Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 15:48

Pour combattre la Routine ...



AMOUR/PAIX


L'AFFIRMATION JUSTE


Il était une fois un « homme» qui ne voulait pas « se laisser faire ».

Il voulait toujours décider de tout. On disait de lui qu'il était obstiné et têtu. La plus par de ses conversations, devaient impérativement tourner courts. Car, très vite une tension physique incontrôlable s'installait. Cela commençait par la formation soudaine d'une bouffée de chaleur dans le ventre. Puis, montant doucement, envahissant la gorge. Une sorte de poing dur et serré se formait restant coincé au beau milieu de la trachée, empêchant toute communication.

A ce moment là, même le peu de salive que l'on décide toujours de déglutir avec difficulté, ne passe qu'après plusieurs courageuses tentatives fortuites. Se trouvant confronter à un tel bloc de béton.

Il était vain de lutter.

Personne ne pouvait s'attarder avec cet « homme)) pour le moins étrange.

Il vivait seul. Depuis peu dans la région, on ne le voyait jamais accompagné. Il louait une petite maison rurale rue Bon Enfant sur les hauteurs du village. De tant en tant une voiture noire venait le chercher, mais c'est tout. Personne ne savait d'où il était vraiment et ce qu'il faisait. Il allait et venait. Certains jours de la semaine, on ne l'apercevait pas du tout et les volets restaient fermés, parfois même le dimanche.

Le Dr Livole Jean commença son discours sur « l'étude original des nouvelles relations humaines ».

- Prenons trois axes principaux de motivation des pays « développés » Travail Argent Santé. Puis deux autres:

Amour Loisirs. Et encore un : Evasion.

- Le Travail essentiel à la vie apporte l'Argent qui entretient la Santé et permet de travailler.

Dr Livole continua:

- L'Amour essentiel au « conditionnement » psychique « équilibré » assure naturellement la pérennité de l'espèce et les Loisirs la maintienne « artificiellement » dans un état de béatitude constante que je nome : ((Le shoot commercial »

Il enchaîna

- Enfin l'Evasion qui semble ne pas avoir véritablement de règles bien précises. Par définition, s'évader serait le mot le plus approprié, se délier de tout ce oui entrave à la « liberté relative ». CAD Je m'imagine dans un endroit clôt de toutes parts, les murs sont des forces magnétiques que je ne vois pas mais que je ressent physiquement. Paradoxalement je me sent libre car je ne vois pas de murs autour de moi. Cette force magnétique, diminue à mesure qu'elle affecte certaines partis de mon corps jusqu'à s'amoindrir considérablement consumées par mon cerveau induisant un équilibre dynamique général en un point central récepteur, catalyseur, véhicule, relais agissant sur mes pensées. Cela me donne l'effet d'une « force naturelle » incontournable, la Vie. Si je vois un mur, une porte vient se dessiner à ses cotés, et par laquelle une évasion est possible c'est l« Espoir » défense naturelle. Une sorte de prison qui à mon sens aurait toujours existée : aussi vaste que l'« Espace infini ». Où le « temps compté » rythme le battement continuel de mon coeur. Un lieu imaginaire « interdit », où le poids de la vie n'exerce plus ça force. Un espace spirituel infini où tout semble permis.

Les passagers se préparaient à embarquer à bord du vaisseau qui les attendait sur la rampe de décollage pointer vers les étoiles. C'était l'image de l'affiche publicitaire que l'on pouvait apercevoir dans les rues de la ville. En dessous, le slogan : Voyagez dans l'univers de vos rêves !

La proposition alléchante stimulait la curiosité des badauds, la méfiance aussi. - C'est une Arnaque, disait l'un.

-Encore un tour malicieux pour soutirer de l'argent aux « gens ». S'exclamait-il. Et beaucoup d'argent, le travail de toute une vie. Rendez-vous compte 100 milles « paquets » !

Le témoignage de ceux qui en étaient revenu n'était pas toujours bien clair. Oui, même plutôt vague:

Il se traduit par une sensation d'apesanteur, le corps devenu invisible et l'esprit alerte, conscient de toute chose. Là, où le temps n'existe plus, où tout est vu, revu et corrigé.


La dose qu'il venait de s'injecter dans la veine allait rapidement passer dans le sang et atteindre l'objet convoité, le cerveau. L'effet de la « drogue » se faisant déjà ressentir. Les pensées commencent à s'embrouiller et la vision de l'environnement immédiat devenu floue. L'importance des préoccupations habituelles devenues futile, disparaît. La sensation du touché est transformé. La distance entre les choses parait inexistantes. Les sons ont changés de fréquences, ils ressemblent à des petites bulles en activités libérant une à une des sonorités différentes. Stagnants mollement dans l'air un instant, puis se mélangeant pour enfin disparaître dans un fondu doux et langoureux.

Vu de l'extérieur, plu rien ne semblait avoir de prise sur ce corps inerte. Quelques soubresauts à peines distinctifs de temps en temps, voilà tout.


Rue Bon enfant, les travaux de réfection de la chaussée allaient débutées au mois de juillet. Mr Tasal avait décidé de ne pas prendre de vacances cette année. Il serait bien parti dans « les îles », mais les moyens lui manquaient. Il pensait en profiter pour faire un point sur sa vie. A la quarantaine cela semblait s'imposer à son esprit comme une évidence. Il se demandait par où commencer. Allait-il se remémorer tous les passages de sa vie un à un? Comme il serait naturel de faire pour détecter ce qui a cloché. Elaborer une synthèse de cet aggloméra de matière plus ou moins nerveuse et hypersensibles que sont les souvenirs des situations qui ont crées les « traumatismes » si lourds à porter. Ce qui est enfoui au plus profond de l'âme, enraciné en un point exacte, la source de toute chose, « le filtre ». En s'approchant le plus près possible de l'histoire passé qui a provoquée tant de tourments dans la vie de ce chère Mr Tasal. Bourré d'émotions qui font mal rien qu'à y penser.

Cela semblait trop fastidieux, compliqué et surtout trop long, il n'avait que les vacances pour agir. Comment faire autrement ? Etait-il possible de contourner ce cheminement. Trouver une autre méthode. Puis après tout, était-ce si important, pourquoi ne pouvait-il pas profiter de ses vacances biens méritées. Ce détendre et se relaxer, pourquoi pas flâner au bord de mer les soirs d'été. Ce promener dans les rues des grandes métropoles à deux pas de chez lui, histoire d'y faire une rencontre impromptue et agréable au détour d'une étape. Il y avait déjà penser et résolu qu'il le ferait en même temps. Cela ne pouvait que lui faire du bien de prendre un peu l'air de tant en tant.

Ce qui paraissait évident aux yeux des plus communs des mortels, pour lui, s'avérait d'emblé très complexe et délicat à aborder. A contrario, ce qui paraissait complexe, ne l'était pas pour lui. Chaque pensée en entraînait une autre, non négligeable et ainsi de suite. Les plus simples décisions à prendre de la vie de tous les jours, ressemblaient à des équations mathématiques à résoudre en permanence, toujours différentes les unes des autres. Le temps, l'environnement, la situation, représentaient, pour lui des paramètres essentiels. Le résultat partiel représentant une sorte de degrés de « motivation personnelle » confronté à d'autres résultats obtenus d'autres équations. Lors d'une conversation ou d'un simple échange verbal, toutes sortes de calculs mentaux se mettaient en branle dans sa tête. Malheureusement, tous ces calculs prenaient du temps. Ce cheminement « conscient » était apparemment nécessaire à la formation d'une réponse cohérente et satisfaisante. Evidement cela créait un décalage, comme un contretemps dans le flux des échanges. La fréquence des intonations vocales attirait l'oreille, elles sonnaient différemment de celles reconnues instinctivement. Ce n'était pas un accent mais plutôt un instrument de musique qui méritait d'être accordé.

- La chaîne est cassée, les maillons sont épars, cela prend du temps à réparer !

Voilà ce que cet « homme » disait le plus souvent.

Prenez un individu lambda et faites lui miroiter des projets d'avenirs motivants, servants aussi son intérêt personnel. Il vous en sera tout de suite reconnaissant et voudra « naturellement » vous remercier des égards que vous semblez porter à sa prompte personne.

Vous lui offrez une occasion de s'échapper, de s'évader. Le résultat concret des promesses faites importe peu. Ce qui tient lieu de « nourriture » : c'est l'espoir qu'il s'en dégage. Car, ce qui relie et aussi stimule les peuples jusqu'au plus petit citoyen d'entre nous, c'est la découverte d'intérêts communs entre les individus. Comme une lumière qui sortirait chacun de nous de l'obscurité. Un réseau se tisse des connaissances se lient et des intérêts personnels surgissent. Parfois discordants, ils sont le plus souvent évités et mis de coté.

Le volet de l'appartement du premier étage de l'immeuble d'en face bat violement contre le mur. Puis en un vif mouvement rotatif de retour vient s'écraser à une distance incontestablement peu rassurante des grandes et longues vitres impassibles. Stoppé net par une petite butée. Restants là, stoïques et insouciantes. Foudroyées dans un coin par le reflet clair des nuages épars. Sombrant transitant suspendus à un ciel bleu métalliques. Craignant à chaque battement de cil, que le volet vol en milles éclats. Au pire, qu'il se désintègre dans la fenêtre. Balayant tout sur son passage à la façon d'une mini tornade. Un vent fort et persistant imposait un rythme déluré à la petite agglomération.

Scenario

On voit un type qui est en train de faire la fête dans une boite de nuit avec des gens, vraisemblablement des amis. On les voit très joyeux et même un peu éméchés. Ils se parlent, rient, dansent, tout semble banal.

Puis on voit le type chez lui, une bicoque au fond du jardin d'une grande propriété qui ne payait pas de mine vu l'extérieur mais bien fourni à l'intérieur et remarquablement bien propre et bien rangé. Dehors une sorte de cataclysme ou terrorisme chimique avait plongé tous les gens dans la folie. Il était le seul à avoir survécu. Il ne savait pas comment. Un jour il s'était réveillé comme ça. Les gens étaient juste devenus tous fous. On s'aperçoit que le type ne peu pas communiquer avec eux parce qu'ils ont perdu la raison. Ils vaquent à des occupations tirées de leur folie, comme cet homme qui vient tous les jours se positionner à l'angle des deux avenues pour se livrer à une sorte de rituel d'incantations, commençant par lever les bras au ciel, et les laissant tomber lourdement le long du corps, puis faisant des petits pas en rond, et avec les mains comme si il semait quelque chose par terre. D'autres, allaient et venaient comme des gens tout à fait normaux. Seulement, quand on leur parlait ils répondaient des choses incohérentes comme des phrases entières sans à-propos, des mots comme ça mit bout à bout sans aucun sens, éclatant de rire par moment puis pleurant à chaudes larmes l'instant d'après.

A la fin du film on s'aperçoit que c'est le type lui-même qui est devenu fou. En réalité c'est un riche entrepreneur qui à une femme et deux enfants. Ils vivent ensembles dans la maison de la propriété où il loue sa bicoque.

Pendant tous le film on voit ce que le type a vécu dans sa tête mais qui en réalité étaient des « visions » ou allusionnassions. On revoit les scènes comme celle de l'homme qui vient tous les jours se positionner à l'angle des deux avenues et qui n'est autre qu'un agent de circulation. Les propos tenus par les gens semblent incohérents parce qu'ils ne sont pas tournés vers les mêmes centres d'intérêts, ce qui forment des malentendus ou quiproquos.

Ce scenar (à étoffer) permet de révéler les disfonctionnement entre les êtres humains dans la façon dont chacun voit le monde.

Il est possible de trouver un sens contraire ou détourner en s'interrogeant sur la vacuité de nos actes ou dans notre façon de penser et de raisonner. Et ainsi définir le monde radicalement différemment.

Sensations

Assis dans l'obscurité, soudain un bruit de feuilles sèches écrasées surgit de la pénombre. Une peur soudaine. Les muscles se contractes. Une chaleur mole et abrutissante envahit le cerveau. Pour en une fraction de secondes y déposer un voile enrobant aux aspects laiteux sur lequel l'image flou des yeux rouges et

menaçants d'un monstre sombre aux contours électriques apparaît puis disparaît aussitôt pour laisser place à l'image rassurante d'un chat, noire tout de même, qui sort de derrière un buisson.

Une voix dit : « As-tu vu le monstre de tes plus grandes peurs d'enfant ? »

Oui mais quand je l'ai combattu, mes points frappaient dans le vide. Je ne parvenais pas à porter mes coups. J'avais pourtant provoqué le monstre, mais je ne pensais pas en arriver là.

« Ne le sais-tu pas ? Ce monstre que tu dois vaincre, c'est ton père. Tu as le souvenir de ce qui c'est passé, de cet épisode de ta vie que tu n'as pas pu surmonter et qui t'as tant marqué. C'est le seul qui te reste à vaincre. Il ronge ton âme depuis des années tout bas en toi. Plongeant dans tes racines, tu y pense parfois et tu te résous à vivre avec. Tu cache cette terreur derrière des joies excessives aux sensations incomplètes te donnant l'impression de ne pas être comblé à cent pour cent. Le souvenir réside dans ton esprit et la sensation dans ta chaire.

Détiens-tu le souvenir exacte de ce qui c'est passé ? »

Oui car certaines images sont restées gravées à jamais au plus profond de moi.

« Bien, tu détiens le souvenir, maintenant il te manque la sensation. Pas celle que tu as en évoquant le souvenir, mais celle que tu eu lorsque ça c'est produit, la véritable, celle qui est encré dans ta chaire qui s'atrophie un peu plus chaque jour. Pour cela il faut te glisser dans ta propre peau, personne d'autre que toi ne peut opérer cette gymnastique et personne d'autre que toi ne peut mieux le faire. Tu dois identifier ce que tu cache au monde et qui raisonne en toi. Pour cela tu dois te mettre à nu et montrer au grand jour l'être frêle et sensible que tu protège. Tu dois ôter une à une jusqu'à la dernière toutes les carapaces pesantes, accumuler depuis l'aube des temps, jusqu'à atteindre le noyau. Tu dois déjouer les mascarades ou détours et fuites habituelles en te mettant en situation et ainsi libérer automatiquement l'énergie rayonnante enfoui en toi. Cette énergie dégage une lumière éblouissante irradiante, effaçant tout au tour d'elle. C'est le signal que tu viens de prendre pleinement possession de ton propre corps. Te voilà devant les commandes de ta camera, de tes souvenir émotionnels, prêt à rembobiner, lire, effacer et à enregistrer de nouvelles images qui donneront un autre sens à ta vie. »

Comment puis-je tout effacer et repartir à zéro avec ce corps qui a tant souffert, cette chaire atrophié représentative de mon passé, ces gestes quotidiens qui ont encrés en moi tant d'automatismes et de principes.

« Tes souvenirs ne seront pas bannis de ta mémoire mais ton sentiment de culpabilité aura disparu définitivement de ton esprit. Tes automatismes et tes principes se modifieront graduellement par eux-mêmes, prenant le sens voulu de tes actes ».

LA PLUS GRANDE DES RICHESSE EST CELLE DU COEUR

Une petite franchise qui n'est pas forcement nécessaire lors d'une conversation anodine, donne à son interlocuteur l'impression que par la suite tout sera dit. Et qu'il n'a pas forcément été tût tout ce qui n'a pas été dit.

Et que, ne sera pas forcément tût tout ce qui ne sera pas dit.

(Philosophie).°CHumain
Début roman pratique: "Sur le Chemin de l’Eveil"

Catégorie :
Religion et philosophie

Par pressagrun - Publié dans : La ROUTINE: dossier n°1; janvier 2009 - Communauté : pressagrun
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