commission aura lieu le lendemain et dĂ©butera par une allocution du Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen.

Projet d'ordre du jour (PDF)

Contact: UnitĂ© de communication de l’APCE (pace.com@coe.int, tĂ©l. +33 (0)3 88 41 31 93) Site de l’APCE

 

Audition sur la situation des Roms en Roumanie

 

18-19 mai, TĂąrgu Mures (Roumanie) - La Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’APCE organise, le 18 mai, une audition sur la situation des Roms en Roumanie Ă  laquelle participeront des reprĂ©sentants des Roms, des ONG et des fonctionnaires de l'Etat concernĂ©s par cette question. Une Ă©tude rĂ©cente de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne en rapport avec le sujet sera prĂ©sentĂ©e. Le lendemain, la commission devrait adopter un rapport intitulĂ© « Situation des droits de l'homme en Europe : la nĂ©cessitĂ© d'Ă©radiquer l'impunitĂ© Â», dont doit dĂ©battre l’AssemblĂ©e lors de sa prochaine session plĂ©niĂšre.

Projet d’ordre du jour (PDF)

Contact: UnitĂ© de communication de l’APCE (pace.com@coe.int ; tĂ©l. + 33 (0)3 88 41 31 93) Site de l’APCE

 

Et aussi


 

18-19/05/2009, Vienne (Autriche) – A l'invitation du MinistĂšre fĂ©dĂ©ral des affaires europĂ©ennes et internationales, les reprĂ©sentants de la Commission de Venise participeront Ă  un sĂ©minaire sur le vote Ă©lectronique. Les participants sont invitĂ©s Ă  avoir un Ă©change de vues sur les problĂšmes de vote Ă©lectronique depuis l'Ă©tranger dans les pays europĂ©ens et sur les aspects pratiques liĂ©s Ă  l'observation de ce type de scrutin.

(Site de la Commission de Venise)

 

19/05 – Publication du rapport du ComitĂ© pour la PrĂ©vention de la Torture (CPT) sur sa visite en Ukraine en dĂ©cembre 2007. (Site du CPT)

 

19/05, Strasbourg – La Cour europĂ©enne des droits de l’homme rendra 3 arrĂȘts de chambre concernant la Pologne et la Serbie.

Contact: UnitĂ© de communication de la CEDH (press@echr.coe.int ; tĂ©l. +33 (0)3 88 41 33 37) Site de la CEDH

 

19/05, Strasbourg - Des lycéens strasbourgeois de classe terminale débattront des questions éthiques soulevées par les tests génétiques avec des personnes travaillant dans différents domaines et impliquées dans la réflexion sur la bioéthique dans le cadre des Etats généraux de la Bioéthique. Les journalistes sont également invités à prendre part à cette discussion.

Contact: Can Fisek (can.fisek@coe.int ; tél. +33 (0)3 88 41 30 41)

 

20/05, Paris (France) – La Commission de la culture, de la science et de l'Ă©ducation de l’APCE aura un Ă©change de vues sur les langues gravement menacĂ©es avec un reprĂ©sentant de l'Unesco et un fonctionnaire du Conseil de l'Europe en poste au secrĂ©tariat de la Charte europĂ©enne des langues rĂ©gionales ou minoritaires. La commission examinera aussi les activitĂ©s de l’OCDE avec de hauts reprĂ©sentants de cette organisation.

Projet d’ordre du jour (PDF)

Contact: UnitĂ© de communication de l’APCE (pace.com@coe.int ; tĂ©l. +33 (0)3 88 41 31 93) Site de l’APCE

 

20/05, Strasbourg – La Cour europĂ©enne des droits de l’homme tiendra une audience de Grande Chambre dans l’affaire Kononov c. Lettonie, Ă  9h15.

(Contact : UnitĂ© de communication de la CEDH (press@echr.coe.int ; tĂ©l. +33 (0)3 88 41 33 37) Site de la CEDH

 

20-24/05, Lisbon – Lancement de la campagne contre la discrimination dans le cadre de la « semaine de la diversitĂ© Â»

Contact : Francisco Empis (Francisco.Empis@coe.int ; tél. +33 (0)3 90 21 43 92)

 

21-24/05, Varsovie – Le Conseil de l’Europe est l’invitĂ© d’honneur de la Foire internationale du Livre

Contact : Francisco Empis (Francisco.Empis@coe.int ; tél. +33 (0)3 90 21 43 92)

 

Pour de plus amples informations sur ces manifestations ou sur tout autre sujet, voir le site www.coe.int ou contacter la Division de la presse du Conseil de l’Europe (pressunit@coe.int, tĂ©l. +33 (0)3 88 41 25 60).

Le Conseil de l'Europe de Strasbourg, avenue de l'Europe (ancien parlement européen)

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