Mardi 22 décembre 2009
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Le regard de la commission de la carte :
l'âge d'or de la presse est fini

La loi qui fonde la profession
de journaliste remonte à 1935.
Elle institue la carte professionnelle, délivrée par une commission paritaire.
Constituée de membres élus, elle exerce un droit permanent de regard sur la profession. Elle dit qui est journaliste et qui ne l'est pas.
Les temps ont bien changé depuis que la carte est née.
Lors de la soirée Breizh Press du 35e anniversaire,
Catherine Lozac'h, élue régionale (SNJ), a brossé un panorama de la profession.
Aujourd'hui, la presse nationale compte 2 066 entreprises et 83 354 salariés,
dont 37 811 journalistes détenteurs de la carte de presse.
Dans ce paysage, la presse écrite représente 70 % des emplois.
Le secteur a toujours été en expansion.
De 60 % au cours des années 80.
De 20 % dans les années 90.
De 13,5% depuis le début de la décennie.
L'âge d'or, c'est fini !
« Les journalistes sont une population vieillissante (42 ans de moyenne d’âge) qui poursuit en revanche sa féminisation (40%) et aussi sa
précarisation.
Malgré Internet et les TV locales, le secteur est en baisse, en nombre d'emplois et d'entreprises. »
NDLR
Ce ne sont pas les femmes qui précarisent une profession, mais le secteur qui embauche les femmes (trop contentes de trouver un emploi , non discriminant, (quoique: elles ne sont pas aux postes
clefs, comme d'hab!)...... quand celui-ci ne rapporte plus et est donc "délaissé par les hommes (... ambitieux!) ...
*** (suite)
Lors de la création de la carte, la commission exigeait le smic pour délivrer la carte.
Aujourd'hui, c’est un demi-smic.
La Bretagne vient en tête des régions pour les journalistes cartés.
Elle compte 1 098 inscrits, soit 426 en Ille-et-Vilaine (39 %),
331 dans le Finistère (30 %),
184 dans le Morbihan (16 %)
et 166 dans les Côtes d'Armor (15 %).
Notre région a connu jusqu'en 2006 un boom soutenu par le passage aux 35 heures et la création des éditions du dimanche.
La Bretagne est une terre de l'écrit (88 % des journalistes).
Elle n'échappe pas à la montée de la précarité.
« En 2003, 62 % des entrants étaient en CDI. Ils sont 40 % aujourd'hui » remarque Catherine Lozac'h.
En euros constants, le salaire brut mensuel des journalistes a baissé.
Il s'établit à 3 417 € pour les hommes.
Le salaire moyen des entrants est de 1 600 €.
NDLR:
Et la liberté d'expression, dans tout ça ?