Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 21:14

-Capture.pngEn librairie le 22 février 2012


 

" Je veux un homme comme Poutine ",
chantaient les starlettes de la pop
russe il y a quelques années. Aujourd’hui,
le mâle dominant est statufié
en dinosaure brejnévien et les
Pintades sont dans la rue pour imaginer
une " Russie sans Poutine ".

 

Alors que Vladimir Poutine s’efforce
de reprendre le Kremlin, au terme
d’un scénario qu’il a longtemps cru
écrit d’avance, les Pintades sont
allées explorer la folle basse-cour
moscovite. Entre bling-bling tapageur
et manifestations, Moscou vit
et vibre. Battantes, créatives, militantes,
romantiques et diablement
féminines, les Moscovites sont à
l'image de leur ville. Il n'est pas né
celui qui les musèlera.
Dans ce dernier opus de la collection
Une Vie de Pintade, l’auteur,
Madeleine Leroyer, moscovite de
coeur depuis 2008, nous dévoile
une basse-cour en pleine métamorphose.

 

Certes, ces oiseaux de
paradis raffolent toujours de ce
qui brille. Leurs manucures sont
ciselées, leurs stilettos aiguisés.
Mais sous leur plumage chamarré,
elles sont autant de mères courage,
bosseuses, passionnées, engagées.
Moscou, c’est vrai, est rarement
tendre avec elles. Alors, elles jouent
des coudes et des griffes, pour
s’ébrouer plus à l’aise.

 

Des grandes avenues aux arrièrecours
secrètes, Madeleine Leroyer
nous entraîne, carnet d’adresses à
l’appui, à la découverte des ateliers
des créatrices de mode, des cafés où
arrêter le temps, des restaurants où
savourer la " perestroïka " culinaire,
des patinoires les plus romantiques,
des meilleures banyas où se faire
fouetter à coup de feuilles de bouleau,
ou encore des clubs qui font la
réputation des folles nuits moscovites…
Une Vie de Pintade à Moscou
Les secrets des Moscovites féminines et engagées
pour voir les élections en Russie d’un autre oeil

 

• L’illustratrice

 

Sanaa K est l’illustratrice de la collection Une Vie de Pintade depuis Berlin et
Madrid parus au printemps dernier. Les Pintades en chef, Laure Watrin et
Layla Demay, l’ont choisie parce qu’elle sait croquer tous les petits moments
de la vie quotidienne avec humour et avec talent.
Ses autres collaborations entre autres : une BD dans le magazine Fricote,
des illustrations pour l’émission Comment ça va bien ? sur France 2.
Son blog : http://www.sanaa-k.com/

 

• L’auteur

 

Madeleine Leroyer a 27 ans, elle vit et travaille à Moscou depuis 2008.
Diplômée de l'Institut d'Études Politiques de Paris, elle est la correspondante
de la radio RTL, de BFM TV et de la Radio Suisse Romande, et collabore
régulièrement avec RFI et Le Figaro.

 

La Pintade

 

Pintade : nom féminin - (portugais pintada, de pintar, peindre). Se dit d’un volatile originaire d’Afrique, qui
symbolise la femme émancipée dans certains pays (car la pintade sait voler, même mal, contrairement à la poule !), incarne à merveille les femmes d’aujourd’hui, sérieuses et légères, féminines et féministes. Synonyme : femme urbaine, moderne, indépendante, qui revendique le droit à la frivolité.

 

Les Pintades en chef
Laure Watrin et Layla Demay, les
directrices de la collection Une
Vie de Pintade, deux journalistes
françaises et deux Pintades globetrotteuses
assumées qui pratiquent
l'art de l'auto-dérision. Elles se
sont rencontrées à New York où
elles vivaient toutes les deux. C'est
là qu'elles ont démarré leur tour
du monde de la femme active et
qu'elles ont décidé de passer à la
loupe leurs congénères.

 

Mi guide truffé de bonnes adresses/
mi étude sociologique gorgée de
bons conseils, la collection Une Vie
de Pintade décode le mode de vie
des femmes sur un ton impertinent
et engagé. Pour chaque opus, elles
ouvrent les portes secrètes d’une
ville à travers des tranches de vie
de Pintades.

 

Et, pour mieux faire vivre la ville
de l’intérieur, cette collection est
toujours écrite par des femmes
journalistes françaises qui vivent
dans la ville qu’elles font découvrir.
Mais pourquoi les Pintades? "Pour
nous, il n’y a rien de péjoratif dans
ce nom d’oiseau, c’est un surnom
affectueux", explique Laure Watrin.

 

"Que l’on vive à Rio, Londres,
Paris, Moscou ou Téhéran, nous,
les Pintades, sommes des femmes
urbaines, modernes, indépendantes,
qui revendiquons le droit à la
frivolité", complète Layla Demay.
"Nous avons voulu, avant tout,
faire partager sur un ton décalé
la vie de nos congénères. Nous
sommes toutes confrontées aux
mêmes questions et y répondons
différemment selon notre culture
et la situation du pays dans lequel
nous vivons", poursuit Laure.
L'amour, la séduction, le sexe,
les rapports hommes-femmes,
la condition féminine, le monde
professionnel, les libertés politiques,
les enfants, le rapport au corps,
la beauté, le shopping, la mode...
autant de thèmes que les Pintades
abordent, en jouant sur le décalage
culturel, avec humour et légèreté ...
Extraits choisis : Alpinisme Fétichiste
"Je te jure qu’un jour je vais en
prendre une en filature pour voir
comment elle se débrouille avec
ses talons aiguilles sur le verglas !

 

"Quand j’ai dit ça à Veronika, un
soir où l’on pataugeait dans la neige
fondue des couloirs d’une station
de métro, elle ne m’a pas prise au
sérieux (non il ne neige pas dans les
stations, mais la poudreuse a une
étonnante capacité à vous coller
aux basques jusque sous terre).
Vero et moi sommes les apôtres des
Muks, ces chaussures canadiennes
fourrées de lapin qui nous donnent
l’air de jolies Iroquoises.

 

Enfin
ça, c’est pour le catalogue. Disons
que sur nous, ça fait plutôt gros
chaussons poilus. Cette image en
tête, vous comprendrez mieux notre
étonnement un tantinet jaloux au
passage de ces pintades montées
sur échasses. L’été encore, passons,
mais l’hiver, quand les trottoirs et les
cours d’immeuble se transforment
en traîtresses patinoires ?

 

Personnellement, j’abandonne
toute velléité d’élévation plantaire
entre le 1er novembre et le 31 mars.
Je l’ai fait. La filature, pardi ! Et
plus d’une fois ! Conclusion : la
technique du pic à glace se vérifie.
Le pic à glace ? "Tu plantes le talon,
tu assures et c’est parti !"Astuce
divulguée il y a longtemps déjà par
Ania, ma copine caissière, le jour où
elle m’a relevée, étalée de tout mon
long sur les marches verglacées de
la supérette du coin. À l’époque,
je ne l’avais pas crue. (Cette fatale
incrédulité m’a valu par la suite un
poignet cassé.) Le secret, c’est donc
le piolet. Doublé de pneus neige,
c’est-à-dire de semelles d’hiver
dont la pose est baptisée fort à
propos profilaktyka, littéralement
"prévention".

 

Ainsi parée, il convient de marcher
à petits pas rapprochés et souples,
les épaules basses. Toute crispation,
tout empressement, peut se traduire
par une dangereuse glissade, voire,
si personne ne vient à la rescousse,
une chute. Enfin, dixit l’une de
mes proies de filature, tout cela
n’est viable à long terme qu’à
condition de disposer du "meilleur
accessoire antidérapant au monde :
un mec."Les célibataires pressées
s’en remettront aux bottines Uggs,
de préférence dorées ou argentées.
Ou aux Muks. C'est une question
d'école.

 

Une fois réglée la question de la
sécurité, reste celle du confort.
Avec les beaux jours, les preuves
de la torture s’accumulent. Pieds
tailladés, boursouflés, ampoules
suintantes... Je me souviens d’un
trajet en marchroutka, les minibus
jaunes qui sillonnent toute la
ville. À un arrêt monte une jeune
femme, les pieds ligotés comme
deux rôtis par les fines lanières de
ses stilettos fuchsias.

 

Elle s’affale
sur un siège (encore enveloppé
de plastique, tellement agréable
au toucher dans la fournaise) en
grimaçant de douleur et s’enquiert
d’un pansement. En moins de deux,
les passagères lui offrent non pas
un pansement, mais trois boîtes
différentes, du gel antibactérien et
une lingette apaisante à l’aloe vera !
Ma stupéfaction n’échappe pas à
la propriétaire des talons assassins
qui, après un coup d’ oeil à mes
pieds, lance à la cantonade : "À quoi
ça sert de se faire une jolie pédicure
si c’est pour porter des tongs ?"Les
stilettos, oui, mais toujours avec la
trousse de premiers secours.
Poser la question du confort relève,
on l’aura compris, de l’outrage.
Selon Svetlana Smetanina, une
journaliste qui s’est penchée sur
le phénomène, les pintades au
perchoir "ne souffrent pas. Elles
se sentent bien, car elles se savent
superbes, et c’est tout ce qui
compte."

 

Mais tout ça pour qui, au fait ?
Pour les "antidérapants"et leurs
brodequins bouseux ? À voir mon
homme se décrocher régulièrement
la mâchoire au passage d’une beauté
haut perchée en me gratifiant d’un
cinglant "Faut vraiment que tu t’y
mettes !", j’aurais tendance à penser
que oui.

 

J’en connais d’ailleurs qui assument
leur fétichisme. Depuis qu’il vit
à Moscou, Jean, un universitaire
français, collectionne sans
complexe les photos des pieds des
femmes. "Regarder la cambrure
du pied, la finesse de la cheville...
je peux passer toute une soirée les
yeux rivés au sol", confie-t-il, prêt
à dégainer l’appareil photo. Dans
un autre registre, Alexander, mon
propriétaire, adorable grand-père,
raconte son émotion lorsque sa
petite-fille a reçu pour ses 14 ans
sa première paire d’escarpins :
"L’instant d’avant, c’est encore une
adolescente, et la voilà femme,
fière, déterminée."Quatorze ans...
Point de secret, comme en toute
discipline, seule paie la précocité de
l’entraînement.

 

Ah, non, non, non ! "Il ne faut pas
croire qu’elles font ça pour les
hommes !", s’emporte Svetlana.
"Penser qu’elles sortent de chez
elles en talons aiguilles à 8 heures
du matin avec pour unique but de
trouver à l'arrêt de bus l'homme
de leurs rêves serait un peu naïf.
Croyez-moi, la femme russe ne s’en
remet pas au destin. Non, il s’agit
d’autre chose."

 

Certes, mais quoi ? "Un combat",
suggère Marie, une amie qui trompe
l’ennui au bureau en examinant
ses collègues au microscope. "Elles
bossent comme des acharnées, sont
souvent seules avec leurs mômes,
plantées par leur mari, elles vivent
dans un petit appart à une heure de
train de banlieue. La beauté, c’est
leur revanche. "Et la cambrure du
pied, leur étendard.

Métamorphose ! En uniforme vert
olive d’apparatchik, les tempes
grisonnantes, la mine sombre et
les épaules presque affaissées
sous le poids des médailles, voici
Vladimir Poutine caricaturé en
vieux dinosaure brejnévien. En
quelques heures, l’image fait le
tour de la toile, réaction désabusée
à l’annonce de sa candidature à
l’élection présidentielle de mars. On
pensait le tome III de ses aventures
au Kremlin écrit d’avance, le voici
incertain.

 

Mais que se passe-t-il ? Hier encore,
l’homme chevauchait serein vers la
victoire, preux chevalier triomphant
de toutes les épreuves. Poutine
ceinture noire de judo et amateur
de sambo (le sport d’auto-défense
enseigné au KGB), Poutine torse
nu au bord de la rivière, Poutine
harponneur de baleine (pour une
étude scientifique, hein, pas pour
la tuer, parce que les baleines, c’est
comme les bébés phoques, il les
protège), Poutine faisant ronronner
le moteur d’une Harley Davidson,
Poutine maître des flammes aux
commandes d’un avion bombardier
d’eau

 

Au printemps dernier, le club Raï,
l’un des temples de la vie nocturne
moscovite, organisait même une
"Putin Party" avec gogo danseuses
en délire brandissant sous leurs
strings à paillettes de petites
pancartes " Ya khotchou Premera !
Je veux le Premier ministre ! ". Selon
Artem Charov, Monsieur Relations
publiques du Raï, Poutine était à
l’époque " l’homme le plus désirable
du monde ". " Nous ne savions pas
quoi faire pour le 8 mars (la journée
de la Femme), alors nous avons
eu l’idée d’organiser un concours
auprès de nos clientes. Poutine l’a
emporté haut la main devant Che
Guevara, Bruce Willis et David
Beckham. " (Bruce Willis, lui, a dû
se contenter de mettre sa plastique
au service des crédits de la banque
Trust : " Des taux sympas pour les
mecs sympas. ")
À son arrivée à la présidence en
2000, l’ancien espion du KBG a
entrepris de se bâtir une stature
adaptée à sa mission : redonner
leur fierté aux Russes humiliés
par la perte de leur empire et les
errements alcooliques de Boris
Eltsine.

 

Exit donc les Koukly, feu les
Guignols de l'info russes, qui avaient
eu l’audace de le caricaturer en petit
homme souffreteux et paranoïaque
à la merci du milliardaire Boris
Berezovski. L’émission est supprimée
après le rachat de la chaîne
NTV par le groupe Gazprom médias
et très vite, Poutine se fait mâle
dominant, à grand renfort de FM.
Les filles alors veulent "un homme
comme Poutine", titre du tube de
l’été 2002 interprété par Larissa,
Irina et Natacha, trois demoiselles
– inconnues jusqu’alors et oubliées
depuis – du groupe Poyouchtchie
vmeste (" Celles qui chantent
ensemble "), produit par un certain
Nikolaï Gastello, attaché de presse
de la Cour suprême russe... Dans
le clip, on découvre un sosie de
Poutine, accompagné d’un garde
du corps tout droit sorti d’un clip de
R& & B américain. Installés devant
un poste de télévision, les deux
hommes savourent la chanson à la
gloire du président d’alors. " Takovo
kak Poutin, polnovo sil. Takovo kak
Poutin chtoby ne pil. Takovo kak
Poutin shtob ne obijal. Takovo kak
Poutin chtob ne oubejal. " Toutes
en choeur. Une rapide analyse des
paroles fera remarquer que Poutine,
ce héros, ne l’est qu’à peu de frais.

 

Beau ? Intelligent ? Drôle ? Même
pas. Certes il a " plein de forces ",
mais surtout il " ne boit pas ",
" ne blesse pas ", " ne s’enfuit pas. "
Un héros en négatif.
Les copines interrogées sur le
phénomène s’étranglent : " Un
homme comme Poutine ? Jamais ! "
" Tu plaisantes ? " " J’ai une tête à
fantasmer sur un ancien guébiste ? " "

 

Mon homme idéal ? Khodorkovski ! "
(Mikhaïl de son prénom, l’ancien
roi du pétrole et ennemi affiché
de Poutine, qui croupit en Sibérie
pour fraude fiscale. Pas vraiment
un sex-symbol, mais un certain
charme de voyou grimé en damné
dostoïevskien.) Mais toutes
reconnaissent l’intelligence des
communicants de Poutine. " En un
sens, son image correspond bien aux
attentes des femmes, confrontées à
l’alcoolisme et à la violence de leurs
maris ", analyse Marina, une jeune
maman.

 

L’homme russe aurait subi, à la chute
de l’URSS, une forme de " castration
symbolique ", relève André Liebich,
professeur à l’Institut universitaire
des hautes études internationales de
Genève. " Combien de pères se sont
retrouvés incapables de soutenir
financièrement leur foyer ? C’était
le seul rôle qui leur était dévolu, et il
a été repris par les femmes qui, elles
se sont retroussées les manches
pour nourrir leurs enfants. L’image
masculine s’est fortement dégradée.
Poutine lui redonne du lustre. "

 

" Vova ", c’est vrai, ne boit
pas, ne fume pas et, après une
fougueuse incartade en 2008
avec la championne olympique
de gymnastique Alina Kabaeva,
s’affiche en époux dévoué et
bon père de famille, soucieux
de l’éducation de ses deux filles.
Interrogé à l’époque sur les
rumeurs d’un remariage avec la
belle gymnaste, il avait rapidement
clos le chapitre : " Il y a une vie
privée dans laquelle personne
ne peut s'ingérer. J'ai toujours eu
un sentiment négatif à l'égard de
ceux qui, avec leur nez rempli de
morve et leurs fantasmes érotiques,
s'ingèrent dans la vie des autres. "

 

Depuis, on le voit régulièrement
à l’église au bras de sa femme, et
ces morveux de journalistes de
Moskovskii Korrespondent, qui
avaient avaient évoqué l’hypothèse
Extraits choisis : Poutine, fin de party ?
d’un mariage entre la gymnaste et
le président, ont dû mettre la clef
sous la porte.

 

En a-t-il trop fait ? Au sommet
de son art, il s’est mis à pousser
la chansonnette en interprétant
Blueberry Hill devant un parterre
de people, en l'occurrence Sharon
Stone, Kevin Costner, Gérard
Depardieu, Vincent Cassel et Monica
Belluci, réunis à Saint-Pétersbourg
pour la lutte contre le cancer. Cassel
et Depardieu en rient encore !
"

 

On sent indéniablement une
lassitude. Il a épuisé toutes les
ficelles du genre, analyse le
politologue indépendant Dmitri
Orechkine. On l’a vu chasser la
baleine, palper des amphores,
exhiber son torse. Aujourd’hui, ça
laisse de plus en plus sceptique.
L’opinion, comme un sablier, se
renverse. Je ne vois pas ce que ses
communicants pourraient encore
inventer pour lui faire retrouver
sa popularité passée. " Entre 2010
et 2011, la cote de Poutine, qui
jusqu'alors flirtait insolemment
avec les 80%, a soudain dévissé de
20 points. Pire, on l’a même vu se
faire huer à l’issue d’un match de
lutte...

 

Ô rage ! ô désespoir ! Tant d’efforts
pour terminer grimé en Brejnev,
l’homme le moins sexy de la terre.
Sera-t-il à son tour déboulonné ?
Au moment où j’écris ces lignes,

 

il est bien trop tôt pour le prédire.
Mais les Russes s’autorisent enfin
à toucher le corps du roi, soudain
passible de toutes les pantalonnades
berlusconiennes. Sur la toile,
des petits malins ont exhumé un
photomontage, qui, en 2009, avait
valu à l’artiste Alexander Chednov
une aimable causerie avec les sbires
du FSB (les services secrets) pour
avoir osé travestir " l’homme fort. "
Longues boucles brunes, petit top à
bretelles et larges créoles, Poutine se
demande : " Un troisième mandat ?
Mmmh, je sais pas. C’est peut-être
trop. Pourtant Dieu sait que j’aime
les trucs à trois... "

 

Comment vivre comme une Moscovite à Paris ?
Cinq adresses parisiennes

 

• Tatiana Lebedev - 23, rue Houdon. Paris 18e - 01 42 01 25 93
Tatiana crée comme elle est, moderne et féminine. Coup de plume !

 

• Le Zakouski - 127, rue du Château. Paris 14e - 01 43 22 23 41
(le soir uniquement).
Bistrot pas plus grand qu’une isba. Fabienne et Nicolas Novikoff,
héritiers de la Russie blanche, défendent avec cœur leur culture,
authentique et conviviale.

 

• Le Kremlin - 6 rue André Antoine, Paris 18e - 06 09 81 93 59
Un bar à hôtesses reconverti en QG de la révolution permanente à la
déco 100% vintage Soviet. On y vient entre camarades savourer des
cocktails Raspout Gin, Gorbi ou Red Star.

 

• Gastronomie russe - 7 adresses à Paris - www.gastronomierusse.com
Pour se ravitailler en salaisons, caviar rouge, pain noir et autres
zakouski. Bel assortiment de vodkas.

 

• Eglise Saint-Séraphin-de-Sarov - 91 rue Lecourbe, Paris 15e
La plupart des Parisiens ignorent tout de cette minuscule église en bois
et de sa garde rapprochée de bouleaux argentés, nichés au bout d’un
dédale de courettes. Un endroit émouvant.

 

• Et aussi :
les concerts au Conservatoire Alexandre Scriabine (61, rue Boissière),
les escarpins sublimes d’Alena Filenkova (www.alenafilenkova.com),
les gommages précieux de Russie Blanche (6, rue de la Renaissance),
les dîner cabarets olé-olé au Village Russe du Quai d’Austerlitz et le très
joli cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois (8 rue Léo Lagrange).
Envie d’un week-end à Moscou ?

 

• Flacon Zavod - Bolchaïa Novodmitrovskaya 36 - Métro Dmitrovskaya
La dernière née des usines réhabilitées est une adresse de modeuses. Showrooms dans le
vent, galeries, marchés d’artisanat centre-asiatique, tournois de ping-pong. Pour une virée
entre copines.

 

• Café Pouchkine - Tverskoi boulevard 26 - +7 495 739 00 33 - Métro Tverskaya
Le meilleur de la tradition gastronomique russe dans un décor étonnant de boiseries
d’origine et de fausses moulures. Comme dans la chanson de Bécaud, on vient y boire un
chocolat chaud sous la verrière en regardant la neige tomber sur le boulevard.

 

• Mayak - Bolchaya Nikitskaya 19 - +7-495-291-7 449 - Métro Pouchkinskaya ou Arbatskaya
Les vendredis du Mayak ? Une institution ! Après un concert au Conservatoire tout proche,
on va s’encanailler à grandes rasades de vodka avec la bohème locale.

 

• Gipsy - Bolotnaya naberejnaya 3/4, bâtiment 2 (à Krasnyi Oktiabr) - Métro Kropotkinskaya
Après une folle partie de clubbing, on joue les prolongations sur les toits de l’ancienne
usine de chocolats, bien au chaud sous la yourte ! Gazon artificiel, déco kitsch à point et
cocktails à tomber.

 

• Bani na Presne - Stolyarnyi pereoulok 7 - +7 499 253-86-90 - Métro Oulista 1905
Bouleau-Détente-Sueur-Massage, le BDSM revu et corrigé par les Moscovites. Des bains sans
chichis où millionnaires et prolétaires se fouettent de concert. Résurrection garantie.

 

Cinq adresses Moscovite
Déjà parus:
Une vie de Pintade à Berlin (Calmann-Lévy)
Une vie de Pintade à Madrid (Calmann-Lévy)
Les Pintades passent à la casserole (Calmann-Lévy)
Une Vie de Pintade à Beyrouth (Calmann-Lévy et Livre de Poche)
Une Vie de Pintade à Paris (Calmann-Lévy et Livre de Poche)
Les Pintades à New York, Les Pintades à Londres, Les Pintades à Téhéran
(Éditions Jacob-Duvernet et Livre de Poche)

 

Pour en savoir plus sur les Pintades, visitez le site Internet
www.lespintades.com
www.facebook.com/les.pintades
www.twitter.com/lespintades

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