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Roms de Marseille: faut-il choisir entre la milice et la police ? ...

28 Septembre 2012, 23:21pm

Publié par presssagrun

Communiqué LDH

Paris, le 28 septembre 2012

Roms de Marseille : faut-il choisir entre la police et la milice ?

Au lendemain de la réhabilitation par un leader de l’UMP de la notion détestable de « racisme anti-blanc », dans la foulée d’expulsions spectaculaires de camps de Roms menées à l’initiative du gouvernement, des habitants du nord de Marseille ont cru devoir accélérer les procédures et passer aux travaux pratiques directs, en organisant une descente sur l'un de ces camps, molestant ses habitants et incendiant leurs habitations de fortune. La raison avancée – une série de cambriolages – quelle qu'en soit la réalité, ne peut en aucune façon justifier ces actes de violence : ils sont insupportables autant qu'illégaux. Leur gravité est extrême et c'est bien tout un groupe de population – vieillards, femmes, enfants – qui se retrouve victime dans une sorte de punition collective totalement hors du droit.

La LDH affirme qu'il serait extrêmement regrettable que les responsables politiques ne prennent pas la mesure de l'événement. La passivité des pouvoirs publics en amont de ce drame, l'absence de solution positive pérenne, les propos, pour le moins très ambigus, d’élus locaux ne peuvent qu’inquiéter toutes celles et tous ceux qui ont à cœur le respect de la loi et des droits attachés aux personnes.

La LDH affirme que la politique de destruction des camps et d'expulsion des personnes est dangereuse et inefficace.

Dangereuse, parce qu'en attisant le rejet, on semble légitimer la violence.

Inefficace, parce que sans la mise en sécurité des personnes, les mêmes causes produisant les mêmes effets, d'autres camps avec les mêmes misérables errants s'organiseront.

La LDH attend des élus et des représentants de l'Etat qu'elles et ils veillent à ce que, dans un Etat de droit, l’exercice de la justice ne puisse appartenir à des personnes privées. La justice, le droit, la loi, les droits, tout le monde y a droit, les Roms aussi.

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En moins de trois semaines, 8 agressions graves ont eu lieu dans des établissements scolaires...

28 Septembre 2012, 17:42pm

Publié par presssagrun

Étranglée par un élève en classe ! etc...

En moins de trois semaines, 8 agressions graves ont eu lieu dans des établissements scolaires :

  • à Paris, un élève projette le proviseur adjoint contre une armoire, se jette sur elle et l'étrangle : huit policiers ont dû intervenir pour maîtriser le jeune en furie. Toujours dans le même établissement, deux jours auparavant, un élève avait menacé son professeur avec une telle violence que ce dernier avait fait jouer son droit de retrait ;

  • à Marseille, un élève s'est jeté sur une surveillante et l'a frappée à coups de pied ;

  • à Buxerolles, à côté de Poitiers, une mère d'élève arrache les lunettes d'une enseignante en pleine classe avant de lui envoyer un violent coup de pied dans le ventre. Deux jours après, dans une autre classe du même collège, un élève de quatrième gifle son professeur de sport en plein cours ;

  • à Bordeaux, un élève roue de coups son professeur.

  • en Vendée, un élève roue de coups de poing la principale de son établissement

  • à la Seyne-sur-Mer, une collégienne de 14 ans frappe son professeur de français au visage

Pourtant, beaucoup minimisent encore les violences quotidiennes que doivent affronter les professeurs.

Fréquenter certains établissements est risqué pour les élèves comme pour les enseignants. Aussi je vous demande d'agir maintenant pour sauver nos écoles, en signant la pétition pour en finir avec la violence à l’école.

Nous avons 15 jours pour agir. Le Ministre de l'Éducation est en train de rédiger une nouvelle loi d'orientation pour l'école. Il faut le pousser à y inscrire des mesures d'urgence pour rétablir l'autorité des professeurs et le calme dans toutes les écoles.

Car ce qui vient de se passer arrive tous les ans dans nos établissements.



Septembre 2010 : le professeur se laisse massacrer

Lundi 6 septembre 2010 : nous sommes dans un paisible collège du Limousin.

Dans la cour de récréation, les élèves sont attroupés autour d'une scène stupéfiante, effroyable : un professeur de sport, spécialiste de boxe et de close-combat, est en train de se faire massacrer par quatre maigrichons de 15 ans.

Les jeunes se déchaînent sur lui mais le professeur se laisse faire, sans réagir. Comment est-ce possible ? Tout a commencé quelques heures plus tôt...


Jean-Pierre vient de faire sa rentrée, au collège Firmin Roz de Baubreuil, près de Limoges.

Il le sait, c'est peut-être une de ses dernières années de carrière. C'est donc avec émotion qu'il découvre la nouvelle classe de 4è. Les élèves sont heureux, eux aussi. Ils ont mis leur jogging et leurs baskets toutes neuves.


Mais voilà que, au milieu du cours, quatre garçons de 15 ans s'approchent, menaçants. Ils n'ont rien à faire là : ce sont des anciens élèves, et aucun d'entre eux n'a laissé de souvenir impérissable.

Que viennent-ils faire ? Personne n'en sait rien, mais ils se mettent à invectiver brutalement une jeune élève de 13 ans.


Rien qu'à leur voix, ils font peur : leurs injures sont immondes, dégradantes.

Et ils ne s’en tiennent pas aux mots. Un des voyous se met à ramasser des pierres et les jette sur la jeune fille. Les autres l’imitent. La pauvre est violemment touchée au visage.

Dès qu’il voit cela, le prof de sport se précipite vers la jeune fille pour la protéger, faisant fuir les agresseurs.

Jean-Pierre prend les mesures qui s'imposent dans ce type de situation : aller à l'infirmerie, avertir les autorités. Déjà sonne la fin du cours. Les élèves se dispersent, très secoués par ce qui vient de se passer. Jean-Pierre reste seul et se dirige vers le portail du collège...

C'est alors que les quatre voyous surgissent derrière lui. à quatre contre un, ils n'ont aucun mal à le frapper de tous les côtés.

Coups de pieds, coups de poings, ils déchaînent leur rage sur ce professeur qui a osé s'interposer, alors qu'ils venaient régler son compte à une petite fille...

Mais c'est là que se produit le plus incroyable de cette histoire.

Jean-Pierre, en réalité, garde la tête parfaitement froide alors que pleuvent sur lui les coups. Il réfléchit posément à ce qu'il va faire. Il connaît tous les gestes de self-défense et les clés de bras qui lui permettraient de mettre immédiatement les délinquants hors de combat. MAIS JEAN-PIERRE DÉCIDE SCIEMMENT DE LES LAISSER FAIRE !!!

En effet, il sait quelles seraient les conséquences pour lui, s'il osait réagir : « Il valait mieux que je ne réplique pas. J'aurais été en tort », a-t-il expliqué ensuite à la presse.


Novembre 2009

Vous vous souvenez sans doute de l’histoire atroce de notre collègue Claudine Lespagnol, professeur d’anglais au Lycée Jean-Lurçat dans le 13ème arrondissement de Paris 1.

Claudine avait demandé à ses élèves d’arrêter de téléphoner et d’envoyer des SMS en classe. Elle n’a pas confisqué de téléphone puisque, comme vous le savez, c’est interdit.

Résultat immédiat, ses élèves ont signé - à la quasi-unanimité de la classe - une lettre au proviseur dans laquelle ils lui « conseillent vivement d'opérer un changement de prof ».


Ils lui envoient, à elle aussi, une lettre (qu’elle publiera dans la presse) lui demandant d’arrêter les remarques au sujet de leur téléphone portable :

« Si ce n’est pas le cas et qu’il n’y a aucun effort de changement de votre part, nous n’avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc... »...

De plus, pour la « punir », ils lui volent la clé USB sur laquelle elle a ses cours.

Claudine attendra un mois pour qu'enfin l'inspecteur d'académie se déplace.

 Et encore : il s'est contenté d'un simple rappel à l'ordre, sous le faux prétexte que « les punitions collectives » sont interdites par le règlement !!!

La seule marque de solidarité qu’elle ait reçue est celle de ses collègues, qui ont débrayé.

Ces agressions ignobles envers nos professeurs seraient normalement passibles de poursuites pénales, pour vol et injures, peut-être même pour menaces, s’ils étaient des citoyens lambda.

Mais seulement voilà : Les collègues, Claudine, Jean-Pierre ne sont que de simples professeurs de l’Éducation nationale.

Dans leur cas, les Droits de l’homme semblent ne pas s’appliquer !!

Des histoires comme celles là, il n’y en a pas une à chaque rentrée mais des milliers dans l’année.

La seule année où un chiffre a été publié, 82 000 actes de violences avaient été recensés dans l’année. C’était en 2006. Le chiffre remontait à l’année scolaire 2004-2005. Il a tellement choqué que le Ministre de l’époque a préféré casser le thermomètre... et mettre un couvercle définitif sur le décompte !

Jusqu’à quand les professeurs vont-ils continuer à se laisser menacer et humilier sans que personne n’agisse ?

N’y aura-t-il personne pour faire la moindre remarque aux élèves, pour qu’ils arrêtent de cracher sur leurs professeurs, et parfois pire encore ?

C’est pourquoi je vous demande de signer la pétition au ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon, en solidarité avec les professeurs agressés.

Ce qui se passe dans nos écoles est d’une gravité sans précédent. Les professeurs doivent recevoir notre soutien, il y va de notre dignité.

Personnellement, si après avoir demandé à mes élèves d’arrêter de jouer avec leur portable en classe, je recevais de leur part un tissu d’insultes aussi violentes, et que la hiérarchie leur donnait raison, je me sentirais humilié, sali, déshonoré, jusqu’au plus profond de moi-même.

Heureusement, il semble que les professeurs soient d’une force morale exceptionnelle, et qu’ils tiennent le choc jusqu’à présent.

Mais ce n’est pas une raison pour les laisser tout seuls avec des élèves qui ont de moins en moins de limites. C’est pourquoi signer cette pétition est si important. Et j’espère que vous la transmettrez immédiatement à tous vos contacts, professeurs et non professeurs !!


Les élèves le savent : circulaire après circulaire, toute la réglementation que le ministère de l’Éducation Nationale a savamment écrite jour après jour, est là pour défendre « l’enfant roi » contre la « tyrannie »de l’enseignant, pour que le professeur n’abuse pas de sa supériorité d’adulte...

Il faut bien reconnaître que nous-mêmes, nous ne savons parfois plus ce que nous avons le droit de faire. Chaque fois que l’on réprimande un élève, on se demande toujours si on en a bien le droit.

D’ailleurs, les élèves sont les premiers à vous le faire remarquer : « M’sieur, vous avez pas le droit de faire ça ». Ils vous expliquent ce qui est interdit. Avisez-vous de leur demander de se taire, certains osent vous rétorquer qu’on est en démocratie et que tout le monde a le droit de s’exprimer !

Et n’oubliez pas que, de votre côté, ce n’est pas la même chose. Si un élève vous menace, il faut qu’il vous menace deux fois avant que vous ne puissiez faire quelque chose. Les avertissements ? Depuis trois ans, il est interdit de les faire figurer sur le bulletin scolaire.

Ça rime à quoi ?

Aujourd’hui, on a ruiné l’autorité des professeurs parce que l’on a considéré que l’autorité c’est l’application d’une procédure.

Le résultat est tout simplement CATASTROPHIQUE, et ce sont les élèves eux-mêmes qui en sont les victimes également.

Car si nous ne pouvons plus faire cours, que vont-ils apprendre ? Comment peuvent-ils préparer leur avenir ???

Notre devoir d’éducateurs est de mettre fin à cette situation ubuesque. Mais pour l’heure, il y a vraiment le feu à la maison et je vous demande de signer la pétition.

Je vous demande à vous, et à tous les parents, professeurs, grands-parents, de vous mobiliser en faveur d'un changement radical de politique éducative dans nos écoles.

C'est maintenant que tout se joue. Le Ministre de l'Éducation, Vincent Peillon prépare une nouvelle loi d'orientation pour refonder l'école, elle sera présentée en décembre au Parlement. Cette loi doit comporter des mesures d'urgence pour mettre fin à la violence à l’école.
Je vous demande de signer d'urgence la pétition préparée par SOS Éducation2 pour le ministre de l’Éducation.

Il faut avoir le courage de le reconnaître : on est allé trop loin dans la volonté de laisser les élèves exprimer librement leurs pulsions, leur agressivité, leur violence dans les écoles.

Les adultes ne doivent pas avoir peur d'exiger un minimum de respect et de mesure de la part des enfants.

 ***

Le mot "autorité" n'est pas un gros mot


Le mot autorité ne doit plus être considéré comme un gros mot. Et c'est pareil pour le mot discipline.

Car la vérité, c'est que l'autorité des adultes est indispensable pour protéger les élèves eux-mêmes. On le voit : le laxisme est la voie la plus rapide vers l'injustice, la dislocation sociale, la brutalité généralisée.

Ce n'est pas ce que nous voulons pour nos élèves, ni pour les professeurs, ni pour les écoles.

Il est faux de dire que les parents sont contre l'autorité des professeurs. C'est tout le contraire.

Tous les parents responsables savent que l'autorité des professeurs est nécessaire pour le bien de leurs enfants. Et les parents qui refusent cela n'ont aucun droit d'imposer à nos enfants la violence de leurs propres enfants.

Je vous tiendrai évidemment au courant des résultats et des suites que nous donnerons à cette action,

Sincèrement,


Antoine Blondel
Responsable des relations parents - professeurs
SOS Éducation

Je signe la pÉtition

Pour toute demande d'information au sujet de cet appel et de la garantie de confidentialité, merci de vous adresser à SOS Education, contact@soseducation.org - www.soseducation.org, association sans but lucratif déclarée selon la Loi de 1901 - Siret : 441 199 627 00031 - Déclaration CNIL : nï¿œ871 850 - Informations légales - 120, boulevard Raspail, 75006 Paris - Téléphone : 01 45 81 22 67 - Fax : 01 45 89 67 17

SOS Éducation
Association Loi 1901 sans but lucratif
120 boulevard Raspail - 75006 Paris
Tél. : 01 45 81 22 67 - Fax : 01 45 89 67 17

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Exposition des 21 lauréats du Concours Ateliers d'Art de France représentant chaque région, exposent du 17 au 23 octobre 2012 ...

27 Septembre 2012, 17:52pm

Publié par presssagrun

 

ATELIERS D'ART DE FRANCE

Les 21 lauréats du Concours Ateliers d'Art de France,
qui représentent chacun une région,
exposent du 17 au 23 octobre à l'Atelier d'Ateliers d'Art de France

Images intégrées 1

Lors de cette exposition parisienne, un jury national récompensera parmi les 21 artistes sélectionnés le lauréat national du Concours Ateliers d'Art de France en lui offrant une dotation de 5000 euros.

La Chambre des Métiers et de l'Artisanat d'Île-de-France, partenaire d'Ateliers d'Art de France, offrira également au lauréat un stand sur le Carrousel des Métiers d'Art et de Création qui se tiendra à Paris du 5 au 9 décembre.


Le Concours Ateliers d'Art de France a pour objet de mettre en lumière le talent des créateurs et métiers d'art
de l'ensemble de régions de France.
 

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"On ne peut pas lutter contre le système": à lire gratuitement sur Amazon pendant 2 jours ...

27 Septembre 2012, 17:26pm

Publié par presssagrun

On ne peut pas lutter contre le système gratuit pendant deux jours !


Et oui les amis ! Grande nouvelle puisque Amazon relance la machine de guerre avec une grosse promotion sur On ne peut pas lutter contre le système jusqu'au vendredi 28 septembre minuit. Le roman devient donc gratuit en version ebook pour deux jours !


Profitez-en immédiatement car vendredi minuit, le prix repassera à son niveau initial (2.99 euros).

 

J’ai pas de kindle ! Pas grave ! Vous pouvez télécharger les applications kindle pour PC, MAC, ipad, iphone qui vous permettront tout de même de découvrir ce magnifique roman d’action, drôle et profond à la fois (et je ne dis pas ça parce que j’en suis l’auteur ;-) )

 

J’ai pas le temps ! Pas grave non plus ! Téléchargez-le dès à présent et lisez-le dans une semaine, un mois, six mois, un an. Le tout est de profiter de cette offre exceptionnelle :-)

 

Ouah, c’est super, comment je fais pour faire partager ? Un clic sur j’aime, un partage sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google +, etc.), un petit mot à la machine à café de son entreprise, un coup de téléphone à ses amis ou à mamie, bref, n’hésitez pas à en parler autour de vous car vendredi soir, c’est terminé !

 

On tente la place n°1 sur Amazon ? ;-)

 

Pour le télécharger, c’est ici : On ne peut pas lutter contre le système

 

 

Pour les petits curieux, voici le quatrième de couverture :

 

Le système financier mondial vient de s’effondrer.
Tandis que les villes s’embrasent, Lawrence Newton, directeur du consortium HONOLA, est assassiné devant les caméras du monde entier.

Représailles ? Complot ? Vengeance ?
Quels sont les liens obscurs entre Lawrence Newton et le mouvement altermondialiste GreenForce ? Pourquoi un modeste agriculteur africain, un pédophile américain et un chercheur français deviennent-ils la cible de tueurs envoyés par les services secrets ? Qui est réellement Marty, ce mystérieux mercenaire parti protéger trois écologistes trop curieux ?

 

À la veille d’un sommet déterminant pour des millions d’européens, alors que HONOLA est sur le point de bouleverser les équilibres mondiaux, revivez la dernière semaine qui a changé le monde !

 

Après le succès de Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir, J. Heska revient avec un roman haletant au final explosif, qui vous fera voyager aux quatre coins du monde et vous plongera dans les coulisses du pouvoir où les apparences se révèlent souvent trompeuses…

 

Un peu plus ? extrait ? Critiques ? Bande-annonce? C’est sur la page officielle !

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Lancement du Concours: "A l'Ecole de la BD": du 1er octobre 2012 au 1er mars 2013 ...

27 Septembre 2012, 17:06pm

Publié par presssagrun

 

Lancement de la 39ème édition du Concours Caisse d’Epargne « A l’Ecole de la BD » du 1er octobre 2012 au 1er mars 2013

 

Paris, le 27 septembre 2012

Le Concours Caisse d’Epargne « A l’Ecole de la BD » est un concours destiné à tous les enfants scolarisés de la maternelle à la terminale ou accueillis au sein de structures associatives. Crée en 1984, ce plus important et ancien concours de bande dessinée francophone, a pour vocation de sensibiliser les jeunes à la bande dessinée et d'être un véritable tremplin pour ces auteurs en devenir.

 

La Caisse d’Epargne, le Centre Départemental de Documentation Pédagogique de la Charente et le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême lance la 39ème édition du Concours Caisse d’Epargne « A l’Ecole de la BD »

le 1er octobre 2012 . La clôture du concours est fixée au 1er mars 2013.

Edition 2012 - 2013 : un nouveau nom, un parrain de renom

A l’occasion de l’édition 2012-2013, le Concours de la BD Scolaire change d’appellation pour se nommer désormais

le Concours Caisse d’Epargne « A l’Ecole de la BD ». L’organisation de ce concours depuis 29 ans reflète bien le véritable engagement de la Caisse d’Epargne envers la jeune création et son accompagnement de « Jeunes Talents ».

Le Concours Caisse d’Epargne « A l’Ecole de la BD » est rituellement placé sous le parrainage d’un auteur de bande dessinée, qui réalise l’affiche et illustre les divers documents de promotion du concours. Cette nouvelle édition du concours est placée sous l'égide de

Mickael ROUX, dont la Caisse d’Epargne accompagne la sortie du prochain album « Gaspard et le phylactère magique» aux éditions Emmanuel Proust prévue en novembre 2012. Cet album de fiction a pour vocation d’emmener les lecteurs dans les arcanes de la création d’une bande dessinée.

Mickaël Roux est connu notamment pour avoir réalisé aux éditions Carabas les séries « Piraterie », « Beurk », « Jour de pluie » et « Les Passeurs », avant de rejoindre en 2012 les éditions Bamboo avec la série « Jeu de gamins ».

Comment y participer

Conçu sur un mode ouvert destiné à encourager la créativité, le

Concours Caisse d’Epargne « A l‘Ecole de la BD » laisse à tous les participants une totale liberté tant dans le thème traité, le genre dans lequel il s’inscrit et les outils graphiques utilisés. Les seules contraintes à respecter sont de développer un scénario cohérent comportant un début et une fin, et d’envoyer une ou plusieurs planches, selon l’âge du participant, avant le 1er mars 2013.

Toutes les

modalités de participation (règlement, bordereau d’envoi des oeuvres, affiche) sont consultables et téléchargeables sur le blog BD de la Caisse d’Epargne : http://blog.espritbd.fr/ Contact presse BPCE – Caisse d’Epargne Emilie Balderacchi : 33 (0)1 58 40 74 79 / 06 25 47 59 80 emilie.balderacchi@bpce.fr - www.bpce.fr Magalie Dubois : 33 (0)1 58 40 43 09 Magalie.dubois@bpce.fr Contact presse Mille & une vagues Adeline Ruiz : 33 (0)6 64 90 13 28 culture-ce@milletunevagues.com - 2/3 -

Les candidats pourront également y retrouver de

précieuses fiches conseil pour les guider dans leur création.

Les prix et dotations

Le jury du Concours Caisse d’Epargne « A l’Ecole de la BD », chaque année présidé par

Jean Solé, est composé de professionnels de la bande dessinée et de représentants du Ministère de l’Eduction Nationale.

En mars 2013, ce jury désignera les lauréats du concours : les Ecureuils d’Or régionaux, les Ecureuils d’Or nationaux qui seront récompensés par de nombreux prix (albums de bande dessinée, abonnements au Journal de Mickey et au magazine Winnie, palettes graphiques, invitations au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême…)

Le jury désignera également parmi l’ensemble de ces lauréats, quatre grands prix, dont les identités seront officiellement proclamées à Angoulême en janvier 2014, lors de la cérémonie de remise des Prix Découvertes du 41

ème Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

 

Ces quatre grands prix sont :

 

Prix Humour coparrainé par le magazine Fluide Glacial, sera récompensé par une invitation à vivre une journée découverte au sein de la rédaction de Fluide Glacial.

 

Prix du Graphisme et le Prix du Scénario seront récompensés par une palette graphique Wacom.

- Lauréat suprême du concours, toutes catégories d’âge confondues,

le Prix d’Angoulême de la BD Scolaire sera récompensé par une palette graphique Wacom et une dotation financière de 1 000€ destinée à couvrir des frais de formation ou à financer la réalisation d’un projet dans le domaine de la bande dessinée.

Les oeuvres des lauréats bénéficieront d’une vitrine virtuelle sur le

site EspritBD et seront mis à l’honneur le cadre d’une grande exposition à l’Espace Caisse d’Epargne lors du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2014.

Le succès du Concours Caisse d’Epargne « A l’Ecole de la BD »

Mis en place avec l’aide du Centre Départemental de Documentation Pédagogique de la Charente (CDDP) et du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, le Concours, anciennement appelé Concours de la BD Scolaire, a pris une dimension nationale en 1984 avec l’implication de la Caisse d’Epargne, partenaire de l’événement. Le succès de ce concours, intégré dans les programmes pédagogiques, mobilise aujourd’hui plusieurs milliers d’élèves, de la maternelle à la terminale issus d’établissements scolaires publics et privés. Les jeunes accueillis par des structures sociales et culturelles (ateliers d’art, centre de loisirs, …) peuvent également y participer.

D’une durée de cinq mois (d’octobre à mars), ce concours annuel a pour objectif la réalisation d’une oeuvre originale sur un thème totalement libre.

Depuis sa création, pas moins de 300 000 jeunes ont participé à la compétition. Le jury a pu ainsi reconnaître le réel talent graphique et narratif de plusieurs centaines de lauréats qui ont d’ailleurs, pour certains d’entre eux, réussi depuis leur entrée dans les métiers de la BD et de l’image.

Toute l’actualité BD de la Caisse d’Epargne sur www.espritbd.fr

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La trahison des éditeurs...

26 Septembre 2012, 18:55pm

Publié par presssagrun

 

L'INTERVIEW du BSCNEWS.FR

 
THIERRY DISCEPOLO, l'éditeur à contre-courant

 
" Toute découverte d'un best-seller non programmé a toujours été le seul fait de la librairie, démultiplié et massifié ensuite par la grande distribution, qui ne sait faire que ce pour quoi elle a été faite et rien d'autre "

 
> Lire l'intégralité de l'interview sur le WWW.BSCNEWS.FR

 

Dans un monde de l’Edition qui connaît un marasme sans précédent,  ainsi qu’une trés grande crainte de l’ére numérique et une réorganisation des forces (et des faiblesses) en présence, Thierry Discepolo, éditeur chez Agone et fondateur de la revue du même nom a fait paraître « La trahison des éditeurs» (éditions Agone) où il remet profondément en cause l’écosystème de l’édition malmené par les professionnels du secteur.

Un long entretien avec une personnalité à contre-courant du monde de l'Edition - Propos recueillis par Nicolas Vidal  - 


 
Dans votre introduction, vous soutenez que, «comme les autres médias de masse, l'édition participe à la transformation du public en masse : par l'organisation d'une production de plus en plus centralisée et des moyens financiers de plus en plus grands ». Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?


Du point de vue du maintien de l'ordre social (comme de son changement), dans le domaine de la production d'information, l'organisation devrait être regardée comme au moins aussi importante que le contenu (des livres édités).
On doit d'abord faire le constat qu'aujourd'hui ce ne sont pas les informations qui manquent -- diffusées sous forme de livres, de presse, etc. Pour qui veut savoir, (presque) tout est disponible. Pour peu qu'on ait le temps et un peu d'éducation ; non pas tant une « bonne éducation » qu'une ...
 
En quoi le fait qu'Arnaud Lagardère présente lui-même Michel Houellebecq aux actionnaires annonce-t-il le déclin d'une certaine idée de l'édition ?


Plutôt que de « déclin », parlons d'ajustement prévisible d'une « certaine idée de l'édition ». L'auteur comme « produit » présenté au « public » par son « éditeur », un peu comme un cheval (ou un sportif) par son propriétaire, n'a pas été inventé par ces deux-là... Le battage médiatique comme méthode pour vendre des livres est aussi vieux que les médias de masse eux-mêmes (depuis le dernier tiers du XIXe siècle et l'apparition des quotidiens de masse) ; et durant l'entre-deux-guerres, Bernard Grasset – fondateur et propriétaire des éditions éponymes – est passé pour avoir été un maître dans ces pratiques. Mais au moins ce dernier était-il ...
 
Votre passage consacré aux Éditions Grasset est édifiant. Vous ne ménagez pas la maison du 66, rue des Saints-Pères. Qu'en est-il aujourd'hui de cette situation ?


Pour écrire «La Trahison des éditeurs», je me suis contenté de rassembler ce qu'on trouve dans les livres et la presse. Et pour ce qui est des éditions Grasset, que je sache, aucune information n'est parue qui précise ou au contraire infirme mes conclusions sur l'évolution visible en 2011 : une sorte de « rationalisation » de la production au sein du groupe Hachette, dont ...
 

 


 
L'INTERVIEW du BSCNEWS.FR

 
THIERRY DISCEPOLO, l'éditeur à contre-courant

 

Lire l'intégralité de l'interview de THIERRY DISCEPOLO sur le WWW.BSCNEWS.FR
 

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Fête de la Science au Museum d'Histoire Naturelle & en Île-de-France...

26 Septembre 2012, 18:25pm

Publié par presssagrun

 

 

A noter : L’ensemble des activités proposées dans ce programme sont gratuites.

Exceptionnellement, l'exposition permanente de la Grande Galerie de l'Evolution est en accès libre pendant les journées grand public.

LA FÊTE

DE LA SCIENCE

 

AU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

& EN ILE-DE-FRANCE

Les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 octobre 2012

au Jardin des Plantes - Paris 5e 

Le 12 octobre : Journée dédiée aux scolaires

Les 13 et 14 octobre : Journées grand public

A l’occasion de la Fête de la Science, les scientifique

LA FÊTE

DE LA SCIENCE

 

AU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

& EN ILE-DE-FRANCE

Les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 octobre 2012

au Jardin des Plantes - Paris 5e 

                ***             

A l’occasion de la Fête de la Science, les scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle ouvrent les portes de leurs laboratoires afin de présenter au public leurs métiers et leurs sujets de recherche. La Fête de la Science est le seul moment de l’année où le public peut accéder à ces lieux de recherche et découvrir les collections historiques et scientifiques, non exposées dans les galeries.

 

Au programme : Une trentaine d’ateliers animés par une centaine de chercheurs. Visites de laboratoires, films et animations diverses attendent les visiteurs enfants et adultes (voir les détails du programme) !

 

A noter : L’ensemble des activités proposées dans ce programme sont gratuites.

Exceptionnellement, l'exposition permanente de la Grande Galerie de l'Evolution est en accès libre pendant les journées grand public.

 

                ***

http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Charte_2012/77/2/FeteDeLScience_rectangle_rvb2012_206772.jpg 

 

*** 

http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Charte_2012/77/2/FeteDeLScience_rectangle_rvb2012_206772.jpg 

Cette année, la Fête de la Science en Ile-de-France est coordonnée par le Muséum national d’Histoire naturelle.

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Les malvoyants au travail ...

26 Septembre 2012, 18:10pm

Publié par presssagrun

Le  dernier numéro d'Actifs, le webzine de l'Agefiph construit autour du portrait vidéo d'André Messager.

Déficient visuel de naissance, il a bénéficié d’un aménagement de sa situation de travail afin d'exercer son métier de pépiniériste dans les meilleures conditions. Découvrez les dates-clés de son parcours, les aides dont il a bénéficié et le rôle joué par l’ergonome pour définir et mettre en place les aménagements adaptés.

 

Chaque mois, Actifs propose un dossier construit autour du portrait d'une personne handicapée et apporte un éclairage sur les thèmes de l'insertion et du maintien dans l'emploi des personnes handicapées. Vincent, Laetitia, Céline, Christophe,... ont déjà témoigné dans le Webzine.
 

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Goldman Sachs, les financiers et les politiques. Analyse d'une émission TV ...

26 Septembre 2012, 01:12am

Publié par presssagrun

 

Judith Bernard est auteure, metteure en scène, comédienne, et professeure de lettres dans le temps qui lui reste. Sport favori : percer les secrets de construction des langages médiatiques. Rythme de la chronique: un jeudi sur deux.

 

chronique le 13/09/2012 par Judith Bernard

Goldman Sachs et Frankenstein

Banques et documentaires, comment les créatures échappent à leur créateur
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Difficile de dire l’état de stress extrême (c’est aussi dur à vivre qu’à prononcer) où m’a plongée le visionnage, la semaine dernière, du doc « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde » de Jérôme Fritel et Marc Roche. A tous ceux qui l’ont vu, le film a fait vive impression : «dingue, putain, quelle saloperie! Non mais c’est fou quoi, c’est vraiment dégueulasse!», entendait-on ici et là. J’avoue que de mon côté, l’indignation portait moins sur la puissance maléfique de cet empire de la finance (indiscutablement détestable) que sur la forme du documentaire en lui-même, à qui je ne pardonnais pas de traiter un sujet aussi essentiel avec une méthode et des moyens si peu appropriés.

LA FRÉQUENCE DE L’ANGOISSE

Quels moyens ? Ceux de la télé, bien sûr, nous sommes à la télé, et je dois avoir perdu l’habitude (de la télé) ; à la télé, «audiovisuel» veut dire qu’il faut en mettre plein la gueule, plein les yeux, plein les oreilles, le tout en même temps. Ce qui donne un prologue saturé de signaux visuels et sonores montés façon clip, avec de très très belles images dedans dont on ne perçoit pas forcément le rapport avec ce que la voix off est en train de dire…

 

Très belle voix d’ailleurs, qui est celle de Dominique Reymond si mes oreilles ne m’ont pas trompée, merveilleuse comédienne de théâtre mais ce n’est pas la question. La question c’est ce que le documentaire me raconte et j’ai du mal à me concentrer parce que les stimuli adressés à mes oreilles et à mes yeux tirent dans tous les sens. Il y a à la première seconde cette sonnerie dont je suppose qu’elle retentit à l’ouverture des salles de marché (tiens, me dis-je, ça existe encore, une salle des marchés qui s’ouvre et qui sonne comme on sonne à l’école le début des cours, à l’heure où tout est virtuel et les transactions financières des ordres informatiques transmis automatiquement nuit et jour, il y a aurait comme ça encore une cloche destinée à rassembler physiquement des hommes pour de vrai dans une salle avec des murs un plafond et de l’écho?)...

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Wouaouh, tout ça c'est wouaouh mais ça fait beaucoup la voix la musique la cloche les images comme des tableaux, too much, pause.

RIEN QUE POUR VOS YEUX

Le premier problème que j’ai avec ce documentaire, c’est donc d’abord son côté j’t’en mets plein la vuecombiné avec son côté j’te montre ce qui est caché(que du coup on ne voit pas hyper bien). Innombrables sont les plans construits sur le principe d’un obstacle à l’avant-plan dont la silhouette laisse voir (mais mal) un arrière-plan très découpé (et un peu mystérieux):
Oui, l’empire Goldman Sachs est, comme le dit Marc Roche, «impénétrable», et donc souvent on filme des gens comme si on se cachait d'eux, comme s'ils se cachaient de nous (même si ce ne sont pas des gens de Goldman Sachs, c'est pour l'idée, le style, le côté image volée façon espionnage)… Un peu comme le gimmick de présentation des témoins : avant chaque témoignage, ils apparaissent dans une brève séquence en noir et blanc, filmée en plongée avec un effet vidéo-cradingue : genre caméra de surveillance…

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Impossible de percer les intentions de cet effet de style (sinon… pour «faire style»), mais le fait est que côté réception, les connotations sont redoutables. La vidéosurveillance est conçue pour traquer le délinquant, l’identifier, l’épingler– appliquée à ces témoins qui font plutôt un geste civique et courageux en parlant à la caméra, elle les nimbe d’un soupçon de criminalité qui ne leur revient pas, et qui nous reste sur la rétine avec plein de questions perplexes.

LA QUESTION DU CADRE ET DE L’ENCADREMENT

Car ces images, si chiadées, et revendicatrices - regardez-moi, disent-elles, voyez comme j’existe !-, non contentes de nous détourner des opérations d’intellection qu’exige la compréhension de ce qu’on prétend nous raconter, posent des questions en plus, qui nous plongent dans des abîmes (enfin moi en tout cas, plouf).
Ainsi cet effet d'encadrement...

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Ah quel symbole! Au cœur de l’image, la colère du peuple et les forces de l’ordre tentant d’y faire rempart. Et tout autour : ces signaux électroniques qui doivent être des indices boursiers, figurant «la finance»...
Revenons au cadre : quel est le message porté par cette double image? La simultanéité bien sûr : tandis que les humains se battent politiquement, la finance suit son cours – les indices se déplacent, signalant l’activité continue (de droite à gauche d’ailleurs – pourquoi de droite à gauche? On dira que c’est encore anecdotique, je pose vraiment trop de questions). Mais le cadre évoque aussi le rapport de cause à effet suggéré par la voix off: «les excès de la finance provoquent la colère des peuples». Et puis encore, mais subrepticement, le rapport de domination : de l’encadrant et de l’encadré, on sait bien qui a la suprématie (comme en entreprise le «cadre» surplombe le «non cadre») et le dispositif fait alors figure pour l’incurable impuissance des peuples se bagarrant vainement à l’intérieur d’un dispositif qu’ils ne voient pas, mais qui les contient, sans être jamais atteint par leur dérisoire gesticulation.

Règles, structures, dispositifs : qui encadre qui ?

Image forte, image juste, qui dit bien la gravité du sujet et la profondeur de ses enjeux : la question posée par ce dispositif visuel est LA question politique, puisque la relation entre l’encadré et l’encadrant interroge précisément la démocratie, ou ce qu’il en reste quand la geste politique est enchâssée dans une structure qu’elle ne voit pas et qui la contient pourtant, celle de la finance. Toute la question est là ; tout le problème est là ; toutes les solutions sont à trouver par là. Là: où le politique et la finance sont en contact ; la manière dont s’organise leur rapport de force – qui encadre qui ?
L'exaspérant tour de force de ce documentaire est de parvenir à poser la question pendant 74 minutes sans jamais y répondre.
Obama "réclame" le "soutien" des banquiers ? Il veut leur aide (leur assentiment, leur royal consentement) pour concevoir les règles qui vont restreindre leur champ de manoeuvre ? Lui, le président des Etats-Unis, n'est donc pas en mesure d'imposer des règles à des banquiers que la voix off désigne par ailleurs comme ayant "provoqué une énorme catastrophe économique" ? Voilà qui pose une question politique majeure, voilà qui semble vider de son sens l'hypothèse démocratique. Bien sûr, aucune régulation sérieuse ne sera entreprise.
Il reste donc l'hypothèse Chouard, selon qui il n'y a aucune démocratie aujourd'hui qui ne soit une oligarchie, tous les politiques élus ayant eu besoin, pour faire campagne, d'argent, et donc du soutien des financiers, auprès de qui ils resteraient ensuite infiniment débiteurs et donc les éternels vassaux. Cette hypothèse, préoccupante, n'est pas abordée par le film ; sans doute parce qu'elle relève d'un mode de raisonnement (la recherche des causes) dont la production télévisuelle ignore tout, parce qu'elle a autre chose à faire.

LA DRAMATURGIE veut DES HEROS, PAS DES STRUCTURES

Las, mon coeur a bondi en vain.
C'est que je suis devant ma télé, pas devant un conférencier ; les règles qui prévalent sont celles de la dramaturgie, qui veut des méchants et des gentils. Il s'agit moins ici de m'expliquer que de m'émouvoir (m'indigner, me scandaliser) : on m'offre donc des salauds en pâture - Lloyd Blankfein, Fabrice Tourre - et je me vautre dans l'indignation. Ou bien des victimes - la femme délogée par la crise des Subprimes, l'épargnant allemand ruiné - et je me vautre dans la compassion.

SHOOT THE BANK ?

Tout ça est très émotionnant, on en a plein les entrailles, de l'indignation et de la compassion, parce qu'on trouve tout ça très immoral. Mais ce faisant, on se fait avoir, comme exactement les sénateurs américains se font avoir à chaque fois qu'ils essaient de poursuivre les seigneurs de la finance en justice : on se fait avoir parce qu'on reste sur le terrain des VALEURS MORALES au lieu de traiter le problème sous l'angle des REGLES POLITIQUES. Au lieu de dire : "pouark, c'est vachement immoral", il faudrait à chaque fois demander : "Est-ce que c'est légal ? Pourquoi c'est légal ? Est-ce qu'on peut changer la Loi ? Pourquoi on peut pas changer la Loi ? Qui peut changer la loi ? Qui veut changer la loi ?"
En s'en tenant à une approche dramatique et moralisante, plutôt qu'explicative et politique, le docu non seulement ne nous instruit pas, mais il perpétue l'impuissance des démocraties à se défendre contre les maladies qu'elles développent et entretiennent sans s'en rendre compte. Si Goldman Sachs a pu devenir cet "Etat dans l'Etat", c'est par des faits de structures, de jeux de règles (leur assouplissement, qu'on appelle : dérégulation). Et ce n'est pas en mobilisant nos passions, puis nos pulsions, que nous pourrons venir à bout du "monstre"...

Mais Pourquoi Frankenstein ?

Au début du documentaire, Marc Roche compare la firme Goldman Sachs à la créature de Frankenstein : "la créature échappe à son créateur"- et devient ce "mastodonte", cette "pieuvre" - bref, ce monstre fascinant dont le doc nous offre le spectacle. Pour tout dire, c'est un peu la même comparaison qui me vient à l'esprit pour qualifier ce film : c'est un monstre, pathétique et dangereux, qui a échappé à son créateur.

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Chroniqueur financier au journal Le Monde, auteur d'abord d'un livre sur la question, je crédite Marc Roche d'avoir beaucoup enquêté, avec sang froid et méthode. Mais je le soupçonne de s'être laissé embarquer dans le grand fantasme télévisuel, au moment de la transformation de son bouquin en film : les hommes d'images qui l'ont épaulé dans la réalisation ont fait leur métier - produire de l'image, du spectacle, de l'émotion. Selon les règles de la télévision - hystérie des effets, dramaturgie moralisante. Avec les effets produits par le langage télévisuel : disparition des causes au profit des effets, ignorance des structures au profit des personnages, et pour finir, comme toujours : dépolitisation, du sujet traité, comme du sujet percevant (le téléspectateur).
En la matière, ce n'est pas seulement insuffisant ; c'est irresponsable.
Par Judith Bernard le 13/09/2012
Mots-clés :finance, Goldman Sachs, oligarchie



Mais ce n’est pas la question. La question c’est ce que le documentaire me raconte et j’ai du mal à suivre peut-être à cause de ce son dramatique qu’ils ont mis par dessus la cloche, une sorte de fréquence dans les graves indiquant que c’est grave – ça ressemble à la musique des Dents de la mer, c’est la fréquence de l’angoisse, me dis-je, je sens que ça va être flippant mais j’espère que ça va être clair quand même, pas sûr avec ces plans de New York au brouillard, les buildings dans une brume lugubre on dirait plutôt le début d’un thriller de cinéma… nouveau media
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Sauf qu’au cinéma, il me semble que les plans durent un peu plus longtemps, il n’y a pas comme ça des plans qui font moins d’une seconde, apparaissant et disparaissant avec une telle fréquence, c’est décidément la fréquence de l’angoisse, je ressens beaucoup de stress-là, c’est sûr, mais j’aimerais surtout qu’on m’éclaire, je voudrais garder le cerveau disponible pour recevoir des explications mais mon cerveau il a déjà beaucoup de travail avec toute cette sophistication formelle, c’est hyper beau des fois on dirait même de la peinture abstraite…
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On le verra tout au long du doc cet effet, toujours le même encadrement, avec au centre de l’image une sorte d’action politique (émeutes ou assemblées de représentants politiques), et le pourtour avec les cours de la Bourse...
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(je dis les cours de la bourse, les indicateurs boursiers, mais en fait je n’en sais rien : ce sont juste des lettres et des chiffres auxquels je ne comprends rien, des signes presque illisibles qui illustrent parfaitement la manière dont la finance ne se donne à voir, y compris dans ce documentaire qui y est consacré, que de manière parfaitement inintelligible…Ainsi l’opacité est-elle parfaitement reconduite, mais on dira que c’est anecdotique.)
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nouveau media On tourne autour, pourtant, on approche, on brûle : il est question à un moment d'Obama, qui vient d'être élu et convoque les banquiers (dont le PDG de Goldman Sachs). On espère savoir alors qui est le chef et comment se joue le rapport de force. La voix off passe alors en discours indirect libre, mimant les propos d'Obama :
"Dehors le peuple vous attend avec des fourches, et veut voir des têtes tomber. L'heure est grave"; puis la voix repasse en mode récit :"Obama s'engage à maintenir cette aide (les milliards de dollars injectés dans le système bancaire), mais réclame le soutien des banquiers pour réformer la finance".
Mais c'est que le président est mal conseillé, mal entouré : "les hommes de Goldman Sachs sont partout à la Maison Blanche"- rappelle le documentaire. Mais comment diable y sont-ils parvenus, et pourquoi les a-t-on nommés ? Par quel bizarre raisonnement Obama a-t-il jugé pertinent de reconduire les équipes impliquées dans les dérives de la finance folle ?
Pas plus aujourd'hui qu'à l'époque de son élection (où déjà ça me laissait complètement abasourdie), réponse n'est faite à cette question qui est la clef de tout.
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Le mot, "oligarchie", qui est une analyse politique, qualifiant une certaine structure de pouvoir, est bien prononcé vers la minute 35, pour qualifier le réseau d’influence que tissent les hommes de Goldman Sachs dans les institutions publiques, en Europe comme aux Etats-Unis.
Mon coeur bondit d'impatience, à l'idée qu'on m'explique enfin comment ça marche, cette structure, à quel endroit notre système démocratique a merdoyé, par quelles procédures de nominations, d’élections, ou de cooptation sans contrôle, on a permis que les mecs de Goldman Sachs soient absolument partout où se décident les orientations de l’économie qui vont nous permettre de plus ou moins remplir le frigo – ou pas (si on a encore un frigo).
La phrase où a surgi cette foutue oligarchie -«Au sommet de cette oligarchie, Lloyd Blankfein» -n'était que l'amorce d'un portrait du bonhomme, pendant plusieurs minutes, avec des citations qui montrent à quel point il est cynique, arrogant, «abruti», même, et hyper hyper riche.
Plusieurs minutes précieuses sont ici perdues pour la raison (l’explication, l’analyse, le démontage du système), au profit de la passion – c’est tellement jubilatoire de détester un salaud.
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nouveau media Invitant à la haine de ces salauds de banquiers, le docu est puissamment toxique, en ce qu'il laisse croire que c'est parce qu'il y a des salauds que le système est pourri, au lieu de se demander où exactement le système (démocratique) est pourri, et comment il produit des salauds en leur donnant trop de pouvoir.

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Une année avec CLARA MORGANE ...

25 Septembre 2012, 20:09pm

Publié par presssagrun

 
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