Partager l'article ! Rien de nouveau sous le soleil... de plomb! "On achève bien les vieux " ...: Roselyne Bachelot vit-elle dans « le monde ...
Roselyne Bachelot
vit-elle dans « le monde des Bisounours » ?
La ministre de la santé et des sports ...
rubrique médicale du site www.JIM.fr.
Paris, le mardi 13 juillet 2010
– Dès le jour de la présentation du plan canicule et de l’organisation de la permanence des soins cet été, le 1er juillet dernier, les chiffres avancés par Roselyne Bachelot avaient été vivement contestés.
Le ministre de la Santé affirme que 95 % des lits seront ouverts au mois de juillet et 90 % en août.
Immédiatement, ces données ont été mises en doute par les organisations d’urgentistes, l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF) en tête.
Ce 12 juillet, le syndicat est remonté au créneau pour dénoncer « le monde des Bisounours décrit par Roselyne Bachelot », selon l’expression sans nuance de Patrick Pelloux, président de l’AMUHF.
L’organisation a en effet une vision très différente de celle du ministre sur la situation qui prévaut et prévaudra cet été dans les établissements hospitaliers en France.
Pour le syndicat de Patrick Pelloux, juillet et août verront en réalité « entre 20 et 30 % de fermetures » de lits.
Les chiffres du ministère masqueraient la réalité en ne prenant pas en compte les lits fermés « pour travaux, pour des infections nosocomiales ou par manque de personnel ».
Entre 10 et 15 % des places seraient ainsi continuellement condamnées faute de soignants suffisants selon l’AMUHF.
Un journal lyonnais propose la même analyse que le syndicat en indiquant que 20 % des lits des HCL (hospices civils de Lyon) seront fermés cet été, un taux supérieur aux prévisions du ministère de la Santé.
Par ailleurs, la presse régionale se fait l’écho ces derniers jours des situations souvent difficiles des petits hôpitaux durant les périodes estivales.
Au-delà de ces querelles de chiffres, les témoignages se multiplient également dans les maisons de retraite et les hôpitaux pour marquer combien les leçons de la canicule 2003 n’ont pas été partout tirées.
Offrir aux personnes vulnérables un accès plus facile à des salles fraîches, qui semblait la première des recommandations à appliquer, reste un objectif complexe dans de nombreux cas.
Ainsi, après le cri d’alarme la semaine dernière d’une pensionnaire nonagénaire d’une maison de retraite grenobloise ne disposant que d’outils rudimentaires pour lutter contre les fortes chaleurs, le quotidien Libération publie un reportage édifiant sur les conditions d’hospitalisation à l’hôpital Saint Antoine où exerce le docteur Patrick Pelloux.
Là, selon les journalistes du quotidien, la climatisation reste inexistante et pour se procurer des ventilateurs, les infirmières doivent puiser dans des budgets annexes, initialement réservés au financement de programmes de recherche.
Aurélie Haroche