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L'actu geek de la semaine, par "Daily Geek Show"...

31 DĂ©cembre 2011, 12:05pm

Publié par presssagrun

 

DGS
culture entreprise multimédia style de vie technologie
DGS

Siri, le film d’horreur. Bande-annonce !

Avant de vous poser la question, on vous prĂ©vient tout de suite : Non, Hollywood ne compte pas sortir un film d’horreur avec Siri, l’assistant vocal de l’iPhone 4S d’Apple. En revanche, les fans n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  prendre les devants et Ă  rĂ©aliser leur propre bande-annonce d’un mĂ©trage d’épouvante mettant Siri en scĂšne. DĂ©couvrez la vidĂ©o sur DGS !

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DGS

L’Italie inflige 900.000 euros d’amendes à l’encontre d’Apple

L’Italie a tranchĂ© et a imposĂ© Ă  Apple des amendes d’un montant de 900.000 euros pour des pratiques commerciales dĂ©loyales. Le terme d’une longue procĂ©dure d’enquĂȘte suite aux nombreuses plaintes d’utilisateurs et d’associations de consommateurs.

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DGS

Un scooter Ă©lectrique qui se range dans votre voiture !

Honda a brillé lors du derniÚre salon de Tokyo début Décembre. La société se tourne de plus en plus vers des modÚles compacts et citadins, et le constructeur Japonais a fait des émules en présentant un scooter électrique pliable trÚs impressionnant ! Découvrez le tout de suite sur DGS !

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DGS

Daily Geek Show vous souhaite de Joyeuses FĂȘtes

Daily Geek Show vous souhaite de Joyeuses FĂȘtes et vous remercie de votre fidĂ©litĂ© ! C’est un deuxiĂšme NoĂ«l pour le site et nous sommes prĂȘt Ă  accueillir 2012 avec beaucoup d’enthousiasme ! Beaucoup de bonheur Ă  toutes et Ă  tous !

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DGS

Les britanniques seraient ivres sur les trois quart de leurs photos Facebook !

Il semblerait que nos voisins britanniques dĂ©tiennent depuis quelques temps un record peu glorieux. Les rĂ©sultats d’une rĂ©cente Ă©tude viennent de tomber, et surprise, on y apprend que sur 75% des photos publiĂ©es sur Facebook par nos amis d’Angleterre, ces derniers seraient ivres


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DGS

Le PÚre Noël est complÚtement accro à Siri !

Vous n’ĂȘtes pas les seuls Ă  avoir craquĂ© pour le dernier tĂ©lĂ©phone d’Apple et son assistante vocale Siri ! Le PĂšre NoĂ«l est Ă©galement un grand fan de l’iPhone 4S
 Bye bye les lutins verts, Santa a enfin quelqu’un pour l’épauler digne de ce nom !

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DGS

10 scĂšnes LEGO pour rĂ©sumer de l’annĂ©e 2011 !

Du mariage royal Ă  la mort de Oussama Ben Laden, du soulĂšvement des pays arabes Ă  la chute de leurs dirigeants, il faut avouer que l’annĂ©e a Ă©tĂ© riche en Ă©vĂšnements et en Ă©motion. Les LEGO se sont donc unis dans une fresque originale de dix scĂšnes marquantes de l’annĂ©e 2011 !

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Daily Geek Show © Tous droits réservés

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Le suicide des policiers ...

31 DĂ©cembre 2011, 11:19am

Publié par presssagrun

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La newsletter d'Acteurs publics
Acteurs publics
n°386
jeudi 22 décembre 2011
La rĂ©daction d’Acteurs publics vous souhaite d’excellentes fĂȘtes de fin d’annĂ©e et vous donne rendez-vous le 3 janvier 2012.

Actualité

Immobilier
Un siùge à 223 millions d’euros pour la Justice
Le ministre de la Justice, Michel Mercier, a signĂ© le 22 dĂ©cembre un accord avec la sociĂ©tĂ© immobiliĂšre Icade pour l’acquisition d’un bĂątiment oĂč seront regroupĂ©s 1 700 fonctionnaires de l’administration centrale. CoĂ»t de l’opĂ©ration : 223 millions d’euros.
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Sécurité
La Place Beauvau enquĂȘte sur les

suicides de policiers
Le 19 dĂ©cembre, le ministre de l’IntĂ©rieur a maladroitement relevĂ© que le nombre

de suicides de policiers avait Ă©tĂ©, en 2011, l’un des plus bas depuis 1996.

Le chiffre est pourtant en hausse par rapport Ă  l’an passĂ© et demeure

suffisamment inquiĂ©tant pour qu’un audit ait Ă©tĂ© lancĂ© sur le sujet.
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Laïcité et liberté religieuse
Le recueil de la laĂŻcitĂ© et de la libertĂ© religieuse a pour vocation de regrouper les principaux textes de notre droit qui s’appliquent en matiĂšre religieuse... Ouvrage disponible ici

Documents

SĂ»retĂ© aĂ©rienne, un secteur “complexe”
Des dysfonctionnements potentiels dans les procédures de formation des agents de

sociĂ©tĂ©s privĂ©es chargĂ©es de la surĂȘtĂ© dans les aĂ©roports existent. Toutefois,

le retour aux agents publics semble exclu, selon un rapport parlementaire sur la

sûreté aérienne et aéroportuaire.
Le rapport parlementaire

Audition sur les hautes technologies pour

la défense
La commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a auditionné,

le 21 dĂ©cembre, Jean-Paul Herteman, prĂ©sident de Safran, sur le thĂšme des

hautes technologies pour l'aérospatial et la défense.
Retrouver la vidéo de l'audition

L'aide de l'Ademe contre les nuisances

sonores
L'Agence de l'environnement et de la maĂźtrise de l'Ă©nergie (Ademe) vient de

mettre en ligne un dossier “Moins de dĂ©cibels pour une vie plus belle”, dans lequel

l'Agence rappelle le soutien qu'elle peut apporter aux collectivités pour lutter

contre les nuisances sonores.
Le dossier de l'Ademe

Faible augmentation de l'indice de traitement
L'indice de traitement brut-grille indiciaire a augmentĂ© de 0,02 % dans la fonction

publique d'État pour le troisiùme trimestre 2011, selon une note de l'Insee.
La note de l'Insee


Abonnement Acteurs Publics

Focus nomination

Maryvonne de Saint-Pulgent va

prĂ©sider la Maison de l’histoire de France
Cette conseillùre d’État de 60 ans, ancienne directrice du patrimoine rue de

Valois, se retrouve Ă  la tĂȘte d’une institution voulue par Nicolas Sarkozy et qui

a suscité de trÚs vives critiques. Cet établissement public administratif sera

crĂ©Ă© au 1er janvier 2012. Lire la suite

Nominations

Santé
Jean-Louis Rey, directeur de la Sécurité

sociale par intérim

L’exĂ©cutif se donne un peu de temps pour trancher la succession de Dominiqu

e Libault à la direction de la Sécurité sociale (DSS). Cet énarque, patron de la

“SĂ©cu” depuis neuf ans, va rejoindre, le 1er janvier, le conseil d’État. Le Conseil

des ministres a donc choisi de nommer un directeur par intérim : Jean-Louis REY,

chef de service et adjoint au directeur de la SĂ©curitĂ© sociale depuis 2006. Lire la suite

Justice
Raymond Morey, procureur général prÚs la

cour d’appel de Cayenne

Le magistrat Raymond MOREY, 62 ans, va prendre le poste de procureur général de

la toute nouvelle cour d’appel de Cayenne, prĂ©sidĂ©e par Pierre Gouzenne. Lire la suite

Intérieur
Mourad Chenaf, sous-préfet de Sedan

Mourad CHENAF prend son deuxiÚme poste dans la préfectorale.

Cet ancien militaire devenu magistrat de l’ordre judiciaire a Ă©tĂ©

nommé sous-préfet de Sedan (Ardennes), en remplacement de

BĂ©atrice Obara, nouvelle sous-prĂ©fĂšte de Fontenay-le-Comte (VendĂ©e). Lire la suite

Justice
Un conseiller de Luc Chatel retourne

en juridiction

Laurent BAYON va quitter, le 31 décembre, le cabinet du ministre de

l’Éducation nationale, Luc Chatel, et revenir dans la magistrature.

Il prendra prochainement le poste de juge d’instance au tribunal d’instance

d’AsniĂšres-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Lire la suite

Diplomatie
Sameh Safty, consul général de France

Ă  Alexandrie

Promotion pour Sameh SAFTY. À 53 ans, ce secrĂ©taire des affaires Ă©trangĂšres,

actuellement secrĂ©taire d’ambassade de premiĂšre classe Ă  l’ambassade

de France Ă  Washington, vient d’ĂȘtre nommĂ© consul gĂ©nĂ©ral de France Ă 

Alexandrie, en remplacement d’HĂ©di Picquart. Lire la suite

Énergie
Bernard Bigot, renouvelé au poste

d’administrateur gĂ©nĂ©ral du Commissariat

Ă  l’énergie atomique

Bernard BIGOT vient d’ĂȘtre reconduit dans ses fonctions d’administrateur

gĂ©nĂ©ral du Commissariat Ă  l’énergie atomique et aux Ă©nergies alternatives

(CEA), qu’il occupe depuis janvier 2009. Lire la suite

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Mouvements

Jacques Le Mestre, ingĂ©nieur en chef des travaux publics de l’État du premier

groupe, est nommé directeur interdépartemental des routes Atlantique à

compter du 1er fĂ©vrier 2012 – Bruno Picou, magistrat maintenu en surnombre

exerçant les fonctions de conseiller affecté à la chambre détachée de Cayenne,

est nommĂ© conseiller Ă  la cour d’appel de Cayenne du 1er au 31 janvier 2012

– Le commissaire principal du commissariat de la Marine Antoine Berrivin est

affecté dans le corps des tribunaux administratifs et des cours administratives

d’appel pour occuper un emploi de premier conseiller Ă  compter du 1er janvier

2012 – Le commandant de l’armĂ©e de terre Laurent Lamarre est affectĂ© dans

le corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel pour

occuper un emploi de premier conseiller, Ă  compter du 1er janvier 2012 –

Il est mis fin aux fonctions exercées par Bernard Thomas en qualité de

conseiller auprùs du ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel à compter

du 31 dĂ©cembre 2011 – Isabelle Vasseur et Yves Nicolin sont nommĂ©s en

tant que personnes qualifiées membres du premier collÚge du groupement

d’intĂ©rĂȘt public dĂ©nommĂ© “Agence française de l’adoption” – HervĂ© Hulin

, administrateur de la ville de Paris, est nommĂ© directeur de l’établissement

public administratif la Masse des douanes, pour une durée de trois ans à

compter du 1er janvier 2012.

Agenda

23.12.2011
L'agenda du 23 décembre

Déplacement de Nicolas Sarkozy à Prague pour les funérailles de Vaclav Havel

– RĂ©sultats dĂ©taillĂ©s des comptes nationaux trimestriels au 3e trimestre 2011

(Insee) – À Paris, au siĂšge du Medef, dĂ©bat organisĂ© par la CFTC sur le thĂšme

“CompĂ©titivitĂ©, agir ensemble maintenant”, en prĂ©sence de reprĂ©sentants de

plusieurs syndicats (CFDT, CFE-CGC, CGPME, UPA) et de Laurence Parisot

À venir
François Baroin, ValĂ©rie PĂ©cresse, Éric Besson et Laurence Parisot seront

quelques-uns des intervenants du colloque “Nouveau monde”, organisĂ© les

5 et 6 janvier à Bercy. Parmi les tables rondes : “Quelles valeurs pour le

nouveau monde ?”, “OĂč sont les nouvelles puissances ?”, “Nouveau monde,

nouveaux modùles de croissance ?”
En savoir plus
La Fédération hospitaliÚre de France organise un colloque le 11 janvier à Paris

sur le thĂšme : “De la loi du 2 janvier 2002 rĂ©novant l’action sociale et mĂ©dico-sociale

Ă  la loi HPST : 10 ans dĂ©jĂ  !”
En savoir plus

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ERRATUM: Calendrier prévisionnel des Assemblées PléniÚres du CESE (voir article précédent sur ce blog) ...

31 DĂ©cembre 2011, 11:09am

Publié par presssagrun

 

CESE 

 

 dĂ©cembre 2011

 

CALENDRIER PREVISIONNEL

DES ASSEMBLEES PLENIERES 

 

 

 

Les assemblĂ©es plĂ©niĂšres sont ouvertes au public et aux journalistes. Elles dĂ©butent Ă  14h30 les jours indiquĂ©s. Des points presse auront lieu Ă  l’occasion de chacune d’elles.

 

24 janvier 2012 

La future politique commune des pĂȘches (saisine gouvernementale)

Section de l’agriculture, de la pĂȘche et de l’alimentation

Rapporteur : Mme Joëlle PREVOT-MADERE

 

14 février

Les enjeux de la prévention en matiÚre de santé

Section des affaires sociales et de la santé

Rapporteur : M. Jean-Claude ETIENNE

 

15 février

Bilan du Grenelle de l’environnement (saisine gouvernementale)

Commission temporaire

Rapporteur : Mme Pierrette CROSEMARIE

 

28 ou 29 février

PME et commerce extérieur

Section des affaires européennes et internationales

Rapporteur : M. Jean-François ROUBAUD

 

28 ou 29 février

Projet de schéma national des infrastructures de transport (saisine gouvernementale)

Section de l’amĂ©nagement durable des territoires

Rapporteur : M. SĂ©bastien GENEST et M. Pierre-Jean ROZET

 

13 ou 14 mars

La dette : un pont entre passĂ© et avenir

Section de l’économie et des finances

Rapporteur : M. Michel LAMY

 

13 ou 14 mars

De la gestion prĂ©ventive des risques environnementaux : la sĂ©curitĂ© des plateformes pĂ©troliĂšres en mer

Section de l’environnement

Rapporteur : M. Jacques BEALL et M. Alain FERETTI

 

 

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Les Droits des Femmes en Israël ...

30 DĂ©cembre 2011, 16:48pm

Publié par presssagrun

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POUR DIFFUSION IMMEDIATE: le 28 dĂ©cembre 2011

Par le TIP (The Israël Project)...


www.theisraelproject.org

Les droits des femmes en Israël

Un nouveau dossier à découvrir (ici) sur les droits des femmes en Israël.Une synthÚse des libertés et des droits dont jouissent toutes les femmes israéliennes.


Adaptation en français de l'article de Laura Kam, Directrice Exécutive pour les affaires internationales au sein de The Israel Project. Cette tribune libre a été initialement publiée le 23 décembre 2011 dans
The Jerusalem Post.

Ne perdez pas de vue les droits des femmes


DerniĂšrement, il y a eu beaucoup de discussions et de contorsions au sujet du statut des femmes en IsraĂ«l. En tant que femme, professionnelle, israĂ©lienne et mĂšre, je n'ai pas seulement observĂ© le dĂ©bat et sa couverture mĂ©diatique avec un grand intĂ©rĂȘt, mais je l’ai vĂ©cu de l’intĂ©rieur et je peux dire tout d’abord que si les femmes en IsraĂ«l ont des combats Ă  mener, la situation ici n'est pas aussi grave que l'on pourrait croire. En fait, les Ă©vĂšnements rĂ©cents tels que des images de femmes disparaissant des affiches publicitaires et les cris outragĂ©s de certains Ă  l’écoute des chants de femmes soldats dans les cĂ©rĂ©monies militaires, ont en quelque sorte activer la sonnette d'alarme, et rĂ©veillĂ© les femmes et les hommes en les forçant Ă  concentrer leur attention sur la dĂ©finition du type de sociĂ©tĂ© dans laquelle la plupart des IsraĂ©liens veulent vivre.


Loin d'ĂȘtre parfait, IsraĂ«l reste un dĂ©fenseur fiable des droits des femmes. Toutes les femmes en IsraĂ«l, quelle que soit leur couleur, religion ou origine ethnique, jouissent de larges libertĂ©s, de droits et de protections, y compris du droit de vote, de la libertĂ© d'expression et de leur libre choix de carriĂšre. Les femmes sont protĂ©gĂ©es par la loi contre la discrimination. Les femmes occupent des siĂšges Ă  la Cour suprĂȘme, dirigent des partis politiques et sont prĂ©sentes dans tous les milieux. Ce n'est certainement pas le cas dans la majeure partie du monde. Et dans combien d'autres pays du monde les femmes, quelles qu’elles soient, dans notre cas, chrĂ©tiennes, musulmanes, juives, religieuses ou laĂŻques, mariĂ©es, cĂ©libataires, hĂ©tĂ©ros ou homos, peuvent dĂ©marcher l'assistance mĂ©dicale Ă  la procrĂ©ation librement, y compris les traitements de fĂ©condation in vitro de façon illimitĂ©e jusqu'Ă  ce qu'elles aient deux enfants?

MalgrĂ© des progrĂšs impressionnants, cependant, IsraĂ«l - comme tant d'autres pays – soutient l'Ă©galitĂ© des sexes dans un certain nombre de domaines. Parmi les plus notables : l'Ă©galitĂ© des salaires, en particulier dans les postes de direction. En soit, IsraĂ«l n’est certainement pas le seul parmi les sociĂ©tĂ©s occidentales les plus libĂ©rales.


Pourtant,ce qui est arrivĂ© rĂ©cemment et qui est d'un tel intĂ©rĂȘt Ă  l’étranger, est au confluent d'un certain nombre de tendances toutes issues de la mĂȘme source.


L'influence croissante d'un petit nombre qui essaye avec force d’imposer son mode de vie particulier autour des questions sur la «pudeur». C'est cette volontĂ© visant Ă  marginaliser les femmes, qui nous a amenĂ© Ă  nous en prĂ©occuper davantage, et surtout Ă  la combattre et Ă  l’emporter.


Prenez le cas des images de femmes qui disparaissent, subrepticement ou de force, des panneaux et des affiches publicitaires Ă  JĂ©rusalem afin de ne pas « offenser Â». Lorsque cette croisade a Ă©tĂ© rendue publique il y a eu un tollĂ© doublĂ© d’un vif rejet. Le maire de JĂ©rusalem, Nir Barkat a dĂ©clarĂ©: « Nous devons nous assurer que ceux qui veulent faire de la publicitĂ© comportant des images de femmes dans la ville peuvent le faire sans crainte que les panneaux d'affichage ou les autobus montrant des femmes soient vandalisĂ©s ou dĂ©gradĂ©s. Â» Les associations de femmes, les mouvements de jeunesse, et d'autres ONG ont envahi les rues au travers de manifestations et de rassemblements. Des pages Facebook autour de la question ont Ă©tĂ© formĂ©es appelant laĂŻcs, modernes et groupes orthodoxes Ă  travailler ensemble pour prĂ©server le caractĂšre tolĂ©rant d'IsraĂ«l. Des Ă©ditoriaux furieux ont rapidement Ă©tĂ© publiĂ©s contre ces phĂ©nomĂšnes. Les Ă©missions de tĂ©lĂ©vision se sont axĂ©es sur la question et maintenant les femmes apparaissent Ă  nouveau.


Si l’on prend la question de la sĂ©grĂ©gation des bus, une autre question dĂ©licate qui a Ă©tĂ© largement rapportĂ©e dans les mĂ©dias internationaux. Ces lignes de bus oĂč les hommes et les femmes sont sĂ©parĂ©s relient et passent gĂ©nĂ©ralement dans les quartiers oĂč la sĂ©paration est une norme acceptĂ©e. Mais il est illĂ©gal en IsraĂ«l de sĂ©parer des hommes et des femmes dans la sphĂšre publique. La Cour suprĂȘme israĂ©lienne a statuĂ© cette annĂ©e que les femmes qui voyagent dans les bus publics ne peuvent pas ĂȘtre condamnĂ©es Ă  s'asseoir Ă  l'arriĂšre. Ces bus arborent maintenant des signes stipulant que les passagers peuvent s'asseoir oĂč ils le souhaitent et que quiconque harcĂšle les passagers pourrait faire face Ă  des charges criminelles.

Le chef de la police israĂ©lienne, le gĂ©nĂ©ral Yohanan Danino a ordonnĂ© Ă  ses officiers d'adhĂ©rer Ă  une politique de « tolĂ©rance zĂ©ro Â» concernant les discriminations contre les femmes en leur indiquant qu’elles seront considĂ©rĂ©es comme des crimes.


Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a publiquement et sĂ©vĂšrement rĂ©primandĂ© les ultra-orthodoxes pour leurs tentatives d'exclusion des femmes dans la sphĂšre publique, en dĂ©clarant que « l'Ă©galitĂ© entre hommes et femmes est absolue - c'est ainsi que cela a toujours Ă©tĂ©, et c'est la façon dont cela continuera. Â»

IsraĂ«l est bien loin de se transformer en Iran, comme certains Ă  la fois en IsraĂ«l et Ă  l'Ă©tranger le soutiennent. Les femmes israĂ©liennes sont libres de vivre le style de vie qu'elles trouveront bon de choisir. La majoritĂ© ne permettra pas, en fin de compte, Ă  une petite minoritĂ© d'imposer ses valeurs sur la nation comme cela se fait dans une vraie dĂ©mocratie.  

  


TIP (The Israel Project) est une organisation internationale à but non lucratif destinée à sensibiliser la presse et le grand public sur Israël. TIP fournit aux journalistes, aux dirigeants et aux leaders d'opinion des informations exactes concernant Israël.TIP n'est affilié à aucun gouvernement ni aucune agence gouvernementale.

 

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Les pesticides dans l'agriculture ...

30 DĂ©cembre 2011, 16:36pm

Publié par presssagrun

  

J’accuse l’agriculture, toute l’agriculture !

 

DĂ©claration de guerre contre l'agriculture Ă  visage inhumain !

NOUVEAU GROUPE D’INTERVENTION RADICALE POUR UNE CAUSE COMMUNE !

 

En attendant plus, VOUS POUVOIR REJOINDRE CE GROUPE, d'y poster et d'y partager tout ce qui se rapporte aux thÚmes associés : exploitation animale éhontée, agrochimie, intoxication des consommateurs, dégradation des sols, des nappes, des écosystÚmes


 

Je compte sur vous et vous pouvez comptez sur moi pour ne pas faire de cadeaux Ă  ces dangereux et innommables agresseurs de la biosphĂšre que sont les paysans dĂ©voyĂ©s !

http://www.facebook.com/groups/paysansvoyous/

 

Soyons clairs !

 

Ceux qui se rĂ©unissent dans ce nouveau groupe ne le font pas pour comprendre, compatir et se rĂ©pandre sur le triste sort des agriculteurs, les excuser au nom d’un systĂšme dont ils seraient les pauvres victimes, mais tout au contraire pour les accuser d’un lourd manquement dĂ©ontologique, pour les inculper d’innombrables fautes graves envers notre santĂ© et celle de la planĂšte.

 

C’est aussi le sens nouveau de mon livre pamphlĂ©taire : L’agroterrorisme dans nos assiettes (sortie fin janvier, Ă  rĂ©server dĂšs maintenant). J'assume parfaitement de m’exposer Ă  contre-courant du politiquement correct et des paluchages politico-mafieuses du salon de l’agriculture.

 

Ces agriculteurs, notoirement connus pour leur brutalitĂ© envers les animaux qu’ils exploitent sans vergogne et envoient froidement Ă  l’abattoir, ont de toute Ă©vidence toujours Ă©tĂ© en relations consanguines avec les abominables filiĂšres bouchĂšres, semenciĂšres, pĂ©trochimiques et agrochimiques.

 

C’est cyniquement qu’ils nous balancent de la viande bourrĂ©e d'antibiotiques, des fruits et lĂ©gumes truffĂ©s de pesticides. Ils ont bel et bien pactĂ© avec le CrĂ©dit agricole et choisi un mode cultural absolument brutal, dĂ©lĂ©tĂšre et militarisĂ© (substances toxiques, Ă©quipement, engins lourds
). Il y a belle lurette que leur mode de travail correspond davantage Ă  une logique de mort qu’à un harmonieux rapport avec l’humus et le Vivant !

 

Et si ce mauvais choix leur retombe sur la gueule, c’est bien fait pour leur pomme car ils Ă©taient au fait des dangers encourus. Par contre, comment leur pardonner de nous avoir pris pour des poires et de nous avoir sciemment contaminĂ©s pour s’enrichir ou tenter de le faire.

 

Tout professionnel doit faire face Ă  ses responsabilitĂ©s. C’est quoi cet Ă©ternel crĂ©do de compassion, ces jĂ©rĂ©miades pour un monde paysan sacralisĂ© « parce qu’il nous nourrit Â» ? C’est bien parce qu’il nous nourrit et que nous en avons assez de manger de la merde qu’il n’y a aucune circonstance attĂ©nuante Ă  faire intervenir !

 

Excuserait-on un chauffard au nom de l’industrie automobile, un mĂ©decin tueur au nom de la mĂ©decine, le patron du Mediator au nom de la filiĂšre pharmaceutique
 ?

 

DĂ©jĂ  que le pouvoir justifie le risque nuclĂ©aire par le maintien de l’emploi ! Devons-nous donc passer sous tous les rouleaux-compresseurs pour ĂȘtre de bons sujets-citoyens crĂ©tins ?

  

Que l’infime pourcentage de cultivateurs prĂ©tendus bio qui se sentiraient outragĂ©s par l’amalgame veuillent bien estimer qu'ils sont l'exemple qui confirme la rĂšgle. On pourrait aussi percevoir le « retour au naturel » comme opportuniste et Ă©litiste, arguant du fait que selon les valeurs dĂ©mocratiques tout un chacun a droit Ă  une alimentation saine.  Â».

 

POUR REJOINDRE CE GROUPE DE CONSCIENCE :

http://www.facebook.com/groups/paysansvoyous/

 

Michel Tarrier

Écologue, Ă©cologiste radical, essayiste

 



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Combien gagne les syndicats ?

30 DĂ©cembre 2011, 16:17pm

Publié par presssagrun

 

Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie...

Un rapport parlementaire lĂšve le voile. DĂ©capant !

 

Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom !

 

En fĂ©vrier dernier, 12 dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux du groupe se sont rendus au SĂ©nĂ©gal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Dans leurs valises, un mandat en bonne et due forme du trĂšs imposant ComitĂ© central de l'unitĂ© Ă©conomique et sociale (CCUES). Pour reprĂ©senter les salariĂ©s de France TĂ©lĂ©com face Ă  la «place importante faite au secteur des tĂ©lĂ©coms, notamment dans le cadre des relations nord-sud», la dĂ©lĂ©gation a reçu un chĂšque de 12.000 euros. À l'heure oĂč les entreprises serrent les coĂ»ts et l'État taille dans ses dĂ©penses, les syndicats ne rechignent pas Ă  envoyer leurs membres au soleil, tous frais payĂ©s, simplement «pour nourrir leur rĂ©flexion».

 

 

GonflĂ©? Non, une pratique plutĂŽt ordinaire dans une France qui n'aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement. Car si le syndicalisme n'a jamais Ă©tĂ© aussi peu reprĂ©sentatif dans notre pays - seuls 8 % des salariĂ©s (public et privĂ© confondus) adhĂšrent Ă  une organisation, le taux le plus bas de l'Union europĂ©enne ! -, la machine syndicale, elle, se porte bien, trĂšs bien mĂȘme.

 

Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! C'est la démonstration choc que font les députés dans un rapport rendu public cette semaine, et que Le Figaro Magazine a pu consulter en avant-premiÚre.

 

Au terme d'une commission d'enquĂȘte de six mois, de dizaines d'auditions, les Ă©lus font ce constat: la collectivitĂ© fait chaque annĂ©e un chĂšque de 4 milliards d'euros pour financer l'activitĂ© syndicale. Presque l'Ă©quivalent du budget de l'Enseignement supĂ©rieur...


(Infographie : Olivier Cailleau/Source : Commission d'enquĂȘte parlementaire sur le financement des syndicats)

 

 

Les cotisations ne représentent qu'une part infime des budgets syndicaux: guÚre plus de 3 à 4% pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 % selon les cas pour les structures patronales.C'est une «exception française en Europe», relÚvent les parlementaires, soulignant qu'ailleurs sur le continent, «les cotisations occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de 80% dans l'ensemble». Leur «légitimité» est à ce prix, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics, glisse le rapport.

 

 

Ici, ce sont les dĂ©tachements syndicaux, les dĂ©charges horaires, les subventions aux comitĂ©s d'entreprise ou encore la gestion des organismes sociaux et de la formation professionnelle qui fournissent le gros des moyens. Un systĂšme bien huilĂ© mis en place au lendemain de la guerre et que personne - mĂȘme en ces temps de crise - n'a osĂ© remettre en cause. Et surtout pas l'État impĂ©cunieux, pourtant avide d'Ă©conomies. Y trouverait-il son compte?

 

 

Lorsqu'il a décidé de se pencher sur cette délicate question, Nicolas Perruchot, ce député centriste qui a fait une entrée tonitruante sur la scÚne politique en 2001, en évinçant Jack Lang de la Mairie de Blois, savait qu'il avançait en terrain miné.

 

L'annonce de sa commission d'enquĂȘte a Ă©tĂ© fraĂźchement accueillie «en haut lieu», souffle-t-il. À plusieurs reprises, on m'a fait dire qu'une commission d'enquĂȘte parlementaire sur le prix de l'essence serait mieux venue», prĂ©cise Perruchot, pas mĂ©content de n'en avoir fait qu'Ă  sa tĂȘte.

 

 

Les syndicats ne se sont pas bousculĂ©s Ă  la porte de la commission. «Nous nous sommes mĂȘme demandĂ© si nous aurions besoin de faire intervenir la force publique, comme nous en avons le droit», confie-t-il. Les reprĂ©sentants de l'UIMM - la puissante fĂ©dĂ©ration patronale de la mĂ©tallurgie - ou de FO ne se sont prĂ©sentĂ©s Ă  la convocation des dĂ©putĂ©s qu'in extremis, lors de la derniĂšre semaine d'audition.

 

 

On comprend leurs rĂ©ticences. Le tableau que dressent les Ă©lus est dĂ©capant: «mĂ©canismes de financement structurellement opaques», «absence de prise en considĂ©ration (...) des mises Ă  disposition de personnels et de locaux», «dĂ©rives»...  

 

Le schéma des circuits de financement qu'ils ont tenté de reconstituer vaut son pesant d'or, tant il est incompréhensible.

 

 

Les dĂ©putĂ©s se sont fondĂ©s pour leur enquĂȘte sur de tout nouveaux Ă©lĂ©ments, fournis par les fĂ©dĂ©rations elles-mĂȘmes. Car, pour la premiĂšre fois cette annĂ©e, les organisations syndicales et patronales ont dĂ» se livrer Ă  un exercice d'un genre nouveau: la publication de leurs comptes, en vertu de la loi d'aoĂ»t 2008 sur la reprĂ©sentativitĂ© syndicale. Personne n'avait osĂ© leur demander le moindre bilan depuis la loi Waldeck-Rousseau crĂ©ant les syndicats en... 1884 !

 


Certes, une incertitude plane encore sur les obligations des puissants syndicats de la fonction publique. En outre, toutes les organisations ne se sont pas pliĂ©es aux nouvelles rĂšgles du jeu avec le mĂȘme entrain, certaines les ont mĂȘme royalement ignorĂ©es.

 

On attend toujours les comptes de FO pour 2010, de mĂȘme que ceux de l'Union nationale des professions libĂ©rales (Unapl). Quant Ă  la FĂ©dĂ©ration nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), elle a carrĂ©ment fait savoir qu'elle n'entendait pas commencer l'exercice avant l'annĂ©e prochaine.

 

 

Bernard Thibault, lui, a fait le choix de prĂ©senter le bilan de la CGT Ă  la presse le 14 novembre. Sur 79 millions d'euros de cotisations versĂ©s par ses adhĂ©rents, un peu moins de 13 ont Ă©tĂ© affectĂ©s Ă  la confĂ©dĂ©ration pour financer ses activitĂ©s, a-t-il dĂ©taillĂ©. Ce qui lui a permis d'affirmer que prĂšs des deux tiers des recettes de la CGT provenaient des adhĂ©rents. À l'entendre, on serait donc «trĂšs loin» de l'image d'un syndicat «fonctionnant avec l'argent public».

 

Simple question de présentation. Ce que l'on nomme par facilité «syndicat» est juridiquement composé d'une kyrielle de structures: sections d'entreprises, unions locales, départementales, fédérations professionnelles...

 

La maison-mĂšre est souvent elle-mĂȘme incapable d'indiquer avec certitude le nombre de ses affidĂ©s. La CGT, par exemple, hĂ©site entre 25.000 et 30.000 entitĂ©s.

 

 

Quoi qu'en dise M. Thibault, l'essentiel de la richesse de la CGT et des autres syndicats de salariés provient des moyens humains - détachements, décharges horaires, etc. - mis à leur disposition par les entreprises et surtout par l'Etat. Ces petites mains se comptent par dizaines de milliers dans la fonction publique. Ou plutÎt, elles ne se comptent pas. Car en la matiÚre, l'unité de mesure, c'est l'estimation. Le doigt mouillé.

 

Pour en avoir le cƓur net, l'Inspection gĂ©nĂ©rale de l'administration a Ă©pluchĂ© l'an dernier les mĂ©canismes de mise Ă  disposition pour les syndicats de la fonction publique dans deux dĂ©partements, le RhĂŽne et le Loiret. Son rapport, restĂ© confidentiel, montre que l'administration n'est pas tatillonne avec les absences syndicales, qu'elle a parfois mĂȘme renoncĂ© Ă  comptabiliser.

 

Au service des impÎts notamment, les syndicats déclarent que tous les droits syndicaux ont été pris quand la direction, elle, fait état d'une importante sous-consommation des heures de détachement ! De maniÚre générale, les administrations peinent à distinguer les différents types d'absence ou de décharge.


(Source : Commission d'enquĂȘte parlementaire)

 

Les abus prospĂšrent dans un univers oĂč rĂšgne le flou. Soumis aux questions des inspecteurs de l'administration, les directeurs des ressources humaines des ministĂšres ont bien dĂ» admettre qu'ils ne disposaient d'aucun tableau de bord dĂ©taillĂ© de leurs effectifs.

 

Des rĂ©ponses au moins aussi vagues ont Ă©tĂ© donnĂ©es aux dĂ©putĂ©s. Du bout des lĂšvres, au ministĂšre de la Fonction publique, on reconnaĂźt qu'environ 17.000 agents (en postes Ă©quivalents temps plein) seraient mis Ă  la disposition des syndicats dans la fonction publique. Dont prĂšs de 1200 Ă  l'Éducation nationale.

 

Les parlementaires ont conclu de cet aveu Ă  moitiĂ© officiel que la rĂ©alitĂ© devait se situer bien au-dessus et Perruchot avance le chiffre de «28.000 Ă©quivalents temps plein pour les trois fonctions publiques». Si l'on s'en tient au chiffre officiel, les moyens humains offerts aux syndicats par l'État reprĂ©senteraient une enveloppe minimale de 1,3 milliard d'euros.

«J'ai dit à Valérie Pécresse: rien qu'avec une économie de 10% sur ce budget, je te fais l'équivalent de deux taxes sodas», ironise le rapporteur.

 

 

Dans certains services de l'État comme la police, fortement syndiquĂ©e, ces mises Ă  disposition ont atteint une telle ampleur que le ministre a dĂ» taper du poing sur la table. Depuis une dizaine de jours, le cabinet du ministre de l'IntĂ©rieur reçoit discrĂštement les syndicats de policiers les uns aprĂšs les autres. Claude GuĂ©ant a lancĂ© un pavĂ© dans la mare en dĂ©clarant qu'il comptait «remettre les policiers sur le terrain».

 

Depuis les dĂ©clarations du ministre, les langues se dĂ©lient, et les diffĂ©rentes centrales se renvoient la patate chaude. Les uns ont reconnu des syndicalistes policiers assurant le service d'ordre de manifestation d'un candidat de gauche, les autres dĂ©noncent les moyens humains particuliĂšrement gĂ©nĂ©reux consacrĂ©s aux Ɠuvres sociales de la police. Jusqu'oĂč ira le ministre de l'IntĂ©rieur?

 

Dans bien des cas, les administrations préfÚrent fermer les yeux pour assurer la paix sociale.«Globalement, les quotas de détachement dans la fonction publique ont souvent été dépassés avec la bénédiction des ministÚres», concÚde un connaisseur.

 

 

Cette stratégie dépasse de beaucoup les détachements de permanents syndicaux. Elle passe aussi par des largesses aux comités d'entreprise, la mise à disposition de locaux et de moyens matériels. Toujours dans la police, à Lyon, les syndicats policiers bénéficient depuis 2008, date de la destruction d'un immeuble ancien, d'un relogement dans le domaine privé pour un loyer annuel de 87.000 euros.

Au fil des ans, certains comités d'entreprise de la sphÚre publique sont devenus de véritables coffres-forts !

 

Il est vrai que les patrons n'hĂ©sitent pas Ă  mettre la main Ă  la poche bien au-delĂ  des obligations prĂ©vues par la loi. ManiĂšre d'acheter, au prix fort, la paix sociale. Pierre Mongin, Ă  la tĂȘte de la RATP, n'aligne-t-il pas 16 millions par an, c'est-Ă -dire 7 de plus que ce que lui imposent les textes, dans la caisse syndicale? Durant plus de dix ans Ă  la tĂȘte d'Air France, Jean-Cyril Spinetta a mis des sommes importantes Ă  disposition de ses comitĂ©s d'entreprise (3,1 % de la masse salariale). Un compte courant avait mĂȘme Ă©tĂ© mis Ă  disposition par l'entreprise pour Ă©ponger les dettes et la gestion hasardeuse du CCE.

 

Air France l'a fermé en 2008 et a accepté d'éponger un découvert de 7 millions d'euros. Une goutte d'eau face aux enjeux poursuivis par la direction: faire passer la privatisation de l'entreprise et la fusion avec le néerlandais KLM.

 

 

MĂȘme chose Ă  EDF, qui abrite la plus grosse cagnotte de la CGT, l'intouchable Caisse centrale d'action sociale (CCAS). «Les magistrats ne comprennent rien aux impĂ©ratifs Ă©conomiques!» s'Ă©tait emportĂ© un certain ministre du Budget en 2004 alors qu'une information judiciaire Ă©tait ouverte sur les irrĂ©gularitĂ©s de la gestion du comitĂ© d'entreprise (4000 permanents syndicaux). Met-on en cause la gestion d'un syndicat majoritaire Ă  la veille d'un changement de statut de l'entreprise? Chez France TĂ©lĂ©com-Orange, la direction a trouvĂ© une mĂ©thode tout aussi efficace de mettre de l'huile dans les rouages: acheter des pages de publicitĂ© dans les journaux syndicaux ou encore louer des stands dans les grands congrĂšs.

 

Par comparaison, les entreprises privĂ©es «contribuent financiĂšrement assez peu, sauf exception, au financement des syndicats de leurs salariĂ©s», note la commission d'enquĂȘte parlementaire. Hormis les dĂ©charges horaires prĂ©vues par la loi et les locaux syndicaux mis Ă  disposition et dĂ»ment mentionnĂ©s dans leurs comptes. Au total, les dĂ©putĂ©s Ă©valuent le coĂ»t de la reprĂ©sentativitĂ© syndicale dans le secteur privĂ© Ă  1,6 milliard d'euros.

 

Un chiffre qui «ne correspond pas, à proprement parler, au financement des "syndicats", mais plus précisément à celui de l'activité de représentation, de défense, de revendication menée par les syndicalistes dans les entreprises», note le rapport. En outre, plus des trois quarts de ces syndicalistes sont élus par le personnel et non désignés par leur syndicats.


(Source : Commission d'enquĂȘte parlementaire)

 

Les organisations syndicales et patronales se partagent enfin également, depuis plus de soixante ans, le gros gùteau du paritarisme. Ce sont elles qui gÚrent le circuit de la formation professionnelle en France (un pactole de 6,3 milliards) et le «1% logement».

 

Elles encore qui sont aux commandes des grands organismes de la Sécurité sociale et de l'Unedic, des mastodontes qui assoient leur puissance et font vivre des dizaines de milliers de militants promus au rang d'administrateurs.

 

Indemnités forfaitaires, frais de formation, prise en charge de secrétariat, voyages d'études...: les députés énumÚrent les multiples avantages que procure la gestion des organismes paritaires (voir tableau). «Tout le monde se tient, car tout le monde en croque», résume un dirigeant d'une caisse de retraite complémentaire, la galaxie Agirc-Arrco.

 

Denis Gautier-Sauvagnac, ancien dirigeant de la trĂšs puissante UIMM au sein du Medef, n'a toujours pas livrĂ© les secrets de la «fluidification du dialogue social». Dix-neuf millions d'euros ont Ă©tĂ© retirĂ©s en liquide des caisses de l'organisation entre 2000 et 2007, qui auraient majoritairement servi au financement occulte de syndicats, selon les soupçons des enquĂȘteurs.

 

«Je suis parvenu Ă  la conclusion qu'il existe bien un systĂšme, une stratĂ©gie globale et une alliance objective entre acteurs concernĂ©s, analyse Jean-Luc Touly, syndicaliste lui-mĂȘme, en cours de rĂ©daction de son deuxiĂšme ouvrage sur les financements occultes.

 

Si la CGT n'a pas mené la fronde lors de la réforme des régimes sociaux, comme elle aurait pu facilement le faire, c'est que le gouvernement avait une monnaie d'échange: la loi sur la transparence des comptes syndicaux dont l'incidence est limitée. »

 

Au plus fort de la crise, les confĂ©dĂ©rations affichent une insolente santĂ© financiĂšre. Toutes les centrales sont propriĂ©taires de vastes locaux parisiens : le siĂšge du Medef est valorisĂ© 24 millions d'euros, l'UIMM dispose d'un trĂ©sor de guerre de prĂšs de 505 millions d'euros, selon le rapport. François ChĂ©rĂšque, Ă  la tĂȘte de la CFDT, avoue avoir du mal Ă  cacher ses Ă©conomies de plus de 350 millions d'euros, dont 34,7 millions de « trĂ©sorerie disponible ». Celle de la CGT est de 42 millions d'euros. Les fruits d'une «gestion de pĂšre de famille» ont expliquĂ©, sans rire, plusieurs responsables syndicaux...

 

Des rentiers, les syndicats français? Ils fonctionnent en tout cas trĂšs bien indĂ©pendamment de leur manque de reprĂ©sentativitĂ©. Inutile de grandir pour s'enrichir ! À l'extrĂȘme, ils n'auraient guĂšre besoin d'adhĂ©rents. Premier syndicat français, la CGT en compte 670.000. TrĂšs loin des 2,4 millions d'IG Metall, le syndicat allemand des «mĂ©tallos».

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La sacro-sainte démocratie française en question-s...

28 DĂ©cembre 2011, 18:56pm

Publié par presssagrun

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Retrouvez cette chronique et les précédentes sur www.philipperanda.com

 

Les millions de la sacro-sainte démocratie parlementaire française

Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

La superposition de deux sujets Ă  la une d’un mĂ©dia peut inciter Ă  de vilaines pensĂ©es politiquement incorrectes. Exemple, France Soir.fr de ce jour


Un premier article est consacrĂ© Ă  la « richesse Â» des partis politiques français. Il rĂ©serve deux surprises


La premiĂšre est que le Parti socialiste a les « caisses les mieux remplies, avec 55 millions d’euros en rĂ©serve contre un peu moins de 50 millions pour l’UMP »  Explication : les adhĂ©rents du Parti Ă  la rose ont mis davantage la main Ă  la poche que ceux du parti prĂ©sidentiel. L’UMP se console en ayant « mis en place un systĂšme trĂšs efficace de rĂ©colte des dons des particuliers : il a ainsi recueilli plus de 7 millions d’euros quand le PS en recevait moins de 900 000. »

La deuxiĂšme surprise vient du Parti communiste : « MalgrĂ© ses revers Ă©lectoraux, lui roule encore sur l’or. Il se range au troisiĂšme rang des formations politique les plus riches, avec 32 millions d’euros de recettes (dont 15 millions versĂ©s par ses Ă©lus). »

Autrefois, des esprits chagrins sous-entendaient que Moscou la Rouge entretenait gĂ©nĂ©reusement le Parti français Ă  la faucille et au marteau. Mais c’était alors le temps de la toute puissance de l’ogre soviĂ©tique
 Aujourd’hui, les fins de mois du PCF ne sont sans doute assurĂ©s que par la vente militante de muguet chaque 1er Mai comme il se plait Ă  le faire croire.

Ce qui, toujours pour les mĂȘmes esprits chagrins, semble tout aussi crĂ©dible que le financement de la campagne prĂ©sidentielle d’Edouard Balladur en 1995 par la seule vente de tee-shirt Ă  son effigie.

L’autre article du quotidien dĂ©sormais publiĂ© exclusivement sur internet (www.francesoir.fr) est un SOS lancĂ© par l’association des Restos du cƓur : Son prĂ©sident « craint que cette annĂ©e les bĂ©nĂ©voles soient contraints de servir moins de repas aux bĂ©nĂ©ficiaires » ; il tient donc Ă  « alerter l’opinion sur un manque de fonds Ă  hauteur de cinq millions d’euros»

« En 2010, explique-t-il, les Restos du CƓur ont servi 109 millions de repas Ă  860 000 bĂ©nĂ©ficiaires. Vu qu’un repas coĂ»te un euro et que le nombre des bĂ©nĂ©ficiaires a augmentĂ© de cinq millions, nous avons besoin de cinq millions d’euros. C’est mathĂ©matique. Â»

La rĂ©ponse est peut-ĂȘtre Ă  chercher du cĂŽtĂ© de la Commission nationale des comptes de campagnes et de financements politiques (CNCCFP) qui a publiĂ© ceux des partis politiques français. On apprend ainsi que l’État a versĂ© 69,5 millions d’euros aux 11 grands partis politiques.

Gageons que les Ă©ternels esprits chagrins, dans toute leur insolence coutumiĂšre, proposent ni plus ni moins que de ponctionner les 5 millions supplĂ©mentaires indispensables Ă  la survie de ces nouveaux pauvres sur la cagnotte de ceux qui vivent grassement du fond de commerce de la politique politicienne. Soit du malheur de plus en plus de Français qu’ils ont pourtant vocation Ă  solutionner.

Mais ce serait Ă©videmment une intolĂ©rable atteinte Ă  la dignitĂ© de la sacro-sainte dĂ©mocratie parlementaire française. Ou pour le moins Ă  la prospĂ©ritĂ© d’un grand nombre de ses reprĂ©sentants professionnels.

 

Note

(1) Trùs loin devant Europe Ecologie-les Verts (8,8 millions), le Modem (5 millions), le Front national (4,6 millions), Lutte ouvriùre (3,1 millions), le NPA (2,2 millions), PSLE-le Nouveau centre (2,1 millions), le Parti radical de gauche (2 millions), et l’UDF (1,6 million).


© Philippe Randa est Ă©crivain, chroniqueur politique (www.philipperanda.com) et Ă©diteur (www.dualpha.com). Ses chroniques sont libres de reproduction Ă  la seule condition que soit indiquĂ©e leurs origines, c’est-Ă -dire le site www.philipperanda.com.

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"Toutes nues", à la Galerie W. Expo et dédicace:; du 15 janvier au 5 février 2012...

27 DĂ©cembre 2011, 19:03pm

Publié par presssagrun

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Jeanne Balibar
Elodie Bouchez
Arielle Dombasle
Zita Hanrot
Mathilda May
Helena Noguerra
Karole Rocher
Sonia Rolland
Florence Thomassin
Alice Vial
Elsa Zylberstein
Veronique Vial-ElodieBouchez
Elodie Bouchez



VĂ©ronique Vial
« Toutes nues »
exposition et dédicace(s)

« Depuis des annĂ©es, je photographie des actrices - habillĂ©es, maquillĂ©es
 - pour des magazines. Les comĂ©diennes Ă©tant une grande source de complicitĂ© dans mon travail, j’ai eu envie de combiner leur jeu et le mien : j’ai proposĂ© Ă  certaines de faire un strip-tease. Chacune a choisi un personnage, un lieu, une interprĂ©tation. »

Une quinzaine de photos grand format (80x120 et 120x160)
Et un mur de deux cents photos format portrait (30x40)
du vendredi 27 janvier au dimanche 5 février 2012



« DĂ©crochez-moi ! ». Un mur clin d’Ɠil Ă  l’esprit ludique et Ă  la formidable Ă©lĂ©gance de ces comĂ©diennes : l’accrochage d’un ensemble de deux cent photos - originales et uniques - format portrait (30x40), tirage argentique, marge blanche, annotĂ©es et signĂ©es par VĂ©ronique Vial.

« J’y Ă©tais ».

Une autre actrice a aussi jouĂ© le jeu avec beaucoup d’amusement et de travail. Elle n’est pas dans la liste ci-dessus. Elle sera Ă©galement exposĂ©e.
A suivre


DĂ©dicace(S) du livre
« Toutes nues pour Véronique Vial »
Editions Fetjaine
Couverture Livre - VĂ©ronique Vial Samedi 28 janvier
16h - 19h

Dimanche 29 janvier
15h - 19h

 




Galerie W | info@galeriew.com | 01 42 54 80 24
44 rue Lepic Paris 18 | 10h30 / 20h00 | 7/7 jours

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Pourquoi l'Union européenne est-elle réticente à des sanctions contre l'Iran ?...

27 DĂ©cembre 2011, 18:51pm

Publié par presssagrun

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Sanctions contre TĂ©hĂ©ran – Pourquoi l’Union europĂ©enne est-elle hĂ©sitante ?

Par Matthias KĂŒntzel

« La Grande Bretagne est isolĂ©e ! Â» VoilĂ  comment de nombreux gros titres de commentateurs allemands ont rĂ©sumĂ© le rĂ©sultat du dernier sommet de l’Union EuropĂ©enne (UE). L’hebdomadaire allemand « Die Zeit Â» a mĂȘme vu la « force Â» avec laquelle la Grande Bretagne « a Ă©tĂ© repoussĂ©e de l’Europe continentale Â» comme un signe de « renaissance Â» pour l’Europe et de « division â€Š. de l’Occident. [1]

Je ne vais pas le pencher ici sur le dĂ©bat sur l’union fiscale, mais plutĂŽt sur une autre « division de l’Occident Â» et sur un danger que mĂȘme les politiques fiscales les plus robustes ne pourront pas Ă©liminer : le risque d’une bombe iranienne ou d’une bombe sur l’Iran.

LĂ -dessus Berlin et Londres sont Ă©galement diamĂ©tralement opposĂ©s, bien que dans une diffĂ©rente constellation : alors que la politique iranienne de Londres peut compter sur l’approbation des Etats-Unis et d’acteurs importants de l’UE, l’approche de Berlin envers l’Iran est plus isolĂ©e qu’il n’y paraĂźt en surface. La discussion sur la banque centrale iranienne le dĂ©montre bien.

Lutte au sujet de la Banque Centrale Iranienne (BCI)

Aujourd’hui, les sanctions sur la banque centrale iranienne sont perçues comme l’instrument-clĂ© pour Ă©viter la guerre tout en mettant un terme aux ambitions nuclĂ©aires du rĂ©gime. Par consĂ©quent, le CongrĂšs amĂ©ricain a entĂ©rinĂ© le « Iran Threat Reduction Act (loi sur la rĂ©duction de la menace iranienne), qui interdit aux banques Ă©trangĂšres d’opĂ©rer aux Etats-Unis si elles mĂšnent des transactions avec la BCI. « Cela peut causer des difficultĂ©s Ă  court terme pour le marchĂ© mondial du pĂ©trole, et cela peut irriter certains de nos alliĂ©s Â» a expliquĂ© Howard Berman, membre du CongrĂšs, « mais c’est nĂ©cessaire, car mettre un terme au programme nuclĂ©aire iranien est d’une importance stratĂ©gique capitale et nous allons manquer de temps. Â» [2]. Le souci de Berman concernant « certains de nos alliĂ©s Â» fait particuliĂšrement rĂ©fĂ©rence Ă  Berlin.

Alors que la Grande Bretagne a rompu toute connexion avec la BCI et que des appels similaires ont Ă©tĂ© lancĂ©s par la France et d’autres pour geler les comptes de la BCI en Europe, Berlin a choisi une diffĂ©rente approche. « Le gouvernement fĂ©dĂ©ral ne soutient pas cette demande. Â» [3] Pourquoi ?

Parce que  «  l’Allemagne, avant la France et l’Italie, est de loin le pays ayant le plus gros volume d’affaires traitĂ©es avec l’Iran Â» a expliquĂ© le Frankfurter Allgemeine Zeitung. « En cas de sanctions beaucoup plus sĂ©vĂšres, ces affaires pourraient ĂȘtre menacĂ©es. Â» Il y a « des voix puissantes au sein du gouvernement fĂ©dĂ©ral qui ne veulent pas mettre en pĂ©ril les affaires germano-iraniennes tant que celles-ci pourraient ĂȘtre reprises par des sociĂ©tĂ©s d’autres rĂ©gions comme la Russie ou l’Asie. Â»[4]

Bien sĂ»r, Berlin veut Ă©galement empĂȘcher l’Iran de fabriquer des armes nuclĂ©aires. Mais les affaires sont prioritaires. Selon le Spiegel, le ministre allemand de l’Economie et de la Technologie Philipp Rösler est Â« fondamentalement d’accord avec l’usage d’un boycott plus sĂ©vĂšre pour rĂ©pondre Ă  la menace nuclĂ©aire iranienne, tant que « les contrats existants qui ont Ă©tĂ© autorisĂ©s dans le passĂ© ne sont pas trop affectĂ©s Â», comme l’ont annoncĂ© les fonctionnaires de son ministĂšre. Â» [5] Ceci est un argument absurde. Cependant l’Allemagne dĂ©tient la clĂ© technologique qui pourrait paralyser l’économie de l’Iran : deux tiers des sociĂ©tĂ©s industrielles iraniennes et trois quarts des petites et moyennes entreprises utilisent des machines et Ă©quipements d’origine allemande. C’est pourquoi « les Iraniens dĂ©pendent entiĂšrement des piĂšces dĂ©tachĂ©es et fournisseurs allemands » a affirmĂ© Michael Tockuss, l’ancien prĂ©sident de la Chambre du Commerce et de l’Industrie germano-iranienne Ă  TĂ©hĂ©ran. [6] Donc, le concept de sanctions occidentales est menacĂ© par les prioritĂ©s de Philipp Rösler.

L’Allemagne au cƓur des discussions

A la fin d’Octobre 2011, David Cohen, le sous secrĂ©taire du dĂ©partement du TrĂ©sor amĂ©ricain, responsable des sanctions contre l’Iran s’est rendu Ă  Berlin et dans d’autres capitales europĂ©ennes pour convaincre les EuropĂ©ens de la nĂ©cessitĂ© de sanctions contre la BCI.[7] Lorsque les ministres des affaires Ă©trangĂšres de l’UE ont discutĂ© du dossier iranien le 14 novembre, l’Allemagne, « en tant que principal exportateur europĂ©en vers l’Iran, et en tant que pays ayant la plus lourde responsabilitĂ© historique envers IsraĂ«l, [Ă©tait] au cƓur de ces dĂ©bats. Â» [8] Il n’y eut cependant aucun rĂ©sultat de cette rencontre et celle-ci fut ajournĂ©e au 1er dĂ©cembre 2011.

Entre-temps, la pression s’est intensifiĂ©e sur les pays hĂ©sitants : l’Allemagne, de mĂȘme que l’Italie, la Finlande et la SuĂšde. Le 21 novembre, le prĂ©sident amĂ©ricain a qualifiĂ© la BCI de « problĂšme de blanchiment d’argent Â» et a lancĂ© un avertissement contre toute coopĂ©ration avec cette derniĂšre. Le jour mĂȘme, le Canada et la Grande Bretagne ont unilatĂ©ralement rompu leurs liens avec la BCI alors que le prĂ©sident français Nicolas Sarkozy a non seulement lancĂ© un appel au boycott de la BCI, mais aussi Ă  l’arrĂȘt de l’importation de pĂ©trole iranien en Europe. [9]

Le 30 novembre, un jour aprĂšs l’attaque organisĂ©e contre l’ambassade britannique Ă  TĂ©hĂ©ran, David Cohen est retournĂ© au bureau de la ChanceliĂšre allemande pour prĂŽner un boycott de la banque centrale. «  Le message de ce visiteur Ă©tait clair Ă  Berlin : ce n’est qu’aprĂšs avoir Ă©puisĂ© toutes les possibilitĂ©s en termes de sanctions que l’option militaire pourra ĂȘtre exclue. Â»[10] Le 1er dĂ©cembre, les ministres des affaires Ă©trangĂšres de l’UE ont continuĂ© leurs dĂ©bats sur l’Iran. Quels ont Ă©tĂ© les rĂ©sultats ?

MĂ©nagements aprĂšs l’attaque de l’ambassade

Le gouvernement fĂ©dĂ©ral allemand est restĂ© dĂ©terminĂ© et a continuĂ© Ă  rejeter les sanctions contre la BCI. Il s’est cependant joint Ă  l’appel Ă  un embargo europĂ©en sur les importations de pĂ©trole, une mesure qui a bien moins d’impact sur les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques de l’Allemagne. Les trois premiers trimestres de 2010, seulement 1.8 % des importations de pĂ©trole en Allemagne provenaient d’Iran. En 2011, ce chiffre a continuĂ© Ă  baisser jusqu’à 0.86 %. [11]

NĂ©anmoins, la deuxiĂšme rĂ©union des ministres des Affaires EtrangĂšres europĂ©ens n’a pas rĂ©ussi non plus Ă  accroĂźtre la pression sur l’Iran.   La banque centrale iranienne n’est mĂȘme pas mentionnĂ©e dans la dĂ©claration finale et la dĂ©cision d’embargo sur le pĂ©trole a Ă©tĂ© remise Ă  plus tard puisque les conditions Ă©conomiques difficiles dans des pays comme la GrĂšce et l’Espagne excluent prĂ©tendument une telle mesure. Maintenant des « experts techniques Â» sont en train de traiter cette recommandation et le dĂ©bat a Ă©tĂ© ajournĂ© jusqu’à la fin janvier, selon Catherine Ashton, chef de la politique Ă©trangĂšre de l’UE. [12] RĂ©sultat vraiment monumental ! Il n’est pas Ă©tonnant de voir que mĂȘme Bloomberg.com, un service d’information spĂ©cialisĂ© en Ă©conomie, a tournĂ© cette rĂ©union en dĂ©rision : « Qui aurait pu penser qu’une semaine qui a vu des manifestants saccager l’ambassade britannique Ă  TĂ©hĂ©ran se termine avec une Europe qui manque de rĂ©solution envers le rĂ©gime iranien ? Â» [13]

NĂ©anmoins, les ministres des Affaires EtrangĂšres ont condamnĂ© l’assaut de l’ambassade britannique Ă  TĂ©hĂ©ran et ont promis de rĂ©pondre avec des mesures appropriĂ©es. [14] Mais le mĂȘme jour, le ministre des Affaires EtrangĂšres allemand M. Westerwelle a annoncĂ© qu’il avait l’intention de recevoir le ministre des Affaires EtrangĂšres iranien Ali Akbar Salehi pour des nĂ©gociations bilatĂ©rales. [15] Les deux ministres se sont rencontrĂ©s Ă  Bonn le 4 dĂ©cembre 2011.

Les négociations Westerwelle-Salehi

Alors que Londres a rĂ©agi Ă  l’attaque de l’ambassade par le renvoi de 25 personnes qui travaillaient Ă  l’ambassade d’Iran Ă  Londres, l’ambassadeur iranien Ă  Berlin a exprimĂ© sa satisfaction au sujet des relations de son pays avec l’Allemagne : « Nos ministres se sont parlĂ© au tĂ©lĂ©phone. Il se peut que notre ministre des Affaires EtrangĂšres vienne Ă  Bonn pour la confĂ©rence sur l’Afghanistan. Et M. Westerwelle a sollicitĂ© une rĂ©union entre les deux ministres. Â» [16]

Pourtant, l’UE a interdit prĂ©cisĂ©ment Ă  Ali Akbar, l’actuel ministre des affaires Ă©trangĂšres, l’accĂšs Ă  l’UE parce que, en tant qu’ancien directeur de l’Organisation de l’Energie Atomique Iranienne, il a jouĂ© un rĂŽle essentiel dans le dĂ©veloppement des armes nuclĂ©aires. [17] Au dĂ©but 2011, le prĂ©sident iranien Ahmadinejad l’a nommĂ© ministre des Affaires EtrangĂšres. C’est pour cette raison que l’UE a levĂ© l’interdiction de voyager de Salehi en mai 2011. TĂ©hĂ©ran a appris comment une personne sous l’emprise de sanctions pouvait se libĂ©rer de celles-ci : il suffit de promouvoir la personne Ă  un rĂŽle de ministre. [18]

Une rencontre avec un reprĂ©sentant de ce rĂ©gime niant l’Holocauste est dĂ©jĂ  une raison suffisante de se plaindre. Mais aucune plainte n’a Ă©tĂ© entendue en Allemagne.

La situation a Ă©tĂ© encore davantage exacerbĂ©e par le rapport de l’AEIA du 8 novembre 2011 qui a apportĂ© la preuve des recherches en armement nuclĂ©aire en lran. Quatre semaines plus tard, M. Westerwelle a rencontrĂ© une personne importante de ce programme d’armement nuclĂ©aire en agissant comme si ce rapport n’existait pas. L’Allemagne est le seul pays en Occident Ă  pratiquer ce genre de dialogue. Elle fait comprendre au rĂ©gime iranien qu’il a un partenaire au sein de l’UE qui cherche Ă  contrecarrer les efforts occidentaux de pression sur le rĂ©gime. Ce n’est certainement pas un moyen d’entraver le programme d’armement nuclĂ©aire iranien.

Cela a Ă©tĂ© confirmĂ© par M. Salehi aprĂšs sa rencontre avec son homologue allemand. « L’unitĂ© des EuropĂ©ens n’est que superficielle Â», a-t-il affirmĂ© dans un entretien avec l’agence de presse allemande Mehr News . « Chaque membre poursuit ses propres intĂ©rĂȘts 
. Ils [« les EuropĂ©ens Â»] ont cette approche axĂ©e sur le profit, et avec un tel clivage,  les sanctions ne peuvent pas ĂȘtre imposĂ©es. Â» [19]

La question demeure de savoir comment cette politique peut se concilier avec les dĂ©clarations pro-israĂ©liennes de la ChanceliĂšre allemande. Y a-t-il un gouffre entre le bureau de la ChanceliĂšre allemande et le ministĂšre des Affaires EtrangĂšres en ce qui concerne l’Iran ? [20] Probablement pas tant que ça. Il n’y a jamais eu de ministre des Affaires EtrangĂšres aussi affaibli et un Chancelier aussi fort concernant la politique Ă©trangĂšre. Nous devons donc soupçonner Angela Merkel d’ĂȘtre d’accord avec la politique iranienne de l’Allemagne. AprĂšs tout, le rejet d’action unilatĂ©rale contre l’Iran peut lui ĂȘtre attribuĂ©.

Coalition des DĂ©tracteurs

Si le gouvernement fĂ©dĂ©ral allemand Ă©tait vraiment concentrĂ© sur un « resserrement rapide et robuste Â» des sanctions, l’Allemagne aurait depuis longtemps rejoint la coalition menĂ©e par la France et la grande Bretagne depuis 2007. Berlin l’a rejetĂ© Ă  plusieurs reprises. Une exception s’est produite le 26 janvier 2010. Ce jour lĂ , et en compagnie du prĂ©sident israĂ©lien Simon Peres, la ChanceliĂšre a dĂ©clarĂ© que l’Allemagne est « prĂ©parĂ©e, avec un groupe d’Etats volontaires, Ă  imposer des interdictions plus strictes sur le commerce avec l’Iran. Â»[21]

Un embargo sur le commerce par un « groupe d’Etats volontaires», par exemple l’Allemagne et l’Italie, pourrait ĂȘtre vraiment efficace. D’aprĂšs des statistiques du Bureau Allemand du Commerce ExtĂ©rieur en septembre 2007, les sociĂ©tĂ©s allemandes sont leaders sur le marchĂ© dans sept des neuf secteurs d’ingĂ©nierie en Iran. L’Italie est en tĂȘte de liste dans les deux catĂ©gories finales. [22] Une partie essentielle de l’économie iranienne repose entre les mains des Allemands et des Italiens sans la capacitĂ© des Chinois ou des Russes Ă  intervenir avec des piĂšces dĂ©tachĂ©es Ă  la derniĂšre minute.

Si la France rejoignait ce « groupe d’Etats volontaires Â», la pression sur TĂ©hĂ©ran serait encore plus immense. AprĂšs tout, dans les huit premiers mois de 2011, 64% de toutes les exportations europĂ©ennes vers l’Iran provenaient de ces trois pays. (Valeur totale : 6.7 milliards d’euros). L’Allemagne est en tĂȘte de liste avec un volume d’exportations Ă©quivalent Ă  un montant de 2 milliards d’euros, suivie par l’Italie (1.2 milliards d’euros) et la France (1.1 milliard). [23]

Mais en fĂ©vrier 2010, la ChanceliĂšre allemande a refusĂ© toute « coalition d’Etats volontaires» et a dĂ©clarĂ© : « En tant qu’EuropĂ©ens, nous voulons prendre toutes les mesures ensemble. Â» [24] Ceci, nĂ©anmoins, correspond davantage Ă  une « coalition des dĂ©tracteurs Â». Prendre toutes les mesures ensemble revient Ă  laisser la vitesse et la portĂ©e des sanctions au pays les moins enclins Ă  prendre des sanctions.

C’est lĂ  que rĂ©side le caractĂšre exemplaire de la nouvelle politique iranienne de la Grande-Bretagne : elle a renforcĂ© la variante de politique unilatĂ©rale avec son boycott unilatĂ©ral et dĂ©cisif de la BCI. Elle l’a fait passer au lieu d’attendre un consensus des 27 Etats membres de l’UE et a Ă©galement montrĂ© quels moyens sont disponibles pour l’Allemagne si elle voulait vraiment empĂȘcher l’Iran d’obtenir la bombe ou d’éviter une bombe sur l’Iran.

En ce moment, les gros titres des mĂ©dias europĂ©ens sont dominĂ©s par les dĂ©ficits budgĂ©taires d’Etats membres de l’UE. Berlin prĂ©vaudra peut-ĂȘtre avec son concept d’ Â« union fiscale Â». Il me paraĂźt pourtant assez improbable que l’Europe, sous la direction de l’Allemagne, accepte la bombe nuclĂ©aire iranienne. La dĂ©cision sur la direction Ă  prendre par l’UE reste ouverte. Elle a juste Ă©tĂ© repoussĂ©e jusqu’à la fin janvier.

 

Références

[1]Bernd Ulrich, StÀrker, besser mehr, in DIE ZEIT, December 15, 2011.

[2] Iran sanctions bill worth the risk of market disruption, auf: http://thehill.com/blogs/floor-action/house/199241-dem-lawmaker-iran-sanctions-bill-worth-the-risk-of-oil-market-disruption, December 13, 2011.

[3] Daniel Brössler, Sanktionen gegen Iran wegen Atomprogramm – Westerwelle pocht auf Öl-Embargo-Politik, in: SĂŒddeutsche Zeitung (SZ), November 28, 2011.

[4] Berlin fĂŒr ‘deutliche VerschĂ€rfung’ der Iran-Sanktionen, in: FAZ, November 23, 2011.

[5] Boykott gegen die Bombe, in: Der Spiegel 46/2011, November 14, 2011, p. 86. Emphasis added by author.

[6] Interview with Michael Tockuss, Focus Online, February 12, 2006; see also: Matthias KĂŒntzel, “Berlin, The Ayatollahs, And The Bomb”, in: The Journal of International Security Affairs, Number 18, Spring 2010, pp. 39-46.

[7] Matthias RĂŒb, Amerika dringt auf Iran-Sanktionen, in: FAZ, 26.10.2011.

[8] Berlin Considers Stronger Sanctions: US and Israel Demand Greater Measures against Tehran, on: Spiegel-Online, November 16, 2011.

[9] France urges freeze on Iranian oil purchases, central bank assets, on: httw://www.theglobeandmail.com, November 21, 2011.

[10] Dieter Bednarz, Quellen austrocknen, in: Spiegel 49/2011, p. 112.

[11] Bundesamt fĂŒr Wirtschafts- und Ausfuhrkontrolle, Rohölimporte September 2011, auf: http://www.bafa.de.

[12] L’UE renfoce les sanctions sur l’Iran et envisage une interdiction du pĂ©trole, sur www.reuters.com, December 1, 2011. Le passage correspondant tirĂ© de la dĂ©cision du Ministre des Affaires EtrangĂšres et formulĂ© comme suit: “ le Conseil a acceptĂ© d’élargir des sanctions existantes, en examinant, en coordination Ă©troite avec des partenaires internationaux, des mesures supplĂ©mentaires incluant des mesures visant Ă  affecter durement le systĂšme financier iranien, dans les secteurs du transport, de l’énergie, des mesures contre les Gardiens de la RĂ©volution Iranienne, de meme que dans d’autres domaines. Le Conseil a chargĂ© des organismes du Conseil prĂ©paratoire d’élaborer davantage ces mesures pour les adapter, au plus tard pour le prochain Conseil des Affaires EtrangĂšres Â». 3130th Foreign Affairs Council meeting, Brussels December 1, 2011, Council conclusions on Iran

[13] EU Wimps Out on Oil Sanctions to Halt Iran’s Nuclear Drive, on: http://bloomberg.com , December 1, 2011.

[14] 3130th Foreign Affairs Council meeting, Brussels December 1, 2011, Council conclusions on Iran.

[15] Sebastian Fischer, Washington fĂŒrchtet Alleingang Israels, in: Spiegel-Online, December 1, 2011.

[16] “Wir sind an Sanktionen gewöhnt”. Interview with Iran’s Ambassador in: Spiegel-Online, December 1, 2011.

[17] Council Decision of 26 July 2010, in: Official Journal of the European Union, 27 July 2010, L 195/61.

[18] Iran Sanctions E-Z Pass. Tehran officials exploit a loophole to travel the world, in: Wall Street Journal, August 11, 2011.

[19] Parisa Hafezi and Ramin Mostafavi, Iran says EU will not impose oil sanctions, December 11, 2011, in http://uk.reuters.com.

[20] This impression could have arisen in May 2011, since Angela Merkel was the one who enabled sanctioning of the European-Iranian Trade Bank in Hamburg, thereby stopping the Foreign Office, which had sought to expand the bank’s areas of activity. cf. Matthias KĂŒntzel, Berlin lĂ€sst iranische Bank fallen, May 15, 2011, at: http://www.matthiaskuentzel.de/contents/berlin-laesst-iranische-bank-in-hamburg-fallen.

[21] Merkel und Peres einig ĂŒber Iran-Politik, in: FAZ, January 27, 2010

[22] Bundesagentur fĂŒr Außenwirtschaft und Verband Deutscher Maschinen- und Anlagenbau e. V., WachstumsmĂ€rkte im Nahen und Mittleren Osten, Cologne 2007, p. 10, 35, 73, 86, 119, 151, 163, 187 and 226.

[23] Eurostat, November 25, 2011.

[24] Interview with Angela Merkel, in: FAZ, Februar 25, 2010.

 

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Annah Aldridge au sentier des Halles: le 28 décembre 2011...

26 DĂ©cembre 2011, 20:29pm

Publié par presssagrun

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Le
Sentier des Halles
5
0 rue d’Aboukir, Paris (2e)
MĂ©tro Sentier (ligne 3)
http://www.lesentierdeshalles.fr

Hannah Aldridge est une auteur/compositeur folk originaire de Muscle Shoals, Alabama, reconnue pour l'Ă©motion de sa plume et de sa voix.

 

Avec la sortie de son album progressif et envoutant « Wanderer » cette année, cette jeune artiste a retenu l'attention de la presse
(No'Ala, Oxford Magazine, Alabama Magazine, etc...),
des médias (Fox) et du public américain comme une des révélation de l'année.


plus d’informations :

http://www.lesentierdeshalles.fr/soiree/756

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